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mercredi 24 novembre 2010

Les Press Day, réunions de blogueuses

La semaine dernière, je suis allée à ma première présentation de collections printemps/été 2011 de plusieurs marques de vêtements. Toute personne me connaissant et connaissant un peu la mode pousserait sans doute un hennissement incontrôlable: So Fille en repéreuse de futures tendances? MOUHAHAHAHA.


Pfffff. C'est sûr que je ne suis pas capable de disserter sur les bords francs typiques à Lanvin qui, associés aux matières euh... cheap de H&M, font de la collection capsule Lanvin/H&M une candidate sérieuse à la "loquisation" (et à 200 euros la robe transformée en loque, ça fait mal au Q coeur). Merci à Letilor qui, elle, a l'oeil styliste pour trois ou quatre.

Natan, pour rêver un peu
Mais cette présentation, je n'y allais pas que pour voir des vêtements et boire du cava. Non! Je savais qu'il y aurait aussi de vrais morceaux de blogueuses dedans! Et rencontrer de nouvelles personnes, c'est bien ce qui m'avait fait se taper Anvers après une nuit de boulot la semaine précédente. Même pas peur! Pourtant, c'est toujours un challenge, avant de partir à ce genre de rencontres, parce que je pars du principe que ces filles sont tellement "plus" que moi (la non-modeuse, pas très geek, pas très passionnée, cfr ma présentation). Et c'est vrai que je n'ai pas été déçue. Il y avait:

De la blogueuse plus enceinte que moi (mais c'est pas franchement difficile)
De la blogueuse plus geek/Mac que moi
De la blogueuse plus mieux équipée que moi (je vous raconte pas la caméra de fou!! avec mon pauvre  téléphone qui a tendance à s'éteindre tout seul, maintenant, je vous raconte pas comme je suis à la ramasse...)
De la blogueuse plus sur la balle (le temps que je déplace mes 3 kilos de motivation jusqu'à Bruxelles, elle repartait déjà)

Alors bon, c'est vrai qu'après, en me baladant gauchement de tringle en tringle pour admirer de fringues en fringues, je me sentais un peu intimidée. Surtout quand une des attachées de presse est venue me demander "et vous, votre blog, il parle de quoi?" Euh bah euh... hem, euh... comment dire?... De tout et de rien, eheh, ai-je répondu en plongeant le nez dans une des collections présentées. Melvin, c'était, je crois.

Et ça tombe bien, parce que Melvin, j'avais déjà repéré (à l'Inno, notamment) et j'avais déjà trouvé ça joli. Confirmation dans la collection de l'année prochaine: jolies pièces, belles matières, chouettes couleurs. Photos? Non :-)

J'ai aussi flashé sur les vêtements d'une marque bien de circonstance: Mais il est où le Soleil?* (j'ajouterais bien "bordel!" parce que merde quoi! des journées de huit heures sans un gramme de soleil et avec le thermomètre qui flirte indécemment avec le zéro, on en a marre!) Je connaissais la marque de nom, mais pas de vue et... eh bien ya quelques pièces qui me tentent bien! Si mon portefeuille crie grâce à la simple vue des vêtements (une centaine d'euros la pièce), je pourrais me consoler avec les bracelets en plume de paon (24 euros), par exemple ;-)


En vrac:
*Big up à BeOriginal, marque de chaussures que j'aime d'amoûûûûr, même si parfois elles m'ont fait souffrir.
Luc Duchêne
(merci à l'agence Top Secret
pour les photos)
*J'ai flashé sur les robes en "couir" de Luc Duchêne. Le monsieur a un pedigree intéressant puisqu'il est à l'origine de Mer du Nord et de Chine. Sa collection Luc Duchêne est magnifique, dans de superbes matières, dont le cuir. Mais je n'ose imaginer l'effet de la petite robe en cuir par un soleil de plomb et 35 degrés... ;-)
*Les sacs Gérard Darel étaient un appel éhonté au vol tellement ils sont chouettes, mais finalement, j'ai résisté et suis juste repartie avec le goodie bag. Qui contenait une paire de gants Melvin, parfaite pour affronter les frimas de l'hiver!

Et pour le reste? Ce press day valait le déplacement, rien que pour les blogueuses que j'y ai (re)vues et que je serai amenée à revoir très bientôt. Par exemple le 3 décembre, à la soirée de lancement du club VIB (Very Important Bloggers, rien que ça! :-) ) de Skynet Lili, le côté "filles" de Skynet. J'aurai certainement l'occasion de revenir sur ce club en long, en large et en travers, mais en attendant, je propose à l'un(e) d'entre vous, blogueu(r)(se) belge, de m'accompagner à cette soirée qui réunira (attention, ça rigole pas!) le gratin de la blogosphère belge (sans chicons, le gratin) à l'hôtel Aloft Brussels.

Comme ça fait à peu près une heure que je me torture la cervelle pour trouver une sorte de concours génial à y adjoindre ("dites-moi quelle est votre marque belge préférée et pourquoi", "pourquoi aimeriez-vous venir à cette soirée?") -en vain- je vous propose juste de vous signaler en commentaires et j'effectuerai un tirage au sort impitoyable impartial. Vous avez jusqu'à demain 23h59 pour "postuler" et je vous dirai quoi vendredi!



*regardez cette intro de malade!! ce défilé de malade!!! mis en scène par Luc Petit, qui a travaillé avec Franco Dragone

dimanche 21 novembre 2010

Honni soit qui Maé y pense

Il y a au moins un avantage dans le fait d'habiter la région du Centre: il ne faut pas se taper des dizaines de kilomètres pour aller chez Dod. Je ne sais pas quel cheminement d'idées leur a permis d'arriver à la conclusion "il faut absolument qu'on s'installe dans le zoning de Bray/Péronnes", mais toujours est-il qu'ils y ont implanté un magasin. Dans une sorte de vieux truc qui paie pas de mine, mais voilà, c'est pas vraiment pour la déco qu'on va dans un outlet, si?

En général, c'est M. Léludemoncoeur qui propose la virée. Depuis qu'il a découvert Dod, il ne s'habille plus que là. Trois à quatre fois par an, une subite inspiration le saisit et une lueur s'allume dans son regard: "on passe chez Dod cet après-midi?" Moi, je n'ai évidemment besoin de rien mais, pour lui, je me plie de bonne grâce à la séance shopping (sans déc'? ;-) ).

A l'entrée, c'est toujours le même rituel: un dernier bisou, puis un dernier regard et on bifurque. Lui à gauche vers le rayon homme, moi à droite pour aller évaluer la marchandise d'un oeil détaché et serein. Evidemment, je tombe toujours sur au moins une pièce que je verrais bien rejoindre ma maigre garde-robe. J'essaie, je remets, je réessaie, je déniche autre chose. Au moment de nous retrouver au milieu (à la caisse), j'ai quasi autant d'articles sur les bras que mon homme et ses trois virées shopping par an.

En général, j'aime bien rester une partie d'après-midi dans cette espèce de hangar amélioré et chauffé des années 70. Sauf qu'hier, en entrant, j'ai entendu la bête voix de Christophe Maé. Bon, pas grave, Dod est branché sur Radio Contact qui, dans mon souvenir, a la lumineuse idée de ne pas laisser les chansons se terminer. On sera donc bientôt débarrassés de ce bêleur.

