Ca y est, j'ai craqué. Oh! Il n'a pas fallu me pousser beaucoup... J'avais depuis quelques mois appris et accepté que ce serait la tendance phare de l'hiver, mais attention! par petites touches élégantes, pour pas virer dans le trash vulgos. J'étais acquise à l'idée que quand je trouverais LA jolie pièce pour pas trop cher, je deviendrais moi aussi... une porteuse d'imprimé léopard.
"Moutonne!", qu'il m'a dit le M. Léludemoncoeur. T'as déjà vu un mouton avec une écharpe imprimée léopard, toi? Alors qu'une (fille à la démarche) féline avec une écharpe en (laine de) mouton, ça s'est déjà vu, et souvent même! Et toc!
Tout ça pour dire que l'autre fois, quand M. Léludemoncoeur m'a proposé une virée (évidemment immédiatement acceptée) aux Grands Prés, j'ai fouiné dans les imprimés léopard. Echarpes, petits T-Shirts, jupes, c'est fou la variété de "léopard touch" qu'on peut trouver. Dans toutes les gammes de prix, of course. Moi, je voulais un foulard, le genre de truc visible et discret à la fois, pas trop fade mais dans mes couleurs, pas trop cher mais pas cheap.
J'ai trouvé. Oui, c'était pas évident, avec tous mes critères, mais j'ai trouvé. Un foulard tout doux, dans des tons très "fauve", et pour 15 euros. Je suis sortie en sautillant du magasin, vous imaginez bien. Surtout que j'avais aussi trouvé, pour 15 euros chacune, une paire d'escarpins vernis (qui dureront le temps qu'ils devront durer) et une ceinture avec boucle "papillon". Repue de shopping, j'étais.
Depuis, j'ai eu le temps de me faire "clocher" le pied gauche par les escarpins, et je ne quitte plus mon fouléopard. La ceinture attend quant à elle patiemment son heure (bientôt, bientôt?) dans son tiroir.
Je suis un mouton de la mode, certes, mais un mouton avec une léopard touch, et ça, mine de rien, ça ne court pas (vite) les rues!
lundi 8 novembre 2010
dimanche 7 novembre 2010
Le tam-tam à deux faces
Ce que je sais, c'est que je ne sais rien.
Ô lecteur attentif, quelle est cette lueur d'inquiétude qui voile ton regard? Non, la philosophie ne m'est pas tombée dessus parce que c'est dimanche et l'ennui d'un après-midi dominical ne me poussera pas à aller voir si l'ortie, qui ce matin était sortie...
Non. C'est une révélation qui m'a frappée en pleine figure aussi sûrement qu'une planche d'armoire: plus j'avance, plus je me rends compte que je ne sais pas grand chose. En trucs de la vraivie, je veux dire. Quelles sont les démarches pour se faire rembourser à la mutuelle, comment on fait une offre pour une maison, comment se calcule le précompte immobilier et ce genre de joyeusetés.
Je ne blâme pas mes parents. Après tout, je ne sais pas si ce serait normal de convoquer ses enfants un soir autour de la table familiale en disant: "So Fille, tu es presque une adulte: il y a des choses qu'il faut savoir quand on a huit ans. Saint-Nicolas n'existe pas et puis pour les papiers de la mutuelle, faut pas traîner pour les renvoyer, tu vois?" Papa, Maman, je vous remercie de m'avoir laissé découvrir par moi-même que Saint-Nicolas n'apportait pas en personne les cadeaux aux petits zenfants sages. Vous avez préservé mon enfance.
Mais maintenant, à l'âge considéré comme adulte, me voilà avec des questions essentielles zé de la plus haute importance:Et Père Noël, alors, il existe pas non plus? Comment s'qu'on fait pour acheter une maison? n'en est qu'une parmi d'autres...
Dans ces cas-là, radio Tam-Tam fonctionne à plein. Et vas-y que je te commence un chat sur gmail pour obtenir l'avis de l'une, et hop que je fonce sur Facebook pour que l'autre me conseille... C'est pratique, d'avoir des copines qui sont passées par les mêmes trucs avant. Je pose plein de questions de toutes sortes, pour tenter de maîtriser le sujet (les filles, je profite de l'occasion pour m'excuser platement pour les fois où je vous saoule...), d'en comprendre les enjeux, les pièges et les facilités.
M. Léludemoncoeur, ça le fait grimper au plafond de me voir en conversations perpétuelles avec les copines sur tels ou tels sujets sans que rien de véritablement concret n'aboutisse. "Mais tu te projettes dans des choses qui n'existent même pas!", qu'il me lance, exaspéré. Mais pour qu'elles commencent à exister, faut y penser, faut y réfléchir! Moi, ces conversations me permettent de soupeser un sujet, d'avoir l'impression d'y être préparée quand il faut se lancer. Et puis ça me rassure.
Enfin, pas toujours, en fait, parce qu'il y a aussi les "quoi? mais si vous faites pas une offre rapidement, la maison risque de vous filer sous le nez!" et autres "mais comment t'as la patience d'attendre? Moi, je pourrais pas..." Moi non plus, je ne peux pas, mais je m'applique à ne pas m'emballer trop vite, j'essaie de ralentir un peu le rythme (d'abord de mes battements cardiaques).
Là, par exemple, j'ai furieusement envie de téléphoner ou d'envoyer un message à la fille de l'agence, pour lui demander en urgence des nouvelles de notre offre. Alors que vendredi, j'étais partie pour attendre jusqu'à demain pour aller aux nouvelles, partant du principe que s'il y avait une enchère, si la réponse du propriétaire était non, l'agence nous aurait appelés pour nous le dire... Evidemment, ça n'empêche pas les poussées de stress, les interrogations, mais inch'allah! J'attends mais M. Léludemoncoeur devra vraisemblablement appeler dès qu'ils ouvrent la porte de l'agence à 9h00 demain matin, je le veux!
D'ici là, je reste zen, calme et je prends mon mal en patience. Après tout, il ne reste plus que 22h et 17 minutes à attendre...
