lundi 9 août 2010

Opération boudin noir

Cette fois, c'est décidé: j'arrrête de me lamenter, de soupirer, et j'attaque le problème à bras-le-corps. Oui, c'est bien de corps qu'il s'agit et des quatre foutus kilos qui s'accrochent au mien.


Quatre? Oui, quatre, et arrêtez de lever les yeux au ciel, c'est du sérieux. Ces quatre kilos m'empêchent d'évoluer avec grâce dans la superbe robe Karen Millen achetée comme un investissement aux soldes de janvier "parce que je trouverai certainement une occasion pour la mettre (du moins j'espère...)". Cette occasion, mon amie Flo me l'a offerte sur un plateau quelques semaines plus tard, en nous annonçant son mariage pour début octobre. Octobre, c'est parfait pour porter une robe d'hiver à courtes manches!

Oui mais voilà, il est loin, le temps où je pavoisais en pensant avoir repris mon poids en main... depuis des mois, semaines après semaines, je fais l'autruche. Oups, je n'arrive plus à rentrer dans ce jean's trop large il y a un an? Pas grave, je l'écarte de la sélection! Ma chemise me boudine? Bonjour les tuniques larges!

Cette technique a du bon, certes, sauf que dans ma penderie, la petite robe-sexy-en-diable, elle, n'a pas pris de kilos. Elle n'est pas extensible à l'infini, elle, et sa ceinture en cuir noir me nargue: "eh! toi! t'es sure que tu arriveras encore à me porter?"

Un jour, j'ai relevé le défi et je... gnîîîî... l'ai.... mmmpppffff... mise *arrêtons de respirer*


Tous en choeur: "OooOoOOoooooh le beau boudin noir!!"


Moui, l'essai ne fut donc pas très concluant. Ok je pouvais remonter la fermeture éclair mais il m'était alors impossible de bouger. M'asseoir? N'y pensez même pas! Danser sur YMCA? Encore moins. Or, pour aller à l'église et puis à une fête de mariage, pouvoir s'asseoir et danser sur YMCA, c'est quand même un minimum, non? (non, on ne va pas chanter YMCA à l'église!!) Et je ne vous parle même pas de porter des sous-vêtements: je suis sure qu'on pourrait lire la marque tellement la robe est moulante.

Donc, pour pouvoir rentabiliser mon achat (et accessoirement porter cette robe (qui me rend) absolument renversante), il fallait absolument s'attaquer au problème.

Depuis une semaine, j'ai donc renoué avec le stepper (vivent les fesses d'acier!), le yaourt 0% aux fruits frais, le comptage approximatif des points et la réunion M&M's (Meight Matchers (c), souvenez-vous). Il me reste deux mois pour perdre ces satanés kilos et je vous prends à témoin. Je connais le pouvoir du blog: autrefois, il m'a permis de vaincre ma timidité pour entrer dans une salle de sport.


Alors voilà, je vous promets que le 3 octobre, je publierai une photo de moi dans cette robe... boudin ou pas. Mais plutôt pas.

samedi 7 août 2010

Cinquante et des poussières

Ah! Quel plaisir! Franchement, les amis, je prends de plus en plus mon pied à venir par ici (vous) parler de tout et de rien. Hier, j'ai publié mon cinquantième billet, le temps file quand on s'amuse!

Bon évidemment, tout n'a pas été un long fleuve tranquille, ce serait trop facile: ya eu des longs silences, quelques doutes, mais au final, je suis quand même très très contente d'avoir recréé un blog et de me replonger dans la blogosphère.

Facebook et un certain manque d'inspiration avaient eu raison de mon ancien chez-moi. J'avais fini par m'essouffler, à force de publier en instantané mes pensées, jeux de mots et autres humeurs sur Facebook. Twitter n'a pas arrangé les bidons.

Mais aujourd'hui, je découvre l'interaction entre tous ces moyens de communiquer. Je découvre le plaisir de partager une humeur sur mon blog, de la répercuter sur Facebook, Twitter et Hellocoton et de voir naître les réactions ou discussion sur l'un ou l'autre. Ca m'apprend beaucoup, j'aime cette impression de progresser dans la maîtrise de ces outils de partage et de communication, même s'il me reste encore beaaaaaauuuuuucoup à apprendre.