Sauf que non. La chansons se termine, et après un mini-blanc, la suivante se lance. Horreur!! Un DISQUE de Christophe Maé!! Un CD entier!! Je me suis alors rendu compte que mon seuil de tolérance à la souffrance est extrêmement bas. Je me voyais déjà tomber sur le sol en me tortillant de douleur, genre Harry Potter quand on lui fait un Endoloris, en suppliant de m'épargner et de mettre plutôt, allez, s'il fallait vraiment choisir... du Lara Fabian. Oui, même ça je préfère.

Christophe Maé chante toujours pareil, c'est un fait. Et il ne chante que des conneries, c'est fou.

"Je sais qu'on revient pas en arrière
Et que tu reviendras pas non plus
Mais si tu changeais d'avis quand même
J'te jure que tu ne serais pas déçue


J'ferais des efforts vestimentaires
Je rentrerais à l'heure prévue
On passerait les dimanches à la mer
Comme on faisait au tout début"

(Dingue dingue dingue <- c'est le titre de la chanson, c'est pas moi qui le dis)


J'ai eu un sursaut d'espoir en entendant le disque déraper et devenir fou. Mais après un joli silence, c'est reparti jusqu'au bout (merde, je me mets à faire des rimes, faut que j'arrête de chercher les paroles de ses chansons sur le net!!).

Je vous avoue que j'ai eu un soupir de soulagement quand le fond sonore est repassé sur Radio Contact (eh oui! il en faut peu pour être heureux) et qu'on a pu recommencer nos courses tranquillou. Et c'est vrai qu'après tout le Maé qu'on s'était donné, on a vraiment feelé good!

vendredi 19 novembre 2010

Le paradoxe de la jupe en hiver

Parfois, avec mes amies, on a des discussions qui débouchent presque par hasard sur de grandes interrogations métaphysiques. Ainsi de la conversation avec mon amie Anne-Françoise hier:

Moi: J'ai mis ma nouvelle jupe Comptoir des cotonniers (celle que j'avais commandée sur internet); l'est belle :-)
Anne-Françoise: :-) suis souvent en jupe ces derniers temps aussi
Moi: j'aime bien, j'aime encore mieux en hiver, avec les bottes et les bas opaques <3 des robes, des jupes
Anne-Françoise: clair! en été, j'aime pas!
Moi: en été j'en mets aussi, mais c'est pas pareil :-)


La question m'a alors frappée en plein visage (la sal*******pe!): qu'est-ce qui fait que c'est si agréable de se balader en jupe en hiver, alors qu'on risque de se cailler les miches geler les orteils par 0 ou -30* dehors?

Tentative de réponse n°1: ça efface nos petits kilos d'hibernation

A mesure que ce mois de novembre super lumineux et ensoleillé (tu parles!) s'égrène, les petites douceurs compensatoires s'installent. Dans les fesses et le bide. Et on peut le dire, il fait moche, cafardeux, noir à 15h (j'en rajoute où on s'organise déjà un car pour aller se jeter dans le canal?), donc on accumule (enfin je, parce que pour vous, je sais pas). Et quand enfin viendra le festif mois de décembre, on se mettra à manger du chocolat et des spéculoos dès le 6 (merci Saint-Nicolas!), du cougnou dès le 8 (merci So Fille :D ) et toutes sortes de mets délicieux et parfois alcoolisés dès, mettons, le 15 (faut bien tester ce qu'on servira aux invités à Noël et Nouvel an).

La bouée guette. Vous avez déjà tenté de la rentrer dans votre jean's préféré? Aaaaaah! Vous voyez que la jupe et la petite blouse fluide par dessus ont du bon!



Tentative de réponse n°2: le bas opaque, c'est joli

Parce que c'est la mode depuis plusieurs années (et que même si ce n'était pas la mode, on en mettrait quand même, on n'est pas des moutons, si?) et qu'en plus ils donnent presque l'illusion que ça protège aussi bien de la petite bise piquante qu'une bonne vieille toile de jean's. Et qu'ils ne se cantonnent plus au strict noir ou à l'un peu plus doux marron, mais s'affichent en rose pâle, jaune moutarde, orange (testé et euh, pas spécialement approuvé...), bleu canard, vert sapin, bref, possibilité de les assortir à tout (ou pas).


Tentative de réponse n°3: parce que le choix des chaussures est plus vaste

En été, on a le choix: "mmmmh! avec quoi vais-je porter ma roooooobe? Des sandales ou des sandales?" En hiver, ça se transforme en: "mmmmh! Low boots? Ballerines? Escarpins? Bottes à talons plats? Bottes à talons hauts? Cuissardes?" Le choix est aussi vertigineux que le talon de mes escarpins Guess (portés avec une extrême modération pour cause de forte probabilité de cassage de gueule...). Le fait que j'aie à peu près 25 paires de sandales de toutes sortes et 3 5 paires de bottes est purement fortuit.


Tentative de réponse n°4: les matières sont plus belles en hiver

La susnommée jupe commandée chez Comptoir des cotonniers est en soie. Magnifique, toute douce, elle consolerait presque du fait qu'il va falloir sortir dans ce monde violent et tout froid, bouh! Zavez déjà essayé de porter une jupe en soie (doublée polyester) un jour de canicule, vous? J'ajoute: et de prendre le train pour aller au boulot avec cette même jupe en soie? Bah oui, quand vous arrivez péniblement à décoller vos gambettes du siège en skaï, vous devez faire des manoeuvres ni très élégantes ni très discrètes (en gros, décoller votre jupe de vos fesses) en espérant ne pas avoir la trace de sueur de vos jambes flirtant avec le siège. En hiver, point de tout ça! Ca caille, ok! Mais votre jupe en soie, elle ne colle pas! Idem pour la laine toute douce, voire pour le satin. En été, point de salut hors le coton ou le lin.


Tentative de réponse n°5: le confort des jambes

Bah oui, il faut bien appeler un chat un chat et une gambette poilue un yéti: en été, si on veut se balader jambes nues, il faut faire la traque à la repousse. Et les poils, ça pousse plus vite en été (je sais, la vie est trozinjuste! Et super mal faite), question de sève ou un machin-brol du style. Résultat: t'as intérêt à montrer tes jambes sitôt sortie de chez l'esthéticienne/de ta séance perso d'épilation parce qu'au bout de quelques jours, c'est déjà plus méga net. Et ça, ça craint (même pour une blonde, snif), à moins de prôner le retour à la nature. En hiver, hop! une paire de bas opaques et l'affaire est jouée! On peut laisser passer son rendez-vous chez l'esthéticienne d'un ou deux jours sans culpabiliser (pas plus, hein, sous peine de devoir ressortir son sexe à pile).


crédit: Belga
Evidemment, ya des cas où t'es obligée de mettre des bas de soie sous ta jupe en pleine canicule. Demandez à cette pauvre Mathilde qui, en mission économico-de charme au Mexique, a obstinément porté des bas, même avec ses sandales peep-toes. Ce qui lance une autre grande question métaphysico-modesque que mon amie Anne-Françoise et moi on se pose depuis des mois (et qui mériterait un billet à elle toute seule): existe-t-il des bas "spécial sandales", des qui recouvrent pas les orteils genre "je porte pas de bas mais en fait si"?