Ô lecteur attentif, quelle est cette lueur d'inquiétude qui voile ton regard? Non, la philosophie ne m'est pas tombée dessus parce que c'est dimanche et l'ennui d'un après-midi dominical ne me poussera pas à aller voir si l'ortie, qui ce matin était sortie...
Non. C'est une révélation qui m'a frappée en pleine figure aussi sûrement qu'une planche d'armoire: plus j'avance, plus je me rends compte que je ne sais pas grand chose. En trucs de la vraivie, je veux dire. Quelles sont les démarches pour se faire rembourser à la mutuelle, comment on fait une offre pour une maison, comment se calcule le précompte immobilier et ce genre de joyeusetés.
Je ne blâme pas mes parents. Après tout, je ne sais pas si ce serait normal de convoquer ses enfants un soir autour de la table familiale en disant: "So Fille, tu es presque une adulte: il y a des choses qu'il faut savoir quand on a huit ans. Saint-Nicolas n'existe pas et puis pour les papiers de la mutuelle, faut pas traîner pour les renvoyer, tu vois?" Papa, Maman, je vous remercie de m'avoir laissé découvrir par moi-même que Saint-Nicolas n'apportait pas en personne les cadeaux aux petits zenfants sages. Vous avez préservé mon enfance.
Mais maintenant, à l'âge considéré comme adulte, me voilà avec des questions essentielles zé de la plus haute importance:
Dans ces cas-là, radio Tam-Tam fonctionne à plein. Et vas-y que je te commence un chat sur gmail pour obtenir l'avis de l'une, et hop que je fonce sur Facebook pour que l'autre me conseille... C'est pratique, d'avoir des copines qui sont passées par les mêmes trucs avant. Je pose plein de questions de toutes sortes, pour tenter de maîtriser le sujet (les filles, je profite de l'occasion pour m'excuser platement pour les fois où je vous saoule...), d'en comprendre les enjeux, les pièges et les facilités.
M. Léludemoncoeur, ça le fait grimper au plafond de me voir en conversations perpétuelles avec les copines sur tels ou tels sujets sans que rien de véritablement concret n'aboutisse. "Mais tu te projettes dans des choses qui n'existent même pas!", qu'il me lance, exaspéré. Mais pour qu'elles commencent à exister, faut y penser, faut y réfléchir! Moi, ces conversations me permettent de soupeser un sujet, d'avoir l'impression d'y être préparée quand il faut se lancer. Et puis ça me rassure.
Enfin, pas toujours, en fait, parce qu'il y a aussi les "quoi? mais si vous faites pas une offre rapidement, la maison risque de vous filer sous le nez!" et autres "mais comment t'as la patience d'attendre? Moi, je pourrais pas..." Moi non plus, je ne peux pas, mais je m'applique à ne pas m'emballer trop vite, j'essaie de ralentir un peu le rythme (d'abord de mes battements cardiaques).
Là, par exemple, j'ai furieusement envie de téléphoner ou d'envoyer un message à la fille de l'agence, pour lui demander en urgence des nouvelles de notre offre. Alors que vendredi, j'étais partie pour attendre jusqu'à demain pour aller aux nouvelles, partant du principe que s'il y avait une enchère, si la réponse du propriétaire était non, l'agence nous aurait appelés pour nous le dire... Evidemment, ça n'empêche pas les poussées de stress, les interrogations, mais inch'allah! J'attends mais M. Léludemoncoeur devra vraisemblablement appeler dès qu'ils ouvrent la porte de l'agence à 9h00 demain matin, je le veux!
D'ici là, je reste zen, calme et je prends mon mal en patience. Après tout, il ne reste plus que 22h et 17 minutes à attendre...
samedi 6 novembre 2010
Grazie di cuore a la mamma
Chère Maman Léludemoncoeur,
Il faut que je vous dise MERCI. Oh! Je sais que vous n'aimez pas les remerciements, même si vous nous accueillez chez vous sans protester (ahah la bonne blague) pendant quelques mois et qu'on a fait augmenter la consommation d'eau, d'électricité, de chauffage et de chips de 400% en deux semaines. Vous trouvez ça normal, ça vous fait plaisir. Mais ce n'est pas pour ça que je prends la plume aujourd'hui. Non, je voulais vous remercier d'avoir fait un fils normal.
Ok, il considère qu'un repas sans viande et sans frites (ou sans pâtes, ça marche aussi) n'est pas vraiment un repas. OK, il nous fait parfois des crises de mauvaise foi. OK, il est resté chez vous jusqu'à 32 ans et puis est revenu trois ans plus tard (c'est maintenant). Mais ça ne semble pas lui avoir laissé trop de séquelles. Il se contente de vous appeler dans son sommeil et de manger des pizza trois fois par semaine, par nostalgie. Normal, quoi.
Déjà, à la base, vous avez évité l'écueil du prénom italien trop connoté. Genre Salvatore. Ou Giuseppe. Il ne fait pas d'UV pour garder un teint hâlé. Il ne met pas de chaussures "de louxe" ni de costumes à grosses rayures, qui devraient faire élégant mais qui font juste maquereau mafieux. Il ne remet pas sans cesse sa mèche en place. Il ne parle avec les mains que quand il s'anime. Votre fils, donc, est tout à fait normal. On pourrait presque le confondre avec un Belge ou un Français.
Et puis, il faut que je vous remercie de votre attitude envers moi. Jamais vous ne m'avez demandé de me montrer en sous-vêtements pour que vous puissiez soupeser (du regard) la marchandise. Ca, c'est très chic de votre part. Vous m'avez parfois fait des cadeaux incongrus (une petite culotte, par exemple), mais jamais vous ne m'avez proposé de me payer une augmentation mammaire ou une liposuccion pour coller mieux aux standards de beauté que doit forcément atteindre la femme de votre fils. Franchement, c'est tout à votre honneur. Je vous soupçonne tout de même d'avoir un problème à l'oeil, car je ne comprends pas comment, alors que j'ai le cheveu hirsute et le peignoir mal noué, vous pouvez vous exclamer que je n'ai rien à envier un mannequin (ou alors, donnez-moi d'urgence le numéro de votre chirurgien ophtalmo, je veux subir la même opération!).