J'avais également arrêté mon ancien blog parce que je ne savais pas trop qui le lisait, je ne savais pas vraiment à qui je m'adressais. Aujourd'hui, j'en ai déjà une idée plus précise. Ainsi, je salue notamment ma maman, ma tante, mes soeurs, les copines-que-je-connais-depuis-toute-petite. Peut-être même qu'un ou une collègue a déjà atterri ici. Ca ne m'effraie plus, puisque je suis fière de (la plupart de) ce que j'écris. Bon ok, j'ai pas affiché l'url de So Fille! sur la porte d'entrée du bureau mais celui qui googlerait ("oh tiens! qu'est-ce qu'il y a sur toi sur le net?") trouverait à coup sûr.

Alors bien sûr, parfois, ça donne des situations un peu bizarres. L'impression de conversations jamais commencées mais qui continuent, vous voyez? "Quand on était à Paris, j'ai acheté une jolie veste..." "ah oui! Ta veste chabadabada!!" "Euh... oui, celle-là même, hum bon ben tu connais la fin de l'histoire, alors..." *grand blanc* Ou "Dis?? C'est quoi cette histoire d'Italien? M. Léludetoncoeur s'est fait contrôler par un policier?? Non parce qu'on se demandait avec Grand Loup..."*

Mais j'arrête de gloser sur mon nombril web, vous conseille d'aller aussi faire un tour sur les blogs de mes copines Hellocoton (vous pouvez les voir dans la petite fenêtre ad hoc sur le côté droit) et dans la liste des blogs que j'aime. Mais n'oubliez pas de revenir me voir de temps en temps, hein! Même toi qui me lis à Chicoutimi (Canada), à Shibuya (Japon), à Brisbane (coucou Cécile!) ou à Souvret (Belgique).

Je nous souhaite en tout cas encore beaucoup de bons moments ensemble!



*Oui, mes billets alimentent aussi parfois les conversations (et ça fait un choc :-D).

vendredi 6 août 2010

Un démineur ou je fais un malheur!

Je suis une joueuse obsessionnelle compulsive. (tous en choeur: "bonjouuuur la joueuse obsessionnelle compulsive!")

Je peux m'esquinter les yeux (et les doigts) pendant des heures sur des jeux débiles. Genre Bubbles.

Vous connaissez Bubbles? Ouiiiiii, ce jeu où vous devez détruire un maximum de bulles de couleur en essayant de ne pas vous laisser envahir. Il en existe plusieurs variantes (couleurs différentes, toussa), mais le principe reste toujours le même: péter le score en même temps que les bulles. Ce jeu, j'y ai passé des heures et des heures, pendant des semaines. Il provoque une sorte de phénomène très étrange combinant répulsion et fascination. Je me dis bien qu'il faudrait que j'arrête "naaaaaan, mais c'est vrai, quoi, quatre heures de Bubbles alors que la maison est un taudis, c'est peut-être un peu déconner, non?" mais je n'y arrive pas "allez, après cette partie-ci, j'éteins mon PC!" (c'est celaaaaaaaaaaa, oui!). Quatorze parties plus tard, c'est un M. Léludemoncoeur au bord de l'inanition qui rampe jusqu'au fauteuil où je suis bien calée pour me supplier de laisser mon jeu et de le nourrir. (Je soupire bruyamment, et j'me lève...).

Je ne remercie pas le type de la gare centrale qui jouait à ça sur son PC entre deux trains en gare. C'est lui qui a piqué ma curiosité (tiens, un jeu avec des bulles, ça a l'air sympa!) et a encouragé mon addiction passagère. C'est sans doute pour éviter une plainte pour mise en danger d'autrui que maintenant, la vue sur ce PC précis a été occultée... Plus moyen de voir à quoi les chefs de gare occupent leur temps, dommage! :-)

Evidemment, je n'ai pas pu garder cette découverte pour moi et bientôt, les batailles de Bubbles ont fait rage au boulot. Je ne compte plus les cris de frustration "rhaaaaaaa! mais non, c'est pas vrai!!! j'avais déjà réussi à éliminer une couleur!!" et autres "mais ya pas moyen de gagner, à ce jeu!!!!". Moi, forte de mes (trop) loooooongues heures de jeu, je SAVAIS évidemment qu'il était possible de gagner. Puisque j'y suis arrivée plein de fois (ceci est un petit vent(ardise) ).

Mais, sic transit gloria mundi, peu à peu je me suis lassée. Je n'ai plus joué que trois fois par jour, puis trois fois par semaine. Et puis j'ai oublié Bubbles. Je l'ai sans doute remplacé par autre chose, lecture de blogs, écriture de blog, papote en vrai, cuisine peut-être...

Je sais cependant que je suis faillible, et faible, et que la rechute me guette à chaque page internet.



C'est beaucoup, 80 parties de solitaire en une semaine?

jeudi 5 août 2010

Réflexion ferroviaire

Le train c'est bien, ça force encourage la mixité sociale.