Et vous, vous aimez en porter, des jupes en hiver?

vendredi 12 novembre 2010

Coïtus interruptus version 3 Suisses

Quand il s'agit de se mettre dans les meilleurs conditions pour succomber à la tentation, je suis une championne. Décidée à faire des économies? Boah! C'est pas un mini-tour innocent sur le site de Comptoir des cotonniers qui va nous tuer. En plus ils font 40%! Oh! Mais c'est géniaaaaaaal! C'est même plus si cher! On peut acheter plus pour le prix d'une seule pièce. Et là, clac! La carte de banque soupire, elle retourne once again au charbon. Bravo!

Une fois le colis reçu, je jurai, un peu tard, qu'on ne m'y prendrait plus, que je serais forte. Et j'ai réussi! Je suis passée sur le site de Mango outlet (découvert via le blog de Lorena) et je n'ai même pas acheté les mocassins de Pocahontas sur lesquels j'avais pourtant craqué en magasin. Malgré la forte réduction. Vous voyez un peu la force d'esprit?

Et puis, évidemment, je suis tombée sur le catalogue 3Suisses chez les parents Léludemoncoeur. Je feuillette -par curiosité intellectuelle, cela va sans dire, après tout, je n'ai besoin de rien (mais envie de tout, aaaaah!)- et je repère quelques menues breloques qui me paraissent jolies. Trois fois rien, hein! (juste une paire de chaussures -ou deux, ou trois-, quelques T-Shirts et deux ou trois robes, rien de plus)

Par curiosité intellectuelle toujours (elle est insatiable!), je file voir sur le site. Et là, la page m'accueille avec un "jusqu'à -70% sur une série d'articles". Arghl. Vérification faite, la paire de bottes est soldée.


Mmmmmppppfffff! mmmmmppppffff!



Il faut toute ma concentration et tout mon self-control (et l'écriture d'un billet blog) pour ne pas craquer, mais dès le billet publié, bam! je clique sur "ajouter à mon panier". Evidemment, l'euphorie me gagne, tous les articles que j'avais repérés dans le catalogue sont en promo. Et vas-y que ma calculette mentale se met en route à la vitesse grand V. "Plus trop cher" + "pas cher du tout" + "pas cher" = "je m'en fous, de toute façon je paie plus de loyer...". Je clique, je reclique, je soupire, c'est trop de bonheur d'un coup. Et j'arrive à l'étape "valider mon panier".

Avec un sourire béat et satisfait du travail accompli, je passe en revue mes futurs achats.




QUOI??? Bottes "disponibles sous six semaines", qu'il me dit, le site. Un rapide calcul (je suis très forte, et en plus google agenda est mon ami) m'apprend que dans six semaines... c'est Noël! Ajoute dix jours et c'est les soldes. Si ça tombe, il aura déjà neigé et gelé à pierre fendre d'ici là et "mes" bottes arriveront toutes seules comme la cavalerie d'Offenbach, genre "on a raté quelque chose?".

Autant dire que j'ai dégrisé en trente secondes, descente en (sur)piqué. 3 Suisses, je crois que notre histoire d'un soir vient de se terminer avant d'avoir (vraiment) commencé...

jeudi 11 novembre 2010

Cachez ce sein que... (mais si possible dans de la belle dentelle)

Dès que j'ai reçu l'invitation de Marie à assister à la présentation de la collection printemps-été d'une collection de lingerie, une seule question m'a taraudée: comment allais-je bien pouvoir m'habiller? Qu'allais-je porter pour avoir l'air classe sans en faire trop, mode tout en restant moi-même (et en composant avec ma garde-robe)? J'ai retourné le problème dans tous les sens, dès que j'avais une minute pour y penser. On a atteint des pics d'intensité dramatique ces derniers jours, dans la voiture qui m'emmenait au boulot ou me ramenait à mon lit (dodooooo), mon logiciel mental passant en revue tous les hauts, les associant avec tous les pantalons et jupes de ma garde-robe, tentant de visualiser l'effet global de la tenue ainsi produite.

Il y a cependant un élément qui n'est jamais entré en ligne de compte pendant cette période d'intense réflexion: le choix des sous-vêtements. Ca ne m'intéresse pas, en vérité. Comme je le disais dans mon billet d'hier, j'aime qu'ils soient fonctionnels+. Il faut qu'ils se fondent dans la tenue, qu'ils fassent leur office (soutenir, par exemple) discrètement, sans se mettre en avant.

Vous comprenez un peu mieux pourquoi je rigolais doucement que la marque ait jugé que je pouvais correspondre à son image, moi la fille qui n'a jamais dépensé plus de 40 euros pour un ensemble de lingerie.

Mais une fois sur place, la gentille Lien (prononcer Lîîîne, pour les Françaises ;-) ) m'a expliqué que les marques Marie-Jo et Prima Donna sont justement intéressantes pour des filles/femmes comme moi. Le genre de filles/femmes qui sont toujours obligées d'aller vérifier sur l'étiquette de leur soutif pour s'en rappeler la taille. De celles qui porteraient un soutien inadapté simplement par ignorance, parce que personne ne les a jamais vraiment prises en main (elles, hein, pas leurs seins!). Et Lien de m'expliquer que Prima Donna, par exemple, propose une infinité de types de soutiens-gorges ("petits" bonnets/grand tour de poitrine, petit tour de poitrine/grand bonnet, et variez là-dessus).

Sur des portants se trouvent les collections printemps-été 2011 de Prima Donna, Prima Donna Twist, Marie-Jo et Marie-Jo l'Aventure et quelques modèles de la collection automne-hiver 2010. Des jeunes femmes viennent également présenter des ensembles de lingerie, parce qu'effectivement, ça donne mieux sur elles que sur les cintres. Et un ensemble qui paraissait bof bof sur son cintre prend... du relief une fois porté, c'est indéniable.

Lien nous propose aussi de faire le (fameux) test "une poitrine généreuse, fardeau ou cadeau?". Ce qui est bien c'est que vous pouvez le faire aussi et, peut-être, gagner un an de lingerie. Perso, je suis la "reine du compromis" (c'est pas moi qui le dis, hein, M. Léludemoncoeur, c'est le test!), à mi-chemin entre la fille fière de ses nibards et qui se baladerait bien en sous-vêtements sexy toute la journée (sans rien d'autre) et la fille complexée qui porte des sous-vêtements parce qu'il faut bien mais voûte les épaules pour pas qu'on voie son bonnet C. C'est l'effet "fonctionnel+", je suppose ;-)


Reste un tout gros gloups: Le prix de ces parures (rien que le mot est révélateur). Evidemment, c'est quasiment du sur-mesure, ça s'adapte à toutes les morphologies. Marie-Jo est même qualifiée de "haute-lingerie". Mais 75 euros pour un soutien-gorge, 35 euros pour un tanga, voire 199 euros pour un corsage (suuuuuuper joli par ailleurs), j'en déglutis avec quelque difficulté. Parce qu'une fois votre parure (chèrement) acquise, il vous faut encore vous habiller (surtout en cette période, si on ne veut pas prendre froid). Et on ne couvre pas une parure à 240 euros d'un pantalon en synthétique acheté chez Wibra, n'est-ce pas? On investit dans de la belle pièce en belle matière, du cachemire, de la soie, de la dentelle (du Comptoir des cotonniers, quoi :-) ). Après tout, quand on veut être aimée, on ne compte pas.