Vous m'avez aussi acceptée dans votre maison, sans me reléguer dans une niche au jardin et je dois souligner votre sens de l'hospitalité, toute méditerranéenne sans doute. Le fait que j'ai étudié (à l'université OMG!) et même le fait que je travaille ne semblent pas vous incommoder. Vous êtes une progressiste, chapeau!
Il faut tout de même que je vous fasse une confidence: le ménage, c'est pas trop mon truc. Je laisse de la poussière dans certains coins et j'évite les bibelots partout, justement pour pas trop devoir les épousseter. Et puis, parfois je sors avec les copines. Sans votre fils. Et je bois de l'alcool, parfois. Je ne passe pas des heures dans la salle de bain à me pomponner. Je n'ai qu'une seule robe avec des paillettes.
Malgré tous ces défauts rédhibitoires, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur et que vous laisserez votre fils repartir avec moi dans quelques mois. Sinon, on trouvera bien une solution. Passer à Confessions Intimes pour avoir l'aide de la coach, par exemple.
Bien à vous,
So Fille
Il faut que je vous dise MERCI. Oh! Je sais que vous n'aimez pas les remerciements, même si vous nous accueillez chez vous sans protester (ahah la bonne blague) pendant quelques mois et qu'on a fait augmenter la consommation d'eau, d'électricité, de chauffage et de chips de 400% en deux semaines. Vous trouvez ça normal, ça vous fait plaisir. Mais ce n'est pas pour ça que je prends la plume aujourd'hui. Non, je voulais vous remercier d'avoir fait un fils normal.
Ok, il considère qu'un repas sans viande et sans frites (ou sans pâtes, ça marche aussi) n'est pas vraiment un repas. OK, il nous fait parfois des crises de mauvaise foi. OK, il est resté chez vous jusqu'à 32 ans et puis est revenu trois ans plus tard (c'est maintenant). Mais ça ne semble pas lui avoir laissé trop de séquelles. Il se contente de vous appeler dans son sommeil et de manger des pizza trois fois par semaine, par nostalgie. Normal, quoi.
Déjà, à la base, vous avez évité l'écueil du prénom italien trop connoté. Genre Salvatore. Ou Giuseppe. Il ne fait pas d'UV pour garder un teint hâlé. Il ne met pas de chaussures "de louxe" ni de costumes à grosses rayures, qui devraient faire élégant mais qui font juste maquereau mafieux. Il ne remet pas sans cesse sa mèche en place. Il ne parle avec les mains que quand il s'anime. Votre fils, donc, est tout à fait normal. On pourrait presque le confondre avec un Belge ou un Français.
Et puis, il faut que je vous remercie de votre attitude envers moi. Jamais vous ne m'avez demandé de me montrer en sous-vêtements pour que vous puissiez soupeser (du regard) la marchandise. Ca, c'est très chic de votre part. Vous m'avez parfois fait des cadeaux incongrus (une petite culotte, par exemple), mais jamais vous ne m'avez proposé de me payer une augmentation mammaire ou une liposuccion pour coller mieux aux standards de beauté que doit forcément atteindre la femme de votre fils. Franchement, c'est tout à votre honneur. Je vous soupçonne tout de même d'avoir un problème à l'oeil, car je ne comprends pas comment, alors que j'ai le cheveu hirsute et le peignoir mal noué, vous pouvez vous exclamer que je n'ai rien à envier un mannequin (ou alors, donnez-moi d'urgence le numéro de votre chirurgien ophtalmo, je veux subir la même opération!).
Vous m'avez aussi acceptée dans votre maison, sans me reléguer dans une niche au jardin et je dois souligner votre sens de l'hospitalité, toute méditerranéenne sans doute. Le fait que j'ai étudié (à l'université OMG!) et même le fait que je travaille ne semblent pas vous incommoder. Vous êtes une progressiste, chapeau!
Il faut tout de même que je vous fasse une confidence: le ménage, c'est pas trop mon truc. Je laisse de la poussière dans certains coins et j'évite les bibelots partout, justement pour pas trop devoir les épousseter. Et puis, parfois je sors avec les copines. Sans votre fils. Et je bois de l'alcool, parfois. Je ne passe pas des heures dans la salle de bain à me pomponner. Je n'ai qu'une seule robe avec des paillettes.
Malgré tous ces défauts rédhibitoires, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur et que vous laisserez votre fils repartir avec moi dans quelques mois. Sinon, on trouvera bien une solution. Passer à Confessions Intimes pour avoir l'aide de la coach, par exemple.
Bien à vous,
So Fille

Libellés :
3615 ma vie,
Ce pauvre M. Léludemoncoeur,
Ma télé bien aimée
Au nom du verre, du vice et du sain d'esprit
Je suis doublement baptisée et, ces derniers temps, c'est doublement difficile à assumer. Bon, d'abord, ya le baptême de-quand-j'étais-bébé, celui avec le prêtre et tout ça. Aujourd'hui, les prêtres, ça n'a pas trop la cote, surtout quand ça a les mains baladeuses.
Le deuxième baptême, c'est celui choisi sciemment à l'université et on peut dire qu'en cette période, les clichés se ramassent aussi facilement que des feuilles en dessous d'un marronnier... J'avais déjà voulu écrire un billet sur le sujet il y a quelques semaines, quand une bleuette de Louvain-La-Neuve a fait un coma éthylique pendant le Roi des Bleus et que, évidemment, les réactions se sont déchaînées pour dénoncer ces petits pervers qui en humilient d'autres trop heureux de se faire gueuler/pisser dessus. *soupir*
Et puis est venu ce "magnifique" reportage de M6 sur les bizutages, tellement interdits en France qu'ils sont venus voir en Belgique comment ça se passait. Le résultat? Un "reportage" orienté, ne donnant la parole qu'à des déçus du baptême ou à des comitards en pleine activité de bleusaille (et donc dans le registre du 14.000e degré, qui passe en général très mal à la télé).
Ce billet n'a certainement pas pour but de réconcilier les pro- et les anti-baptêmes, parce qu'il s'agit d'un dialogue de sourds. Même les "ni pour ni contre, bien au contraire" finissent par hérisser les "pro-baptêmes" (souvent des baptisés, en fait) en disant "moi j'suis pas contre, mais j'ai jamais ressenti le besoin de me faire humilier".