Ya des vieux, ya des jeunes. Ya des gros, ya des maigres. Yen a qui puent (oui ça arrive -trop souvent hélas!), yen a qui sourient. Ya des gens avec un chien, ya des gens avec des enfants, et ya des gens qui partagent leur musique sur des mp3 à fond la caisse.





Dommage que ceux-là aient TOUJOURS des goûts de chiotte.

Etre mère ou ne pas l'être, là est le problème

La vie est parfois (?) étrange. L'autre jour, j'ai assisté à une confrontation qui ne disait pas son nom, entre une mère de deux enfants accablée de ne pas pouvoir agrandir encore la famille et une adoptante pour cause d'impossibilité de faire un enfant par elle-même.

La scène, déjà touchante ou interpellante, a encore reçu un écho plus particulier ce jour-là. Je sortais en effet d'un entretien au boulot destiné à cerner mon profil, mes attentes par rapport au boulot et ma perception de l'entreprise. J'avais indiqué ne pas envisager pour l'instant la possibilité même d'avoir des enfants. Dire que je me suis repassé l'entretien dans ma tête une ou deux fois serait loin de la vérité: deux jours après, je continue à y réfléchir intensivement, à me poser des questions sur les réponses que j'ai données. J'y reviendrai sans doute, mais fermons pour le moment cette parenthèse.

Je me suis donc retrouvée face à la souffrance d'une mère de famille-pas-encore-qualifiée-de-nombreuse qui, pour des raisons médicales, voit son rêve d'agrandir encore la famille pour en faire une tribu s'évaporer. Et elle souffre de l'indifférence de son entourage: après tout, deux enfants, c'est mieux que rien, non?

C'est d'ailleurs ce que lui a asséné l'autre femme, celle qui a dû faire son deuil d'un enfant à elle et s'est tournée vers l'adoption. "Attends! De quoi tu te plains?? Tu as deux enfants!", l'a-t-elle morigénée. Sous-entendu: moi, avec deux enfants à moi, je ne me plaindrais pas. Cette scène de deux souffrances différentes et communes m'a paru d'une violence inouïe.

Je respecte (j'admire?) ces femmes qui savent très tôt que ce qu'elles veulent, c'est être mère. Mère avant tout, l'épanouissement par les enfants avant celui par le travail. Ma mère en fait partie. Elle a eu cinq filles (cinq filles?? oui, cinq filles :-) ) et ce n'était pas "encore un essai pour faire un petit gars". Non, c'était juste la volonté d'avoir beaucoup d'enfants. Dans ma famille élargie, plusieurs cousins ont fait le choix aussi d'avoir une famille nombreuse (quatre enfants, ça commence à compter, non? ;-) ), parfois malgré les difficultés physiques des grossesses.

En les respectadmirant, je crois que je suis dans la "norme". Ces mères de familles nombreuses forcent l'admiration et une forme d'effroi ("je me demande comment elles font, moi, en tout cas, je pourrais pas..."). Mais ce sont les "sans" qui dérangent, les "childless" (pas voulu) ou les childfree (total assumé). C'est pas pour rien que la première question, aux fêtes de famille, fuse souvent "et vous? vous vous y mettez quand?". Au risque de blesser celles qui voudraient tellement s'y mettre mais n'y arrivent pas.

Moi, j'ai décidé que la question ne se posait pas (enfin, vous pouvez me la poser, mais la réponse est "en tout cas pas maintenant") parce que je n'ai pas envie d'être tiraillée entre mes enfants et mon boulot. Ne le nions pas, les femmes qui arrivent à laisser leur marmaille derrière elles sans culpabiliser pour aller travailler sont quand même plutôt rares. Quand ce n'est pas leur entourage professionnel ou familial qui se charge de leur rappeler à quel point elles feraient mieux de se dévouer à leur famille.

Je choisis de ne pas devoir choisir entre les deux, de ne pas devoir me partager, de ne pas faire de concessions.

Mais vous verrez, la question reviendra vite. Ne fut-ce que pour savoir si acheter une baraque avec plein de chambres a du sens si ya personne pour les remplir...