Résumé:
Pourquoi j'achèterais des parures:
- C'est très très joli, vraiment de belles coupes, de beaux modèles
- C'est belge et ça mérite d'avoir... tout mon soutien
- Pour trouver le modèle et la taille qui me conviennent vraiment


Pourquoi j'hésiterais à en acheter:
- Ca reste cher (psychologiquement, j'ai du mal)
- La plupart des modèles commencent au bonnet C et, à moins que je me fourvoie totalement, je ne l'atteins pas tout à fait (zêtes déçus, hein? :-) )


Edit de 15h55: petit sondage sur le côté, rien à gagner, c'est juste pour le fun :-)

mercredi 10 novembre 2010

On tourne en rondeurs

A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai en train de fouler négligemment un tapis rouge menant à un événement VIP pour blogueuses triées sur le volet. Oui, rien que ça. J'avoue que quand j'ai reçu l'invitation en message privé sur Facebook, j'ai regardé derrière mon épaule, pour voir si par hasard, une blogueuse influente-modeuse avertie-trop hip (oui, parce qu'en vrai, hype, ça n'existe pas, en anglais, faut dire hip) ne s'y cachait pas, des fois que c'était à elle que le message s'adressait, mais non. Dans ma chambre, yavait que moi. Et M. Léludemoncoeur.

Sauf qu'il a pas de blog. Et pas de seins, non plus, et c'est super important. Car la marque qui nous présente sa collection printemps/été 2011 est, vous l'avez deviné, une marque de lingerie.

Dans l'invit', Marie, qui sait murmurer à l'oreille des blogueuses, nous confie donc que la marque a écumé la blogosphère belge et est tombée en arrêt devant cinq blogs, dont celui-ci, qui lui semblent correspondre à son image.

Moi, ça me fait rigoler doucement parce que la lingerie, c'est un peu la seule partie "vêtements" qui ne me fait jamais tourner la tête. J'aime les jolies choses, certes, mais je n'ai jamais investi dans un ensemble de marque ou quoi que ce soit. Ca doit être fonctionnel+, c'est-à-dire que je proscris quand même les culottes de mémères, mais pour le reste... H&M, Hunkemöller et Dod Lingerie recueillent les maigres fruits de mon indifférence.

MAIS je suis une fille curieuse, et jamais contre l'idée de me faire changer d'opinion. Donc lingerie et tapis rouge, me voilà!

Autre indice que nous collons bien à l'image de la marque: on nous proposera un test intitulé "une grosse poitrine, une horreur ou un cadeau".

Alors là, je suis scotchée... Une marque qui sait mesurer un tour de poitrine à vue d'écriture rondement menée, moi, je dis bonnet! Euh pardon, chapeau!

lundi 8 novembre 2010

Le mouton était tacheté

Ca y est, j'ai craqué. Oh! Il n'a pas fallu me pousser beaucoup... J'avais depuis quelques mois appris et accepté que ce serait la tendance phare de l'hiver, mais attention! par petites touches élégantes, pour pas virer dans le trash vulgos. J'étais acquise à l'idée que quand je trouverais LA jolie pièce pour pas trop cher, je deviendrais moi aussi... une porteuse d'imprimé léopard.

"Moutonne!", qu'il m'a dit le M. Léludemoncoeur. T'as déjà vu un mouton avec une écharpe imprimée léopard, toi? Alors qu'une (fille à la démarche) féline avec une écharpe en (laine de) mouton, ça s'est déjà vu, et souvent même! Et toc!

Tout ça pour dire que l'autre fois, quand M. Léludemoncoeur m'a proposé une virée (évidemment immédiatement acceptée) aux Grands Prés, j'ai fouiné dans les imprimés léopard. Echarpes, petits T-Shirts, jupes, c'est fou la variété de "léopard touch" qu'on peut trouver. Dans toutes les gammes de prix, of course. Moi, je voulais un foulard, le genre de truc visible et discret à la fois, pas trop fade mais dans mes couleurs, pas trop cher mais pas cheap.

J'ai trouvé. Oui, c'était pas évident, avec tous mes critères, mais j'ai trouvé. Un foulard tout doux, dans des tons très "fauve", et pour 15 euros. Je suis sortie en sautillant du magasin, vous imaginez bien. Surtout que j'avais aussi trouvé, pour 15 euros chacune, une paire d'escarpins vernis (qui dureront le temps qu'ils devront durer) et une ceinture avec boucle "papillon". Repue de shopping, j'étais.

Depuis, j'ai eu le temps de me faire "clocher" le pied gauche par les escarpins, et je ne quitte plus mon fouléopard. La ceinture attend quant à elle patiemment son heure (bientôt, bientôt?) dans son tiroir.

Je suis un mouton de la mode, certes, mais un mouton avec une léopard touch, et ça, mine de rien, ça ne court pas (vite) les rues!

lundi 13 septembre 2010

Non, mais quel sac!

Dans mon opération rangement, une chose m'a frappée: on a stocké des dizaines et des dizaines de sacs plastique en trois ans! Des sacs de courses alimentaires, bien sûr, mais aussi (et surtout) des sacs de magasins de fringues. Donc essentiellement des sacs collectés petit à petit par moi-même, M. Léludemoncoeur étant assez peu porté sur le shopping.

Des sacs de promod, des sacs venant de maroquinerie, de Comptoir des cotonniers, de Karen Millen, de Guzzini, des sacs de toutes les couleurs, de toutes les formes, c'est assez fou!

En fait, c'est juste que c'est la merde, tous ces sacs. Qu'en faire une fois ramenés à la maison, hein? Ma mini-conscience écologique (mais oui Madame, je trie mes déchets!) se rebiffe au moment de les jeter à la poubelle, bouh, c'est pas biodégradable, ça mettra 400 ans à disparaître...

Résultat: on va sans doute devoir faire un sac poubelle de 15 litres rien qu'avec des sacs plastique. On n'y jettera pas les sacs Comptoir des Cotonniers qui, eux, ont la bonne idée d'être en papier (hop! directement avec les cartons et papiers! J'vous ai déjà dit que c'est bieeeeeen, Comptoir des Cotonniers? ah oui, pardon :-) ), mais le reste, pffffft!

Bon, vous me direz, la solution pour éviter toute cette pollution ça serait de ne plus faire de shopping. Très juste les amis!! Mais quand j'aurai été arrêtée pour outrage aux bonnes moeurs pour cause de cul nu, je rejetterai la faute sur vos mauvais conseils (pratique!).