Qui, QUI, a déjà ressenti le besoin de se faire humilier, à part le client un peu particulier d'une maîtresse SM, hein? Tu crois qu'un jour, on se lève le matin en se disant "aujourd'hui, j'ai très envie d'aller me faire humilier?" Mmmmmmmh, non, je ne crois pas. Ou alors, faudrait imposer des tests psychologiques très serrés à l'entrée de l'unif (et des hautes écoles) pour virer aussi sec tous ces futurs flagellés revendiqués (et éviter qu'après, ils se retrouvent peut-être à des postes en vue dans la société, vu qu'il y a des cercles de droit, de Polytech, de médecine et de sciences, pour ne citer que ceux-là). Non, dans les baptisés, ya aussi des gens normaux (si si!), qui ne deviendront pas alcooliques, qui réussiront (parfois brillamment), qui connaissent leurs limites et sont sociables.
Oui mais oùsque tu veux en venir, alors? Pas très loin, je crois. J'avais juste envie de crier mon ras-le-bol sur les clichés qui continuent à faire les gorges chaudes des forums de discussion sur internet. J'avais aussi envie de dire ma fierté d'être baptisée, d'avoir tenté l'expérience "pour me faire ma propre idée". En fait, fierté n'est même pas le mot. Je suis juste contente. J'y ai mis le temps (après tout, j'ai fait mon baptême en troisième -et avant-dernière- année), mais j'ai basculé dans le camp "pro-baptême" après avoir longtemps dit, moi aussi, que je ne voyais pas l'intérêt d'aller se faire humilier pour tenter de s'intégrer.
Il n'y a plus besoin de baptême pour se faire des potes à l'unif, du moins pas dans l'unif où je suis allée. D'ailleurs, j'ai été révoltée en apprenant que les non-baptisés de médecine vétérinaire, à Liège, auraient des difficultés à obtenir des notes de cours et même des stages (!!!) parce qu'ils ont choisi de ne pas faire leur baptême. Mais faire son baptême est une bonne façon de découvrir son université d'une autre façon, d'en connaître l'histoire, de s'impliquer dans son fonctionnement.
Ca permet aussi, dans une certaine mesure, de se découvrir soi-même, de progresser, de réfléchir à ce qu'on est. Si je suis celle que je suis aujourd'hui, c'est -aussi- grâce à mon année de baptême et tout ce qui l'a entourée. J'en garde un très bon souvenir, malgré quelques moments de stress, de fatigue et quelques moments plus difficiles. Ma cérémonie de diplômes, deux ans plus tard, a pris un relief particulier, grâce à mon baptême.
Et quand Massoeur n°5 (appelons-là Chanel :D ) a annoncé il y a deux ans qu'elle se lançait dans la bleusaille, je l'ai applaudie. Et je suis allée verser une larmichette à sa soirée de baptême.
Aujourd'hui, cela fait sept ans tout pile que je suis baptisée. Je ne regrette aucun moment de ma bleusaille, je n'en regrette aucune des conséquences.
Ah! Si! Je regrette une chose: ne pas avoir tenté l'expérience plus tôt.
Le deuxième baptême, c'est celui choisi sciemment à l'université et on peut dire qu'en cette période, les clichés se ramassent aussi facilement que des feuilles en dessous d'un marronnier... J'avais déjà voulu écrire un billet sur le sujet il y a quelques semaines, quand une bleuette de Louvain-La-Neuve a fait un coma éthylique pendant le Roi des Bleus et que, évidemment, les réactions se sont déchaînées pour dénoncer ces petits pervers qui en humilient d'autres trop heureux de se faire gueuler/pisser dessus. *soupir*
Et puis est venu ce "magnifique" reportage de M6 sur les bizutages, tellement interdits en France qu'ils sont venus voir en Belgique comment ça se passait. Le résultat? Un "reportage" orienté, ne donnant la parole qu'à des déçus du baptême ou à des comitards en pleine activité de bleusaille (et donc dans le registre du 14.000e degré, qui passe en général très mal à la télé).
Ce billet n'a certainement pas pour but de réconcilier les pro- et les anti-baptêmes, parce qu'il s'agit d'un dialogue de sourds. Même les "ni pour ni contre, bien au contraire" finissent par hérisser les "pro-baptêmes" (souvent des baptisés, en fait) en disant "moi j'suis pas contre, mais j'ai jamais ressenti le besoin de me faire humilier".
Qui, QUI, a déjà ressenti le besoin de se faire humilier, à part le client un peu particulier d'une maîtresse SM, hein? Tu crois qu'un jour, on se lève le matin en se disant "aujourd'hui, j'ai très envie d'aller me faire humilier?" Mmmmmmmh, non, je ne crois pas. Ou alors, faudrait imposer des tests psychologiques très serrés à l'entrée de l'unif (et des hautes écoles) pour virer aussi sec tous ces futurs flagellés revendiqués (et éviter qu'après, ils se retrouvent peut-être à des postes en vue dans la société, vu qu'il y a des cercles de droit, de Polytech, de médecine et de sciences, pour ne citer que ceux-là). Non, dans les baptisés, ya aussi des gens normaux (si si!), qui ne deviendront pas alcooliques, qui réussiront (parfois brillamment), qui connaissent leurs limites et sont sociables.
Oui mais oùsque tu veux en venir, alors? Pas très loin, je crois. J'avais juste envie de crier mon ras-le-bol sur les clichés qui continuent à faire les gorges chaudes des forums de discussion sur internet. J'avais aussi envie de dire ma fierté d'être baptisée, d'avoir tenté l'expérience "pour me faire ma propre idée". En fait, fierté n'est même pas le mot. Je suis juste contente. J'y ai mis le temps (après tout, j'ai fait mon baptême en troisième -et avant-dernière- année), mais j'ai basculé dans le camp "pro-baptême" après avoir longtemps dit, moi aussi, que je ne voyais pas l'intérêt d'aller se faire humilier pour tenter de s'intégrer.
