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vendredi 26 novembre 2010

Un mois et personne n'est mort

Un mois! Ca fait 31 jours à peu près qu'on s'est installés chez les parents Léludemoncoeur et personne n'est mort. Vous aurez noté que je dis "à peu près", ce qui signifie que le mur de la chambre ne s'enrichit pas chaque jour d'une petite barre gravée genre "allez, encore un de passé".

Pourtant, on a frôlé le pire. Je me souviens de ce début de cohabitation, où je me levais pour aller vider ce qui restait comme brol dans notre appart. Où je rentrais comme un zombie, le soir, tellement harassée que je n'arrivais plus à parler (qui a dit "faut pas demander"? tu sors!!). Et où j'entendais résonner dans ma ptite tête "un déménagement ça se fait en deux jours, facile!". Ces jours-là, oui, je peux l'avouer avec les 31 jours-à-la-grosse-louche de recul, on a atteint une intensité paroxystique faite d'envies de coups de raclette bien placés zé sentis.

(à ce propos, vous avez vu ce Monsieur et Madame Clette qui ont appelé leur fille Lara? Déjà, s'appeler Clette*, en Belgique, c'est pas super facile à porter, mais alors nommer sa fille Lara... O_o Et en plus, ils disent qu'ils l'ont pas fait exprès... Même dans les pires blagues Monsieur et Madame on ne l'aurait pas faite, celle-là!)

(ou si?)

(Monsieur et Madame Ledivinenfant ont deux filles, comment s'appellent-elles?)


(tout cela nous éloigne de nos moutons de poussière, non?)

Donc voilà, on a échappé aux coups de raclette meurtriers, au divorce pour désentente irrémédiable (c'est comme ça qu'on dit, non, quand on est une star?) et la vie à quatre a repris doucement. C'est marrant, certaines choses n'ont pas changé d'une goutte en trois ans. Tenez, ce robinet qui fuit, mais uniquement parce que l'eau froide n'est jamais refermée à fond. Ou ces recommandations inquiètes: "fais attention avec la voiture, hein, parce qu'il y a du vent/de la pluie/de la neige/des feuilles mortes/du soleil" (biffez la mention inutile). Ou le plat de pâtes à la sauce tomates. Ou la petite image pieuse cachée au-dessus de l'armoire.

"Mais ça va? C'est pas trop dur? Vous tenez le coup?"

C'est sans doute la question la plus fréquemment entendue ces 4 ou 5 dernières semaines. J'aurais tort de me plaindre! On est logés, nourris, blanchis. Les tâches ménagères qui me faisaient horreur me sont à présent quasiment interdites (et est-il besoin de préciser que je n'insiste pas trop?), à peine tolère-t-on que je fasse un peu de vaisselle (en cachette) et que je range les vêtements lavés et impeccablement repassés dans la garde-robe.

Je trouve tantôt un plat de pâtes, tantôt une assiette de bouillon, tantôt un calzone et tantôt des calamars/artichauts farcis/steak panés/... Autant dire que l'angoisse de la casserole vide ne m'a plus vraiment taraudée ces derniers temps. Et quand je décide de me mettre aux fourneaux, Maman Léludemoncoeur me regarde avec adoration. "Rhoooooo! Mais elle cuisine, en plus!!" (bon, ils n'en mangent pas, mais ça, c'est le next step si on reste assez longtemps...)

On a une connexion internet accessible tout le temps et à tous les deux. On a désormais deux télés pour que chacun (parents/nous) puisse regarder ce qu'il veut sans frustrer les autres. De quoi se plaindrait-on, hein, franchement?



Bon allez, c'est pas tout ça, faut que j'aille faire mon sac. La cohabitation, c'est bien, mais les week-ends à Amsterdam entre amies, ça vaut son pesant d'antipasti aussi.



PS: Pamina, on se voit le 3 décembre, alors! :-)

PS2: la réponse du Monsieur et Madame: Hélène et Ludivine.


*Pour les Français(es), "Quel klette!" équivaut à "quel con!"

dimanche 21 novembre 2010

Honni soit qui Maé y pense

Il y a au moins un avantage dans le fait d'habiter la région du Centre: il ne faut pas se taper des dizaines de kilomètres pour aller chez Dod. Je ne sais pas quel cheminement d'idées leur a permis d'arriver à la conclusion "il faut absolument qu'on s'installe dans le zoning de Bray/Péronnes", mais toujours est-il qu'ils y ont implanté un magasin. Dans une sorte de vieux truc qui paie pas de mine, mais voilà, c'est pas vraiment pour la déco qu'on va dans un outlet, si?

En général, c'est M. Léludemoncoeur qui propose la virée. Depuis qu'il a découvert Dod, il ne s'habille plus que là. Trois à quatre fois par an, une subite inspiration le saisit et une lueur s'allume dans son regard: "on passe chez Dod cet après-midi?" Moi, je n'ai évidemment besoin de rien mais, pour lui, je me plie de bonne grâce à la séance shopping (sans déc'? ;-) ).