Non, moi, je ne vois qu'une solution: faire son shopping par internet. En général ça arrive dans des caisses en carton et ça, c'est plutôt environnement-friendly! Youpie!

dimanche 5 septembre 2010

La magie fifties

Hier, je suis tombée en arrêt devant cette publicité:



C'est étonnant, parce que je ne suis absolument pas fan de Louis Vuitton d'habitude. En fait, je ne suis pas fan de ces vêtements et accessoires qui crient "eh! regardez!! je suis super cher!!" Je n'aime pas les monogrammes qui s'étalent, les T-Shirts qui annoncent la couleur direct en lettres strassées (chez Gu*ss, par exemple), qui disent platement que oui, vous avez déboursé l'équivalent d'un rein (ou d'un oeil, ou de la peau d'une fesse) pour arborer ce truc qui souvent n'est même pas vraiment beau.

Je trouve sot aussi d'investir un deuxième oeil/rein ou la peau de la seconde fesse pour un truc bien cher-mais-qu'on-dirait-que-c'est-sorti-tout-droit-des-ptits-rien. Le spécialiste du genre? Zadig&Voltaire.

Non, ce que j'aime(rais), c'est l'argent dépensé dans de belles fringues de qualité. Celles que t'as même pas besoin de toucher pour savoir que c'est du beau. De belles matières, des finitions bien finies :-)

Mais ici, cette pub, je la trouve vraiment belle. Si on y regarde de plus près, on se rend vite compte que la robe pigeonnante sera difficile à porter au boulot, que les imprimés des deux robes sont un peu bof (enfin, à mon humble avis, hein), mais la coupe des robes... rhaaa! L'effet global, l'atmosphère glamour, les gants en cuir, les chaussures à noeud, j'adore!!

Ca renvoie à une époque de progrès post-guerre, aussi. Et au défilé Louis Vuitton, quand ces robes ont été présentées en mars, Marc Jacobs avait pris le parti de faire défiler des mannequins un peu plus charnues (on parle de Laetitia Casta, pas d'un mannequin XL, mais bon), dont les courbes étaient sublimées par ces magnifiques robes.

Louis Vuitton défilé automne/hiver 2010-2011


Bref, cette publicité a marqué mon week-end, pas comme le magazine au dos de laquelle elle se trouvait. Le Sabato, le magazine distribué avec le journal économique L'Echo le samedi, dont les pages mode proposent de jolies petites robes pas chères du tout.

A minimum 1.000 euros.

jeudi 2 septembre 2010

H&M met du Lanvin dans son eau

(titre pourrave mais il fallait que je fasse ce jeu de mot inversé, désolée)

Il y a des hasards qui font vraiment peur. Ou qui n'existent pas. C'est pas antinomique, notez, puisque les monstres en dessous du lit, ça n'existe pas non plus, mais ça fout les chocottes aussi. (enfin, pas à moi, mais c'est façon de dire)

Donc, voilà que je me disais qu'il fallait que je vous confesse ma dernière obsession du moment: il FAUT que j'aille chez H&M. Je veux essayer leurs jean's, je veux une ceinture oùsqu'on la noue négligemment (une ceinture boyish, c'est comme ça qu'on dit dans le langage de modasse?), je veux faire un tour du côté de leurs bijoux kitschy kitschy! C'est la faute aux blogs de mode et aux filles qui ont décidemment beaucoup plus l'oeil que moi pour voir le truc ultra-sympa derrière ce morceau de métal/tissu accroché au présentoire. En bon petit mouton bonne petite blogueuse sous influence (c'est dur de passer de sous influence à influente, j'vous jure!), j'ai envie d'aller vérifier de mes yeux d'incrédule si moi aussi je peux dénicher de la hip* sous la fripe.

Pourtant, on m'aurait enregistrée ya quelques mois, je serais bien embarrassée. Parce qu'un jour, tu vôaâââââs, j'ai dit que les vêtements à petits prix, c'était fini. Bah oui, salariée gagnant décemment sa vie, pas accro du shopping-que-si-j'achète-pas-au-moins-une-fringue-par-mois-je-meurs, je m'étais dit que je n'achèterais plus que de belles pièces de bonne qualité, en profitant des soldes deux fois par an puis de Dod le reste du temps. Même pas peur!

Moui mais voilà, cette bloguite aiguë, l'exploration méthodique de "blogs de fille" via Hellocoton me donne des idées et des ailes. Mon vieux porte-monnaie (H&M lui aussi, quel complot!) s'est caché tout au fond de mon over-size bag (on dit encore, ça?) en espérant l'accalmie.

Qu'on aurait pu attendre au boulot, évidemement. Sauf que non! Un mail de H&M reposait bien sagement pour m'annoncer (mais pas qu'à moi, hein) que Lanvin succédait à Karl Lagerfeld, Viktor&Rolf et autre Madonna Stella McCartney, eh ouais!, pour une collaboration fugace (et qui s'arrache en général à chaque fois).



Dès le mois de novembre, on devrait donc voir les silhouettes H&M by Lanvin sur tous les panneaux d'affichage du métro et il faudra attendre fin novembre pour faire main basse sur une de ces pièces griffées.



Mais perso, je pense pas pouvoir attendre trois mois pour assouvir mon obsession. Bah! Pas grave, j'y retournerai! :-)



PS: Sur son blog, Emme parle d'une de ces kitscheries H&Mesques que je mentionne plus haut :-) )

*oui, la hype, c'est pas de l'anglais, c'est du français qui copie

lundi 30 août 2010

On progresse sur la voie de la sagesse...

Cette fin de semaine (celle qui se terminait hier), j'ai tenté un look absolument classique, mais que je n'avais pourtant jamais osé: un pantalon noir taille plutôt haute, chemise blanche dont j'ai rentré les pans dans le pantalon, ballerines noires (mes nouvelles) et fine ceinture rouge pour casser le côté strict bicolore. Pas de photo pour illustrer, non :-)

Vous voyez que ça n'a rien de particulièrement audacieux, ce n'est pas un look à la Charlotte de Secret Story. 

Oui, c'est elle, Charlotte...

Rien que du classique, du simple, un peu bon chic bon genre. Et pourtant, c'est une sacrée victoire sur moi-même! J'ai dû dépasser mes réticences à souligner quelque peu mes hanches, voire mon ventre relativement plat (taille haute oblige), mais j'y suis arrivée et j'ai été plutôt satisfaite du résultat.

A quoi est dû ce revirement? A une série de révélations qui m'ont fondu dessus cet été.

1. M. Léludemoncoeur m'a rapporté de la bibliothèque un livre sur le relooking. 'Tention, hein, il le fait pas pour me transformer du vilain petit canard au joli cygne! J'ai déjà vécu un relooking maquillage/vêtements il y a quelques années, mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. J'ai ainsi relu que j'ai une silhouette en huit ou en sablier, je sais pas trop (sans doute plutôt en huit, plus "pulpeuse" que le sablier). En gros, j'ai des formes féminines relativement bien proportionnées et je me rapproche de la silhouette idéale. Rien que ça? Rien que ça!