Il n'y a plus besoin de baptême pour se faire des potes à l'unif, du moins pas dans l'unif où je suis allée. D'ailleurs, j'ai été révoltée en apprenant que les non-baptisés de médecine vétérinaire, à Liège, auraient des difficultés à obtenir des notes de cours et même des stages (!!!) parce qu'ils ont choisi de ne pas faire leur baptême. Mais faire son baptême est une bonne façon de découvrir son université d'une autre façon, d'en connaître l'histoire, de s'impliquer dans son fonctionnement.
Ca permet aussi, dans une certaine mesure, de se découvrir soi-même, de progresser, de réfléchir à ce qu'on est. Si je suis celle que je suis aujourd'hui, c'est -aussi- grâce à mon année de baptême et tout ce qui l'a entourée. J'en garde un très bon souvenir, malgré quelques moments de stress, de fatigue et quelques moments plus difficiles. Ma cérémonie de diplômes, deux ans plus tard, a pris un relief particulier, grâce à mon baptême.
Et quand Massoeur n°5 (appelons-là Chanel :D ) a annoncé il y a deux ans qu'elle se lançait dans la bleusaille, je l'ai applaudie. Et je suis allée verser une larmichette à sa soirée de baptême.
Aujourd'hui, cela fait sept ans tout pile que je suis baptisée. Je ne regrette aucun moment de ma bleusaille, je n'en regrette aucune des conséquences.
Ah! Si! Je regrette une chose: ne pas avoir tenté l'expérience plus tôt.
vendredi 5 novembre 2010
La gueule de bois du lecteur
L'urgence de tenir, doublée de la crainte de finir trop vite. Savourer le feu d'artifice final et puis... expérimenter le manque, cette petite solitude, cette question: "et maintenant, que vais-je faire?"
Oui, terminer un livre, c'est un petit deuil à chaque fois. Une séparation à contre-coeur, surtout quand l'intrigue était prenante, quand l'auteur a réussi à nous prendre par les yeux, par la main, pour nous emmener avec lui au coeur de l'histoire, à côté de ses personnages. Pour moi, le meilleur remède dans ces cas-là, c'est de combattre le mal par le mal: enchaîner directement avec autre chose, un autre livre. Vous pensez qu'on a encore de quoi faire avec les onze kilos (oui, 11 kilos!) de bouquins ramenés de Paris fin juillet? Ahah, mes innocents lecteurs chéris!
Mais ils sont quasiment tous lus, et depuis longtemps! Ou alors ils sont stockés dans des caisses sur lesquelles je n'ai pas eu la patience de noter consciencieusement tous les titres de bouquins y-stockés.
Heureusement, M. Léludemoncoeur est un biblivore. Il fait cramer ma carte de crédit sur Amazon.fr pour dénicher ZE perle de littérature journalistique qu'il FAUT avoir pour en être (en être de quoi, je ne sais pas, mais en tout cas, on les a). Oh! Je ne me plains pas! Il m'a ainsi permis de découvrir (mieux vaut tard que jamais) l'excellent Alain Rémond, chroniqueur téléphage de son Oeil dans Télérama et, depuis, billetiste pour Marianne et La Croix.
Ce type est une source d'inspiration et d'admiration pour moi. Il prouve qu'on peut parler de micro-choses du quotidien, de sa propre vie, de manière intelligente, drôle et vive. Je vous conseille tout particulièrement "Le cintre était sur la banquette arrière", recueil de ses chroniques hebdomadaires dans Marianne. Ca parle de cintre (sans blague?), de banquette arrière (sans blague??), d'amitiés, de chapeau, d'oiseau, de Bretagne. C'est furieusement drôle, fin, bien pensé et écrit. Si un jour je pouvais m'approcher de son brio, je pourrais euh... je sais pas ce que je pourrais faire, mais je serais très heureuse :-)
Pour éviter la dépression post-lecture, je me suis plongée dans un polar suédois. Depuis la trilogie Millenium, l'envie me démangeait de découvrir d'autres auteurs suédois. Par contre, même si j'aime bien la collection Actes Noirs, je n'avais pas envie de dépenser à chaque fois moult et moult sous. L'autre jour, en ne cherchant pas vraiment, je suis tombée sans me faire mal sur "Je voudrais que cela ne finisse jamais", de Ake Edwardson, un... polar suédois dont le personnage principal est Erik Winter, un commissaire fumeur de cigarillos Corps Diplomatique.
Par prudence, je n'ai acheté que ce tome-là des aventures d'Erik Winter, me disant que j'aurais bien l'occasion, si ça me plaisait, de racheter les livres suivants une autre fois. Ah! Que j'ai regretté mon accès de raisonnabilité, une fois les 392 pages englouties!! Je me suis retrouvée un samedi midi, orpheline des personnages que je venais de quitter, me demandant jusqu'à l'obsession ce qui leur arrivait ensuite.
La Suède décrite par Ake (faut un rond sur le A, normalement, pour que ça se prononce Oke) est estivale, voire caniculaire, avec des nuits réduites à rien, des températures qui frisent la suffocation et qui donnent à l'ambiance globale du livre sa moiteur. On est pris dans un étau, une sorte de fatigue physique similaire à celle des personnages. C'est bien écrit, bien qu'un peu lent au début. Mais ça participe sans doute au climat de l'intrigue, ralentie par la chaleur.
Au bout de quelques heures d'orphelinat, mes yeux sont tombés sur "1984". "Tu ne l'as jamais lu? Oh! Tu devrais!", m'a lancé M. Léludemoncoeur. Sitôt conseillé sitôt fait: je me suis plongée dans l'univers gris de l'Oceania, de son parti Extérieur et de Big Brother. Evidemment, ça fait soixante ans que j'aurais dû lire ce livre. Ou dix ans, à tout le moins, quand "Big Brother", la télé-réalité, a fait son apparition en Flandre. Fainéantise? Manque d'intérêt? Jusqu'ici, je n'avais jamais fait le pas et c'était bien dommage.