(je vous conseille évidemment la lecture d'Elisabeth Badinter et ses "l'Amour en plus" et "Le Conflit - la femme et la mère")

mercredi 4 août 2010

Italien, pas Belge

Je vis avec un "sale Italien". Un qui fume, qui mange des pizza, qui donc un jour nous coûtera cher en moutouelle. Un qui parle italien et surtout en famille, un qui a le sang chaud et s'énerve. Un qui parfois arrive trop tard pour remettre des sous dans le parcmètre. Un qui passe ses vacances en Sicile, dans la famille. Un qui a une carte de résident et une carte d'identité oùsqu'on peut lire qu'il a les yeux bruns et les cheveux de la même couleur. Un qui parfois se gare mal mais-juste-cinq-minutes-pour-aller-chercher-des-cigarettes (on y revient toujours...).




Je vis avec un Italien qui parle mieux français que toi, toi, toi, toi et moi réunis, qui ne crache pas sur (dans?) une Leffe et un sachot d'frites, qui est né en Belgique, un qui paie ses impôts (enregistrés sur une déclaration papier...), un qui trouve qu'une fois tous les deux ans, les vacances en Sicile dans la famille, c'est une moyenne suffisante, un qui n'est pas cul-béni, un qui n'a pas le coeur qui bat au rythme du Calcio, un qui n'affiche pas un drapeau italien à tout bout de champ, un qui écrit tous les jours dans le journal, un qui est éduqué, en Belgique. Un qui garde son calme en entendant quelqu'un lui soutenir que oui, même un feu rouge brûlé devrait remettre en question l'accès à la nationalité belge.


Un qui devra donc dorénavant lever le pied en arrivant à un feu vert -sait-on jamais qu'il passe au rouge subitement- de peur qu'on lui refuse la nationalité qu'on lui permet d'ajouter à la sienne depuis deux mois.

Il Signore Lelettodimiocuore.

dimanche 1 août 2010

B comme cuisine

Hier, en réfléchissant à ce que je pourrais partager ici aujourd'hui avec vous, je me faisais des plans à 4 billets blog d'affilée (d'enfilée? :D ). 21h07 ce dimanche, me voilà avec mon petit billet rachitique et tardif et il faut bien admettre que l'ambition s'est légèrement dégonflée. Ben tiens.

J'avais donc envie de vous parler cuisine, un petit peu, avec un B comme dans Bébé (doigts de) et Banane (soupe à la). Oui parce que j'aime bien cuisiner, par phases, quand j'ai envie de réunir des amis autour de la table. Hier soir fait partie de ces soirs où je me bouge les fesses pour une fiesta "apéro/entrée/plat/dessert". Je ne vous endormirai pas avec tout le menu par le détail, je vais plutôt faire un focus sur une des composantes de l'apéro et l'entrée.

Doigts de bébés, donc. Et même "doigts de bébés coupés". Avant que vous vous enfuyiez en courant, laissez-moi vous expliquer: il s'agit ni plus ni moins que de petites saucisses zwan enrobées de pâte feuilletée et passées au four. Et je les appelle comme ça à cause de la scène entre Colin-le-gaffeur et Nancy-la-traiteur dans Love Actually.

Comment les réaliser? dérouler un fond de pâte feuilletée. La découper (avec un découpeur à pizza, c'est facile, sinon avec un couteau) en languettes d'une largeur équivalente à la longueur des saucisses télé Zwan. Découper chaque languette en deux, trois ou quatre morceaux suivant la longueur de la languette. Rouler une petite saucisse dans chaque morceau de pâte feuilletée. Badigeonner les petits montages pâte/saucisses de quelques gouttes de lait. Enfourner pour une dizaine de minutes dans un four à 180°. Sortir quand les "doigts" sont dorés et servir.

Vous verrez, ils partiront comme des petits pains(-saucisses) dès qu'ils auront assez refroidi pour pas qu'on se brûle.

Deuxième botte-plus-si-secrète-qui-fait-un-effet-boeuf, la soupe à la banane. Avant que vous vous enfuyiez en courant, sachez que c'est très bon (si si!) et qu'il n'y a pas que des bananes (eh non!). Je tiens cette recette de mon amie Anne-Françoise et les ceusses à qui je l'ai resservie continuent eux aussi à me parler.

Comment la réaliser? Très simple!

1 litre d'eau
1 cube Liebig (aux légumes, par exemple)
1 boîte de tomates pelées (400grammes)
2 bananes (normales, ni vertes ni trop mûres)
 
Vous laissez cuire le tout 15 min environ
Vous mixez
Vous ajoutez du sel, du poivre et 1 cuiller à café de curry (ou plus si vous aimez corsé).



Ce qui est génial, c'est que ça vous fournit aussi la première partie de votre animation pour votre Dîner presque parfait, en faisant deviner votre ingrédient secret à vos invités.

A moins d'avoir un M. Léludemoncoeur qui lance à la cantonnade: "et alors? Elle est prête ta soupe à la banane?