Alors c'est vrai que je désespère parfois parce que je trouve que j'ai un gros cul, de trop gros seins (on n'est jamais contentes, hein? ;-) ), du ventre trop mou etc. Mais cette lecture m'a permis de me rappeler que je n'ai pas trop à me plaindre: après tout, la plupart des vêtements sont faits pour des silhouettes comme la mienne. Suffit donc d'un peu muscler tout ça et ça devrait bien donner directement. Faut que je m'enfonce "faut souffrir pour être belle" profondément dans le... cerveau (ahah! j't'ai eu, vieux vicieux!).

2. Deuxième étape de la prise de conscience: Madrid. Tout a commencé par une mini-crise au moment de sortir manger: Petit short+top = bourrelets soulignés et donc pas question de sortir comme ça. Conseil de guerre avec Massoeur n°2, puis changement de fringues, ça travaille à mort dans ma tête. Je vous laisse deviner les plaintes calimérotesques qui m'ont pourri le cerveau pendant le trajet jusqu'au centre de Madrid et jusqu'à l'installation en terrasse avec un bon verre de tinto de verano pour regarder passer les touristes. Il n'a cependant pas fallu longtemps pour que l'illumination me tombe dessus: "Mais en fait, à part quelques bombes, il n'y a personne sans défaut et visiblement, la plupart se fichent de mettre un short sur des cuisses pas filiformes! Et si c'était moi qui étais bête de me mettre des limites comme ça?" (vous voyez, on progressait déjà)

3. Comme je préviens d'emblée dans le "à propos de l'auteure", je ne suis pas une modeuse. J'aime la mode, les belles fringues, mais je n'ose pas innover, y aller franchement, choisir des pièces différentes de ce que je porte d'habitude. Résultat? Une garde-robe garnie de quelques jean's, de tuniques un peu amples (mais avec ceintures), de petits t-shirts, de jupes trapèzes. Quelques pièces plus modes, mais point trop n'en faut. Alors vous imaginez bien que quand j'ai ajouté une ceinture soulignant la taille à ma robe boule, j'y ai vu une première petite victoire. En parcourant les blogs, en glanant les (bonnes) idées, j'ai constaté que les blogueuses s'assument, petits complexes inclus. Si elles le peuvent, pourquoi pas moi? Le blog comme thérapie personnelle, je n'y avais jamais pensé :-)

4. Petite conversation avec mon amie Flo ya une dizaine de jours, autour d'un verre en terrasse (vous remarquez aussi que j'ai la philosophie très terrassienne?) où, comme à Madrid avec Massoeur, on observait les passants (marrant de se poser entre Louise et la Porte de Namur, pour voir le brassage des styles ;-) ). On arrive au constat commun qu'on est sans doute dans nos "belles années" et que plutôt que de se mettre des barrières inutiles, on ferait bien d'en profiter avant d'avoir les seins qui tombent (et de regretter nos 28-29 ans).

Donc voilà, je ne dis pas que je vais parader en mini-jupe de cuir et décolleté échancré (eh non!), mais tenter plus, me bloquer moins, rester active pour essayer de me muscler et puis ne pas en faire un drame si on devine un bout de ventre trop arrondi sous un T-Shirt.


Vous voyez, ça rigole pas. C'est même plutôt du lourd, j'dirais.

mardi 24 août 2010

Vous êtes culottée, Carla!

Chère Carla B. (ou S., c'est comme vous voulez),

Alors là! Je suis sur le cul! Oui, le cul, parce que c'est bien de ça qu'il s'agit, je ne suis pas vulgaire pour rien, moi. Du cul, du cul, du cul! Et en l'occurrence, le vôtre.

Le vôtre, donc, sanglé dans un petit tailleur bon chic bon genre dont vous avez le secret depuis que vous êtes Madame la présidente (ça, et les ballerines, tiens donc...). Et barré d'invraisemblables... marques de culotte...

Nan mais oh! Oùsqu'on est, là?? Vous êtes pas un ancien top modèle? Vous êtes pas issue d'une bonne famille? Vous avez pas une garde-robe qui regoooooooorge de fabuleux petits tailleurs so Jackie O.?? Voilà, me semblait bien aussi...

Bon, ok, vous n'avez pas toujours été la reine du bon goût, choper nain-porte quel président français sous prétexte qu'il a des ray-ban et une rolex et le mettre dans votre pieu, c'est moyen. Vous marier avec lui après une demande à Disneyland, c'est limite limite. Mais enfin quoi? On ne vous a jamais rien appris sur les podiums?

Zallez pas me faire croire que vous êtes déjà une mémé à culottes gainantes? Mert' quoi! Vous n'êtes pas Madame Michu qui sangle son popotin cisaillé par sa culotte Trafic dans un training en éponge quand elle va au Cora! Vous êtes Carla B. (ou S. ça dépend), celle qui a sans doute déjà entendu parler du string, du shorty et de la culotte sans (hautes) coutures!

Je me suis gratté le coccyx toute la nuit (oui, restons près de la ceinture), et je vois deux explications possibles à ce fashion faux-pas:

1. Comme c'était à l'occasion d'une rencontre avec des prélats, vous avez peut-être voulu éviter une curée. Possible. Et ces messieurs ne sont pas censés pouvoir différencier un string d'un shorty, je vous l'accorde.

2. Ou alors, vous êtes devenue folle de messe. Moui, je ne vois que ça.

En fait, c'est évident comme euh... l'élastique au milieu de la fesse.



Note: une contrepèterie se cache dans ce texte, sauras-tu la retrouver?

samedi 21 août 2010

De l'art délicat de trouver chaussures à son pied

Non! Rassurez-vous! Je ne vais pas vous écrire un énième dithyrambe de M. Léludemoncoeur, de ses qualités et de pourquoi c'est le meilleur. Non non! Aujourd'hui, on parle godasses, godillots, savates, ballerines, escarpins, tout ça.

Parce que....... *roulement de tambour*


Hier j'ai trouvé ZE ballerines!!!! (allez le choeur des filles: "hiiiiiiiiiiiiiiiiii!")

Attendez, rien de follement original genre "orange vernies avec des motifs indiens en plume", non. Des ballerines noires, même pas vernies, et même pas chères non plus! Et à ma pointure!

A toi dans le fond qui lève un sourcil en pensant "bon ok, elle a trouvé des chaussures, on va pas en faire un billet blog, si?" je répondrai que "si!" justement, parce que tu n'as jusqu'à maintenant aucune idée de l'effort que ça m'a demandé.

Les ballerines parfaites (et les chaussures parfaites en général), c'est ma quête du Graal à moi, mon parcours initiatique, mon énigme du Sphinx. Parce que oui, j'adooooooore les chaussures, mais oui aussi, je flashe toujours sur celle qui meurtriront mes petons. Et des petons comme ça, ce serait quand même dommage de les mettre au supplice, pas vrai?



Et pourtant, chaque fois je me fais prendre: "mais ouiiiii, je fais du 39, et si je me sens un peu serrée dedans, c'est parce que mes pieds sont tout gonflés, fait chaud, je marche depuis 2h... d'ailleurs, le 40 est trop grand, c'est laid, je flotte dedans". Résultat? J'embarque le 39, je reviens, toute contente de mon achat mais le sourire se transforme vite en grimace, genre méchante demi-soeur de Cendrillon.