J'ai terminé le bouquin ce matin. C'est désespérant. Flippant. D'autant plus, en fait, que certains passages ont bizarrement trouvé un écho au boulot cette semaine. La réécriture perpétuelle du passé, son effacement pour laisser la place à de nouveaux souvenirs, la mémoire des habitants d'Oceania qui se trouble et change au fur et à mesure de ce que leur dise les chefs, tout ça m'est revenu lors d'une conversation banale avec un collègue. Rien de grave, ni de manipulatoire, mais ça m'a interpellée quand même... Tout ça pour dire que si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le recommande vivement.
Pour éviter la gueule de bois de la lectrice en cours de sevrage, je viens de me jeter sur "Le Quai de Ouistreham", de Florence Aubenas (oui, je sais, quasi un an après tout le monde). Et j'enchaînerai sans doute avec son livre sur l'affaire d'Outreau. J'ai lu des critiques dithyrambiques sur "le Quai", et d'autres qui traitaient Aubenas de spectatrice parisienne chipotant dans le bourbier provincial en se pinçant le nez. J'ai hâte de me faire mon opinion... et éventuellement de vous la faire partager.
Ceci était l'épisode huit (si j'ai bien suivi) de la série de l'été. Quoi? On n'est plus en été? Bah non, mais tant qu'on a du soleil dans le coeur, hein...
Oui, terminer un livre, c'est un petit deuil à chaque fois. Une séparation à contre-coeur, surtout quand l'intrigue était prenante, quand l'auteur a réussi à nous prendre par les yeux, par la main, pour nous emmener avec lui au coeur de l'histoire, à côté de ses personnages. Pour moi, le meilleur remède dans ces cas-là, c'est de combattre le mal par le mal: enchaîner directement avec autre chose, un autre livre. Vous pensez qu'on a encore de quoi faire avec les onze kilos (oui, 11 kilos!) de bouquins ramenés de Paris fin juillet? Ahah, mes innocents lecteurs chéris!
Mais ils sont quasiment tous lus, et depuis longtemps! Ou alors ils sont stockés dans des caisses sur lesquelles je n'ai pas eu la patience de noter consciencieusement tous les titres de bouquins y-stockés.
Heureusement, M. Léludemoncoeur est un biblivore. Il fait cramer ma carte de crédit sur Amazon.fr pour dénicher ZE perle de littérature journalistique qu'il FAUT avoir pour en être (en être de quoi, je ne sais pas, mais en tout cas, on les a). Oh! Je ne me plains pas! Il m'a ainsi permis de découvrir (mieux vaut tard que jamais) l'excellent Alain Rémond, chroniqueur téléphage de son Oeil dans Télérama et, depuis, billetiste pour Marianne et La Croix.
Ce type est une source d'inspiration et d'admiration pour moi. Il prouve qu'on peut parler de micro-choses du quotidien, de sa propre vie, de manière intelligente, drôle et vive. Je vous conseille tout particulièrement "Le cintre était sur la banquette arrière", recueil de ses chroniques hebdomadaires dans Marianne. Ca parle de cintre (sans blague?), de banquette arrière (sans blague??), d'amitiés, de chapeau, d'oiseau, de Bretagne. C'est furieusement drôle, fin, bien pensé et écrit. Si un jour je pouvais m'approcher de son brio, je pourrais euh... je sais pas ce que je pourrais faire, mais je serais très heureuse :-)
Pour éviter la dépression post-lecture, je me suis plongée dans un polar suédois. Depuis la trilogie Millenium, l'envie me démangeait de découvrir d'autres auteurs suédois. Par contre, même si j'aime bien la collection Actes Noirs, je n'avais pas envie de dépenser à chaque fois moult et moult sous. L'autre jour, en ne cherchant pas vraiment, je suis tombée sans me faire mal sur "Je voudrais que cela ne finisse jamais", de Ake Edwardson, un... polar suédois dont le personnage principal est Erik Winter, un commissaire fumeur de cigarillos Corps Diplomatique.
Par prudence, je n'ai acheté que ce tome-là des aventures d'Erik Winter, me disant que j'aurais bien l'occasion, si ça me plaisait, de racheter les livres suivants une autre fois. Ah! Que j'ai regretté mon accès de raisonnabilité, une fois les 392 pages englouties!! Je me suis retrouvée un samedi midi, orpheline des personnages que je venais de quitter, me demandant jusqu'à l'obsession ce qui leur arrivait ensuite.
La Suède décrite par Ake (faut un rond sur le A, normalement, pour que ça se prononce Oke) est estivale, voire caniculaire, avec des nuits réduites à rien, des températures qui frisent la suffocation et qui donnent à l'ambiance globale du livre sa moiteur. On est pris dans un étau, une sorte de fatigue physique similaire à celle des personnages. C'est bien écrit, bien qu'un peu lent au début. Mais ça participe sans doute au climat de l'intrigue, ralentie par la chaleur.
Au bout de quelques heures d'orphelinat, mes yeux sont tombés sur "1984". "Tu ne l'as jamais lu? Oh! Tu devrais!", m'a lancé M. Léludemoncoeur. Sitôt conseillé sitôt fait: je me suis plongée dans l'univers gris de l'Oceania, de son parti Extérieur et de Big Brother. Evidemment, ça fait soixante ans que j'aurais dû lire ce livre. Ou dix ans, à tout le moins, quand "Big Brother", la télé-réalité, a fait son apparition en Flandre. Fainéantise? Manque d'intérêt? Jusqu'ici, je n'avais jamais fait le pas et c'était bien dommage.
J'ai terminé le bouquin ce matin. C'est désespérant. Flippant. D'autant plus, en fait, que certains passages ont bizarrement trouvé un écho au boulot cette semaine. La réécriture perpétuelle du passé, son effacement pour laisser la place à de nouveaux souvenirs, la mémoire des habitants d'Oceania qui se trouble et change au fur et à mesure de ce que leur dise les chefs, tout ça m'est revenu lors d'une conversation banale avec un collègue. Rien de grave, ni de manipulatoire, mais ça m'a interpellée quand même... Tout ça pour dire que si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le recommande vivement.