A l'entrée, c'est toujours le même rituel: un dernier bisou, puis un dernier regard et on bifurque. Lui à gauche vers le rayon homme, moi à droite pour aller évaluer la marchandise d'un oeil détaché et serein. Evidemment, je tombe toujours sur au moins une pièce que je verrais bien rejoindre ma maigre garde-robe. J'essaie, je remets, je réessaie, je déniche autre chose. Au moment de nous retrouver au milieu (à la caisse), j'ai quasi autant d'articles sur les bras que mon homme et ses trois virées shopping par an.

En général, j'aime bien rester une partie d'après-midi dans cette espèce de hangar amélioré et chauffé des années 70. Sauf qu'hier, en entrant, j'ai entendu la bête voix de Christophe Maé. Bon, pas grave, Dod est branché sur Radio Contact qui, dans mon souvenir, a la lumineuse idée de ne pas laisser les chansons se terminer. On sera donc bientôt débarrassés de ce bêleur.

Sauf que non. La chansons se termine, et après un mini-blanc, la suivante se lance. Horreur!! Un DISQUE de Christophe Maé!! Un CD entier!! Je me suis alors rendu compte que mon seuil de tolérance à la souffrance est extrêmement bas. Je me voyais déjà tomber sur le sol en me tortillant de douleur, genre Harry Potter quand on lui fait un Endoloris, en suppliant de m'épargner et de mettre plutôt, allez, s'il fallait vraiment choisir... du Lara Fabian. Oui, même ça je préfère.

Christophe Maé chante toujours pareil, c'est un fait. Et il ne chante que des conneries, c'est fou.

"Je sais qu'on revient pas en arrière
Et que tu reviendras pas non plus
Mais si tu changeais d'avis quand même
J'te jure que tu ne serais pas déçue


J'ferais des efforts vestimentaires
Je rentrerais à l'heure prévue
On passerait les dimanches à la mer
Comme on faisait au tout début"

(Dingue dingue dingue <- c'est le titre de la chanson, c'est pas moi qui le dis)


J'ai eu un sursaut d'espoir en entendant le disque déraper et devenir fou. Mais après un joli silence, c'est reparti jusqu'au bout (merde, je me mets à faire des rimes, faut que j'arrête de chercher les paroles de ses chansons sur le net!!).

Je vous avoue que j'ai eu un soupir de soulagement quand le fond sonore est repassé sur Radio Contact (eh oui! il en faut peu pour être heureux) et qu'on a pu recommencer nos courses tranquillou. Et c'est vrai qu'après tout le Maé qu'on s'était donné, on a vraiment feelé good!

dimanche 7 novembre 2010

Le tam-tam à deux faces

Ce que je sais, c'est que je ne sais rien.


Ô lecteur attentif, quelle est cette lueur d'inquiétude qui voile ton regard? Non, la philosophie ne m'est pas tombée dessus parce que c'est dimanche et l'ennui d'un après-midi dominical ne me poussera pas à aller voir si l'ortie, qui ce matin était sortie...

Non. C'est une révélation qui m'a frappée en pleine figure aussi sûrement qu'une planche d'armoire: plus j'avance, plus je me rends compte que je ne sais pas grand chose. En trucs de la vraivie, je veux dire. Quelles sont les démarches pour se faire rembourser à la mutuelle, comment on fait une offre pour une maison, comment se calcule le précompte immobilier et ce genre de joyeusetés.

Je ne blâme pas mes parents. Après tout, je ne sais pas si ce serait normal de convoquer ses enfants un soir autour de la table familiale en disant: "So Fille, tu es presque une adulte: il y a des choses qu'il faut savoir quand on a huit ans. Saint-Nicolas n'existe pas et puis pour les papiers de la mutuelle, faut pas traîner pour les renvoyer, tu vois?" Papa, Maman, je vous remercie de m'avoir laissé découvrir par moi-même que Saint-Nicolas n'apportait pas en personne les cadeaux aux petits zenfants sages. Vous avez préservé mon enfance.

Mais maintenant, à l'âge considéré comme adulte, me voilà avec des questions essentielles zé de la plus haute importance: Et Père Noël, alors, il existe pas non plus? Comment s'qu'on fait pour acheter une maison? n'en est qu'une parmi d'autres...

Dans ces cas-là, radio Tam-Tam fonctionne à plein. Et vas-y que je te commence un chat sur gmail pour obtenir l'avis de l'une, et hop que je fonce sur Facebook pour que l'autre me conseille... C'est pratique, d'avoir des copines qui sont passées par les mêmes trucs avant. Je pose plein de questions de toutes sortes, pour tenter de maîtriser le sujet (les filles, je profite de l'occasion pour m'excuser platement pour les fois où je vous saoule...), d'en comprendre les enjeux, les pièges et les facilités.

M. Léludemoncoeur, ça le fait grimper au plafond de me voir en conversations perpétuelles avec les copines sur tels ou tels sujets sans que rien de véritablement concret n'aboutisse. "Mais tu te projettes dans des choses qui n'existent même pas!", qu'il me lance, exaspéré. Mais pour qu'elles commencent à exister, faut y penser, faut y réfléchir! Moi, ces conversations me permettent de soupeser un sujet, d'avoir l'impression d'y être préparée quand il faut se lancer. Et puis ça me rassure.