J'ai essayé, hein, de marcher avec les mââââââgnifiques ballerines BeOriginal kaki vernies trouvées pas cher pas cher chez Dégrif, mais vous auriez dû me voir boitiller dans la rue des Tongres en tentant de faire bonne figure... Je ne vous raconte pas l'état de mes pieds (ensanglantés) quand j'ai enfin pu enlever ces engins de torture... J'ai retenté l'expérience une fois (je ne m'avoue pas vaincue du premier coup, didjûûû!) avant que ces belles-rines rejoignent définitivement mon étagère à chaussures, où elles dorment encore sagement.

Après une période d'observation, j'ai réessayé d'en acheter. Cette fois, j'ai jeté mon dévolu sur une jolie paire de Buffalo (rigolez pas, on est trèèèèèès loin de ces immondes chaussures à plate-forme que perso, je n'ai jamais portées huhu) rouges vernies (oui, encore). 39? Légèrement serrées, mais des chaussures, ça se donne, m'assure la vendeuse. Qui ne vient néanmoins pas vérifier si c'est la pointure qui vraiment me convient. Le 40 est à nouveau bien trop large, ça ne donne rien. Va donc pour le 39, que je ramène fièrement à la maison.

Avant de déchanter aussi sec. Même au lever, les pieds tout reposés (on pouvait décemment pas les soupçonner d'être gonflés...), ces chaussures restaient serrées. Et ayant encore en mémoire la triste expérience du passé, je les ai remises dans leur boîte aussi sec.

Oooh! Les ballerines n'ont pas l'apanage de la douleur! Mes chaussures à talons aussi ont développé de subtiles stratégies de torture: plante des pieds qui chauffe, délicates cloques douloureuses, brides qui frottent contre mes orteils... Interdiction de faire des kilomètres avec!

Un brillant psychologue décoderait tout ça comme un mal-être, l'incapacité de trouver une place ad hoc dans la société, le sentiment d'être soit trop petite soit trop à l'étroit face aux situations vécues. Sans doute.

Je pense plutôt que je suis une emmerdeuse qui s'ignore. Parce qu'en fait, la solution, c'est que je fais un 39,5. Et ça, ça ne court pas les rues (en ballerines)!

samedi 31 juillet 2010

RIP ma carte de banque

Aujourd'hui n'est pas une journée ordinaire! Quoi? non, on s'en fout un peu que ce soit l'annif de J.K. Rowlings et de Louis de Funès (d'ailleurs, lui ne le fête plus beaucoup ces dernières années...)

Non, aujourd'hui, 31 juillet, c'est la fin d'un cycle, la fin des soldes, le moment où la carte de banque, exsangue, met un genou en terre en vous suppliant d(e l)'épargner. Oui, il est temps qu'on soit le 1er août, que toute cette fièvre acheteuse se guérisse par la fin des faveurs pourcentesques.

J'avais pourtant dit que je n'avais besoin de rien. Ou en tout cas, de pas grand chose. Trois fois rien, quoi. Si je trouvais un jean's, une belle veste de tailleur (voire le pantalon ou la jupe qui va avec), des ballerines, un twin-set, j'étais contente. Je n'avais même pas tellement tellement envie de faire les soldes, eh oui.

Heureusement, j'ai envie de dire... Parce que si j'avais élaboré un plan de bataille sophistiqué genre "Jour 1: avenue Louise, de 10h30 à 12h: Comptoir des Cotonniers; 12h à 13h30: Zadig et Voltaire; (et continuez à remplir l'horaire avec Karen Millen, Mer du Nord et autres)", bonjour le carnage... J'ai déjà tenté ça en janvier ("tududuuuuuu oooooh mais que voiiiis-je? Karen Millen et Comptoir des Cotonniers situés à un jet de pierre l'un de l'autre? Bah, un coup d'oeil ne peut pas faire de mal..."). Il a fallu des mois à ma carte de banque pour esquisser ne fût-ce qu'un sourire.

Des mois, et on arrive déjà à juillet. Oooouuuuuuh que ça va vite! Aux starting-blocks, je me suis plutôt dirigée vers les librairies, je n'ai plus besoin de vous l'expliquer. Mais il se fait que parfois, oui, euh, j'ai fait un détour par certains magasins de fringues. Ca arrive, oui, effectivement, hem euh eheh.

Bon, la première tournée shopping -aux Grands Prés de Mons- s'est soldée (c'est le cas de le dire) par une addition de 100 euros environ:

- un jupon de princesse bohémienne (oui, ya moyen) ou de Sissi dans sa période princesse bavaroise (mais faut lui adjoindre un boléro près du corps).
- mon premier T-Shirt marinière, mais attention! pas le bête T-Shirt à lignes bleues, non! Vertes, les lignes. L'est très très joli
- une robe en lin toute légère, charitablement qualifiée de "chemise de nuit" par une amie que je ne nommerai pas (hein Flo! :D ) (tout ça chez Mango)
- un petit marcel blanc tout simple, même pas soldé (mais à 5 euros quand même)
- et un gilet à pans asymétriques tout fluide, tout joli (les deux chez New Look)

Après cette première rafle, j'ai décidé que c'était fini, pour de bon. Après tout, j'avais trouvé ce que je ne cherchais même pas, je n'allais pas prendre le risque en plus de chercher. Et de trouver.

Je peux vous dire qu'à Paris, j'ai été héroïque, au moins cinq minutes. J'ai reposé une jolie robe/tunique marinière aux Galeries Lafayette, de même que, un peu plus tard, un T-Shirt marinière chez H&M (mais attention! pas une bête marinière! des lignes rouges!). Et toute guillerette, toute fière, même -osons le mot-, de cette force mentale rarement vue... j'ai pilé devant chez Comptoir des Cotonniers. Bon, précisons que c'est M. Léludemoncoeur, vil tentateur, qui m'a signalé innocemment "oh! regarde! Comptoir des Cotonniers!" et, avant qu'il ait pu dire "ouf!", m'a vue m'engouffrer dans le magasin. "Je vais juste jeter un oeil", que j'y ai dit. Je suis ressortie avec cet oeil enamouré et la petite veste "chabadabada" que je ne vous ferai pas l'insulte de vous rappeler puisque vous lisez mes billets religieusement :-)

Acte trois de ces soldes: l'oubli de mon GSM au boulot. Ca peut sembler anodin, mais quand vous terminez trois nuits, que vous vous exclamez "liiiiiiiiiiiiiibre! je suis liiiiiiiiiibre (jusqu'à dimanche compris)!" et que vous retombez brutalement sur terre "mert'! mon GSM! Va falloir que je me retape EXPRES le boulot pour aller le chercher", il faut des compensations. C'est obligé. J'ai donc planifié un petit crochet par le Comptoir des Cotonniers bruxellois, incitée que j'étais par mon amie Bab's, qui m'avait lâché incidemment "il reste quand même pas mal de trucs..."

Sauf que pour arriver au magasin, j'ai fait un crochet par la nouvelle galerie Anspach et que je me suis arrêtée, par curiosité (et c'est un vilain défaut, me chuchote ma carte de banque) chez Hilfiger Denim. Qui faisait 50% sur sa collection d'été. OhoooOoooOh! Je suis (évidemment?) ressortie avec une mââââââââgnifique petite veste kaki féminine et décontractée à -50%.