Pour éviter la gueule de bois de la lectrice en cours de sevrage, je viens de me jeter sur "Le Quai de Ouistreham", de Florence Aubenas (oui, je sais, quasi un an après tout le monde). Et j'enchaînerai sans doute avec son livre sur l'affaire d'Outreau. J'ai lu des critiques dithyrambiques sur "le Quai", et d'autres qui traitaient Aubenas de spectatrice parisienne chipotant dans le bourbier provincial en se pinçant le nez. J'ai hâte de me faire mon opinion... et éventuellement de vous la faire partager.
Ceci était l'épisode huit (si j'ai bien suivi) de la série de l'été. Quoi? On n'est plus en été? Bah non, mais tant qu'on a du soleil dans le coeur, hein...

Libellés :
3615 ma vie,
Lectures,
Réflexion,
Série de l'été
mercredi 3 novembre 2010
Une convive plus qu'imparfaite
L'autre soir, j'ai regardé "Un Dîner presque parfait: la Belgique contre le reste du monde". Ya pas à dire, les concepteurs ont le sens de la formule. Et de l'exagération. Car le "reste du monde", évidemment, ça se limite à quatre pays européens, et quatre champions nationaux... qui parlent français aussi bien que vous et moi et même mieux que la plupart de la population de la région du Centre.
Bon évidemment, si on voulait respecter l'esprit de l'émission (cinq candidats-cinq jours), difficile de faire voyager les cinq gus de Bruxelles à Bombay, puis les envoyer à Rio de Janeiro avant de repartir vers Brisbane et de terminer à Brazzaville. Imaginez leur tête au bout du troisième jour (zauriez encore envie de manger de la purée de manioc, vous, le 5e jour? Surtout après avoir été rassasié par les plateaux-repas des avions...).
Donc cinq candidats, un Belge, of course, puis une Française, un Anglais, une Allemande et une Grecque, chacun recevant les quatre autres dans son pays et leur faisant (normalement) goûter la cuisine locale. Le tour de rôle: l'Allemande s'y collait en premier, avant le Belge, l'Anglais, la Grecque et la Française.
Dès la première dégustation, il a été clair que la candidate grecque serait euh, comment dire?... "exigeante". Grimace en goûtant du boudin puis, au début du repas, un "je vous le dis tout net: je n'aime pas le sucre, alors vos desserts je vais y goûter par politesse, mais je déteste ça!" La Grecque ou comment mettre l'ambiance directement pour toute la semaine!
Elle a tenu toutes ses promesses de Schtroumpf Grognon, faisant la grimace devant l'atelier chocolat ("naaaan moi, chipoter au chocolat, c'est pas trop mon truc!"), devant les escargots (oui bon, c'est pas donné à tout le monde...), l'alliance viande/poisson, les frites, le foie gras, les cuisses de grenouilles, tout tout tout tout (tout tout? tout!).
Une fois son tour passé, l'Allemande s'y est mise aussi: et vas-y que je critique ceci et vas-y que je critique ça, et vas-y que ça je mange pas parce que je connais pas et que j'ai peur de pas aimer...
Mais où est-on, quoi?? Oui, dans une émission culinaire pour amateurs. Avec des gens qui n'ont parfois jamais mangé des trucs de base, et qui ne veulent même pas goûter pour se faire une idée. Ils partent du principe qu'ils n'aimeront pas. Je trouve ça triste, parce que c'est cruel pour les autres candidats.
Je suispeut-être sans doute naïve, mais il me semble que le principe même de ce genre d'émission, c'est le goût de la découverte, le plaisir de la surprise gustative, l'envie de partager des recettes, des saveurs et puis de faire des rencontres. Evidemment, en rassemblant des personnalités de manière aléatoire, on court le risque que ça ne colle pas du tout.
J'avais vu une série d'émissions à Paris (si je me souviens bien), qui m'avait laissée profondément mal à l'aise. La doyenne, une soixantaine d'années, avait reçu les autres la première. Elle paraissait prometteuse (pas sa cuisine, mais disons la personnalité). Mais dès le lendemain, elle se mit à casser du concurrent et s'associant avec un autre. Leur numéro a très vite frisé l'impolitesse. Vous iriez, vous, chez quelqu'un (que vous ne connaissez pas) en tapant sur la table en rythme "On a faim! On a faim!" ou en disant "mais c'est dégueulasse, c'est quoi??"? (si vous avez répondu "oui" beh euh... je peux vous interviewer?) Et non, la présence de caméras n'est pas une excuse...
Lundi soir, on a donc assisté à un plissage de nez sempiternel de la candidate grecque, sur son lit de moue dégoûtée de la concurrente allemande, surtout face au Belge et à la Française. Et pourtant, je peux vous assurer que ça avait l'air délicieux, ces macarons "bleu-blanc-rouge" au roquefort (fait maison!!), ces mignardises, ce pigeon suuuper bien présenté.
L'émission a en tout cas permis de se rendre compte que les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas: ça se critique.
(mais c'est le Belge qui a gagné et ça c'est cool!)
(bon, en surfant, je me rends compte que Télé Première a déjà parlé de cette émission... fin juin :-/ Toujours sur la balle la So Fille, trop classe! ;-) )
Bon évidemment, si on voulait respecter l'esprit de l'émission (cinq candidats-cinq jours), difficile de faire voyager les cinq gus de Bruxelles à Bombay, puis les envoyer à Rio de Janeiro avant de repartir vers Brisbane et de terminer à Brazzaville. Imaginez leur tête au bout du troisième jour (zauriez encore envie de manger de la purée de manioc, vous, le 5e jour? Surtout après avoir été rassasié par les plateaux-repas des avions...).
Donc cinq candidats, un Belge, of course, puis une Française, un Anglais, une Allemande et une Grecque, chacun recevant les quatre autres dans son pays et leur faisant (normalement) goûter la cuisine locale. Le tour de rôle: l'Allemande s'y collait en premier, avant le Belge, l'Anglais, la Grecque et la Française.
Dès la première dégustation, il a été clair que la candidate grecque serait euh, comment dire?... "exigeante". Grimace en goûtant du boudin puis, au début du repas, un "je vous le dis tout net: je n'aime pas le sucre, alors vos desserts je vais y goûter par politesse, mais je déteste ça!" La Grecque ou comment mettre l'ambiance directement pour toute la semaine!