Enfin est arrivé le Comptoir des Cotonniers. Ce magasin est un véritable pousse-au-crime, c'est le moins qu'on puisse dire... Vendeuse sympa et disponible (sans être lourde), matières et couleurs à tomber, vêtements originaux, beaux basiques. Le seul problème, comme je l'ai déjà mentionné, c'est la tendance à ne proposer que des machins qui se lavent à la main... MAIS quand on aime, hein... J'ai quand même finalement trouvé un petit dessus qui se lave en machine, un autre qui se lave à la main et le troisième à sec (pour pas s'emmerder avec les plis). Et ce dernier, c'est... le pantalon qui va avec ma petite veste d'amour! Elle est pas belle la vie? (elle est belle, hein, mais elle coûte, surtout pendant les soldes)

Cet aprèm, si tout va bien, on va faire les soldes pour M. Léludemoncoeur chez Dod. Des vêtements de marque déjà dégriffés en temps normal et encore plus soldés, c'est la classe. Le problème, c'est qu'il y a des rayons femmes. On ne peut donc jurer de rien...


C'est tout? se demande le lecteur effrayé. Oui, c'est tout. Enfin... il se pourrait aussi qu'on ait acheté une voiture aux soldes d'hiver, reçue aux soldes d'été, mais ça, c'est une autre histoire...




La robe en lin (bleu clair) aka la chemise de nuit


la veste Hilfiger


Le pull chauve-souris à-laver-à-la-main

L'ensemble veste-pantalon carotte + le marcel blanc :-)

Mention spéciale au super sac Hilfiger :-)


mardi 20 avril 2010

Des cendres? Décoller, plutôt!

Ca y est, ça se précise: maintenant que le nuage (mais à QUOI il ressemblait, finalement??) s'est barré, ou du moins qu'on le dit moins dangereux que prévu, on peut enfin commencer à envisager le départ en Afrique centrale dans... trois jours. Tr... Quoi? Arghl, je me mets à hurler maintenant ou j'attends ce soir pour pleurer nerveusement?

Bon allez, j'exagère (sans blague?). Les préparatifs sont aussi avancés que possible. J'ai récupéré depuis quelques jours l'usage de mon bras gauche, qu'un vaccin anti-tétanos avait sournoisement endolori. J'ai failli MOURIR du bras gauche tellement j'avais mal! Et M. Léludemoncoeur a failli perdre au moins un oeil le jour où il a tenté le jeu du "et là? t'as mal?". On ne rigole pas avec la douleur, merci.

Vendredi, je suis allée à la pharmacie en heure creuse pour pas me faire détester par des milliers de gens en attente. J'ai sorti ma liste, qui s'est déroulée jusqu'au milieu de l'officine. Il y a des questions existentielles dont on ne soupçonne même pas l'existence, ah! mais je vous jure! Exemple: "Aloooooooooors... quel anti-moustique me conseillez-vous?" (avouez que maintenant, vous n'en dormirez plus!) "j'ai celui-là, vous le préférez en roll-on ou en spray?" (euuuuuuuh, vite vite, une réponse!!) "petits ou grands, les pansements stériles?" (va pour les petits, j'ai pas l'intention de me faire bouffer la jambe par un crocodile...). Bref, une quarantaine de questions et une demi-heure plus tard, ma "petite liste" médicale est toute cochée. Ca, c'est fait!

Les visas suivent leur cours (celui de l'euro, hem) et je les palperai en vrai vendredi. Si Dieu le veut.

Restait donc l'épineuse question du "mais qu'est-ce que je vais me mettre?". Je vous passe l'étape "ouh! mon Dieu!! un boudin blanc!!" d'une première séance d'essayage la semaine dernière. Quelques bols de soupe et efforts plus tard, ça va djà mieux. En même temps, fallait mordre sur sa chique et rentrer le ventre. Je l'ai dit et je le répète: il est hors de question que je me balade cul nu sur le fleuve Congo! On n'y reviendra plus, rhooo! Vous êtes fatigants, à la fin!

Après le boulot cet aprèm, je suis donc allée donner un avant-goût de chaleur tropicale à ma carte de banque (on n'est jamais trop prudent, un coup de chaud est si vite arrivé...). Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a chauffé la coquine! Je ne suis pas une modeuse invétérée, je ne vous décrirai donc pas par le menu ces jolies tuniques féminines comme tout, en lin pour supporter la chaleur et en beige/kaki (oui, moi, quand je trouve un truc qui me va bien j'en achète en série dans des couleurs différentes, ça s'appelle capitaliser sur une valeur sure), ce t-shirt et ce legging en coton blanc pour dormir (mais QUI dort habillé? Quoi? Vous? Ah... euh... eheh; bon ben on dira que moi, j'attends d'aller sous 32° pour dormir en T-Shirt longues manches, la vie est cruelle, parfois...), le petit top classique mais pratique et les paires de chaussettes. On notera aussi au passage le joli chapeau qui me fera ressembler au final à... eh oui, une touriste européenne en goguette en Afrique (Tintine au Congo, it's me!).

Cette petite virée shoppesque m'a en tout cas convaincue d'une chose: le vaccin contre la fièvre jaune ne protège pas contre la fièvre acheteuse!

jeudi 8 avril 2010

Ne nous soumets pas à la tentation

Enfer et damnation! Ce matin, mon amie Bab's m'a innocemment transféré une newsletter qu'elle venait de recevoir.

Mon amie Bab's savait très bien à qui elle l'envoyait. Ne m'a-t-elle pas dit, d'ailleurs, qu'elle ne pouvait pas ne pas partager l'info avec moi?

Car le Comptoir des Cotonniers, c'est ma découverte mode de l'année dernière. De jolis vêtements dans des couleurs sobres et de belles matières, surtout. Ma peau à tendance transpirante me bénit quand j'enfile ma douce chemise en coton ou ce joli pull en cachemire. Elle me l'a jamais dit comme ça, mais je le sens bien.

Evidemment, la qualité, les belles matières, ça se paie, et pas uniquement en lavage à la main (ouais, c'est l'autre gros défaut de ces vêtements, ya quasi rien qui va en machine...). Le moindre T-Shirt va vite chercher dans les 40 euros (voire plus) et la petite robe toute simple dans la centaine d'euros bien tassée.

Heureusement, ils font souvent des promos. Outre les soldes d'hiver et d'été, ya aussi les promos de printemps et d'automne. Oh! que ça tombe bien! :-) Or, donc, cette semaine, c'est promos de printemps. Ca commence aujourd'hui et ça se termine dans une petite semaine. On dit merci qui?

Allez, toutes avec moi: "et délivre-nous du mal"...



PS: Bab's, tu restes mon amie quand même, hein!


PPS: c'est qui qui me lit depuis la Grande-Bretagne, hein, dites?
Edit 15h57: il m'a fallu plus de 4h de cogitation (et une pause sieste) pour avoir l'illumination mais... je salue donc Léone, en direk laïve de Londres (la clâââsse intégrale)