Elle a tenu toutes ses promesses de Schtroumpf Grognon, faisant la grimace devant l'atelier chocolat ("naaaan moi, chipoter au chocolat, c'est pas trop mon truc!"), devant les escargots (oui bon, c'est pas donné à tout le monde...), l'alliance viande/poisson, les frites, le foie gras, les cuisses de grenouilles, tout tout tout tout (tout tout? tout!).
Une fois son tour passé, l'Allemande s'y est mise aussi: et vas-y que je critique ceci et vas-y que je critique ça, et vas-y que ça je mange pas parce que je connais pas et que j'ai peur de pas aimer...
Mais où est-on, quoi?? Oui, dans une émission culinaire pour amateurs. Avec des gens qui n'ont parfois jamais mangé des trucs de base, et qui ne veulent même pas goûter pour se faire une idée. Ils partent du principe qu'ils n'aimeront pas. Je trouve ça triste, parce que c'est cruel pour les autres candidats.
Je suis
J'avais vu une série d'émissions à Paris (si je me souviens bien), qui m'avait laissée profondément mal à l'aise. La doyenne, une soixantaine d'années, avait reçu les autres la première. Elle paraissait prometteuse (pas sa cuisine, mais disons la personnalité). Mais dès le lendemain, elle se mit à casser du concurrent et s'associant avec un autre. Leur numéro a très vite frisé l'impolitesse. Vous iriez, vous, chez quelqu'un (que vous ne connaissez pas) en tapant sur la table en rythme "On a faim! On a faim!" ou en disant "mais c'est dégueulasse, c'est quoi??"? (si vous avez répondu "oui" beh euh... je peux vous interviewer?) Et non, la présence de caméras n'est pas une excuse...
Lundi soir, on a donc assisté à un plissage de nez sempiternel de la candidate grecque, sur son lit de moue dégoûtée de la concurrente allemande, surtout face au Belge et à la Française. Et pourtant, je peux vous assurer que ça avait l'air délicieux, ces macarons "bleu-blanc-rouge" au roquefort (fait maison!!), ces mignardises, ce pigeon suuuper bien présenté.
L'émission a en tout cas permis de se rendre compte que les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas: ça se critique.
(mais c'est le Belge qui a gagné et ça c'est cool!)
(bon, en surfant, je me rends compte que Télé Première a déjà parlé de cette émission... fin juin :-/ Toujours sur la balle la So Fille, trop classe! ;-) )
lundi 1 novembre 2010
De toute façon, ya plus que ça à faire
Ca y est, on s'installe progressivement. Les caisses disparaissent peu à peu, remisées dans un coin du garage, allégées ou pas. Les commodes se sont remplies, les bouquins refont leur apparition un peu partout. Des qu'on a ressortis des caisses, d'autres qu'on a achetés -oui, déjà...
La tranche de vie "à deux chez les parents Léludemoncoeur" est donc entamée, à coup de délicieux carciofi* farcis, de brodo et de calzoni. Rien que du light, quoi :-) C'est un miracle si je sors de cette cohabitation sans être lestée d'une bonne dizaine de kilos en plus.
Je flotte (profitons-en tant que les carciofi et calzoni ne me clouent pas au sol) dans une sorte d'irréalité depuis quelques jours. Car samedi, à peine digéré les épisodes "états des lieux/remise des clefs" et "petit détour par la banque", nous sommes allés à l'agence immobilière, pour faire une offre sur la maison qui nous a tapé dans l'oeil.
On a "pris notre temps". Depuis la première fois que je l'ai vue, cette maison, il s'est passé un mois, un mois qui m'a semblé une éternité parfois. J'ai cassé les pieds et les oreilles de M. Léludemoncoeur avec mes angoisses. Et si quelqu'un la chopait sous notre nez?? Les mails, chats et autres questions lancées au vol par des collègues-amis-famille intéressés n'ont pas allégé la pression ressentie, mais cette fois, ça y est.
Une autre éternité se profile désormais. Une éternité qui durera quinze jours, le temps de réflexion accordé au propriétaire pour donner sa réponse à notre offre. D'ici là? Ben on se tait, on regarde éventuellement les photos pour se dire que oui, elle est plutôt pas mal cette maison. Ou, comme moi, on scrute les façades de la même couleur pour voir quelle couleur de châssis les gens ont choisie.
Et on attend. De toute façon, hein... ya plus que ça à faire.
*artichauts
La tranche de vie "à deux chez les parents Léludemoncoeur" est donc entamée, à coup de délicieux carciofi* farcis, de brodo et de calzoni. Rien que du light, quoi :-) C'est un miracle si je sors de cette cohabitation sans être lestée d'une bonne dizaine de kilos en plus.
Je flotte (profitons-en tant que les carciofi et calzoni ne me clouent pas au sol) dans une sorte d'irréalité depuis quelques jours. Car samedi, à peine digéré les épisodes "états des lieux/remise des clefs" et "petit détour par la banque", nous sommes allés à l'agence immobilière, pour faire une offre sur la maison qui nous a tapé dans l'oeil.
On a "pris notre temps". Depuis la première fois que je l'ai vue, cette maison, il s'est passé un mois, un mois qui m'a semblé une éternité parfois. J'ai cassé les pieds et les oreilles de M. Léludemoncoeur avec mes angoisses. Et si quelqu'un la chopait sous notre nez?? Les mails, chats et autres questions lancées au vol par des collègues-amis-famille intéressés n'ont pas allégé la pression ressentie, mais cette fois, ça y est.
Une autre éternité se profile désormais. Une éternité qui durera quinze jours, le temps de réflexion accordé au propriétaire pour donner sa réponse à notre offre. D'ici là? Ben on se tait, on regarde éventuellement les photos pour se dire que oui, elle est plutôt pas mal cette maison. Ou, comme moi, on scrute les façades de la même couleur pour voir quelle couleur de châssis les gens ont choisie.
Et on attend. De toute façon, hein... ya plus que ça à faire.
*artichauts
Inscription à :
Articles (Atom)