Enfin, pas toujours, en fait, parce qu'il y a aussi les "quoi? mais si vous faites pas une offre rapidement, la maison risque de vous filer sous le nez!" et autres "mais comment t'as la patience d'attendre? Moi, je pourrais pas..." Moi non plus, je ne peux pas, mais je m'applique à ne pas m'emballer trop vite, j'essaie de ralentir un peu le rythme (d'abord de mes battements cardiaques).

Là, par exemple, j'ai furieusement envie de téléphoner ou d'envoyer un message à la fille de l'agence, pour lui demander en urgence des nouvelles de notre offre. Alors que vendredi, j'étais partie pour attendre jusqu'à demain pour aller aux nouvelles, partant du principe que s'il y avait une enchère, si la réponse du propriétaire était non, l'agence nous aurait appelés pour nous le dire... Evidemment, ça n'empêche pas les poussées de stress, les interrogations, mais inch'allah! J'attends mais M. Léludemoncoeur devra vraisemblablement appeler dès qu'ils ouvrent la porte de l'agence à 9h00 demain matin, je le veux!


D'ici là, je reste zen, calme et je prends mon mal en patience. Après tout, il ne reste plus que 22h et 17 minutes à attendre...

samedi 6 novembre 2010

Grazie di cuore a la mamma

Chère Maman Léludemoncoeur,

Il faut que je vous dise MERCI. Oh! Je sais que vous n'aimez pas les remerciements, même si vous nous accueillez chez vous sans protester (ahah la bonne blague) pendant quelques mois et qu'on a fait augmenter la consommation d'eau, d'électricité, de chauffage et de chips de 400% en deux semaines. Vous trouvez ça normal, ça vous fait plaisir. Mais ce n'est pas pour ça que je prends la plume aujourd'hui. Non, je voulais vous remercier d'avoir fait un fils normal.

Ok, il considère qu'un repas sans viande et sans frites (ou sans pâtes, ça marche aussi) n'est pas vraiment un repas. OK, il nous fait parfois des crises de mauvaise foi. OK, il est resté chez vous jusqu'à 32 ans et puis est revenu trois ans plus tard (c'est maintenant). Mais ça ne semble pas lui avoir laissé trop de séquelles. Il se contente de vous appeler dans son sommeil et de manger des pizza trois fois par semaine, par nostalgie. Normal, quoi.

Déjà, à la base, vous avez évité l'écueil du prénom italien trop connoté. Genre Salvatore. Ou Giuseppe. Il ne fait pas d'UV pour garder un teint hâlé. Il ne met pas de chaussures "de louxe" ni de costumes à grosses rayures, qui devraient faire élégant mais qui font juste maquereau mafieux. Il ne remet pas sans cesse sa mèche en place. Il ne parle avec les mains que quand il s'anime. Votre fils, donc, est tout à fait normal. On pourrait presque le confondre avec un Belge ou un Français.

Et puis, il faut que je vous remercie de votre attitude envers moi. Jamais vous ne m'avez demandé de me montrer en sous-vêtements pour que vous puissiez soupeser (du regard) la marchandise. Ca, c'est très chic de votre part. Vous m'avez parfois fait des cadeaux incongrus (une petite culotte, par exemple), mais jamais vous ne m'avez proposé de me payer une augmentation mammaire ou une liposuccion pour coller mieux aux standards de beauté que doit forcément atteindre la femme de votre fils. Franchement, c'est tout à votre honneur. Je vous soupçonne tout de même d'avoir un problème à l'oeil, car je ne comprends pas comment, alors que j'ai le cheveu hirsute et le peignoir mal noué, vous pouvez vous exclamer que je n'ai rien à envier un mannequin (ou alors, donnez-moi d'urgence le numéro de votre chirurgien ophtalmo, je veux subir la même opération!).

Vous m'avez aussi acceptée dans votre maison, sans me reléguer dans une niche au jardin et je dois souligner votre sens de l'hospitalité, toute méditerranéenne sans doute. Le fait que j'ai étudié (à l'université OMG!) et même le fait que je travaille ne semblent pas vous incommoder. Vous êtes une progressiste, chapeau!

Il faut tout de même que je vous fasse une confidence: le ménage, c'est pas trop mon truc. Je laisse de la poussière dans certains coins et j'évite les bibelots partout, justement pour pas trop devoir les épousseter. Et puis, parfois je sors avec les copines. Sans votre fils. Et je bois de l'alcool, parfois. Je ne passe pas des heures dans la salle de bain à me pomponner. Je n'ai qu'une seule robe avec des paillettes.

Malgré tous ces défauts rédhibitoires, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur et que vous laisserez votre fils repartir avec moi dans quelques mois. Sinon, on trouvera bien une solution. Passer à Confessions Intimes pour avoir l'aide de la coach, par exemple.

Bien à vous,

So Fille

lundi 1 novembre 2010

De toute façon, ya plus que ça à faire

Ca y est, on s'installe progressivement. Les caisses disparaissent peu à peu, remisées dans un coin du garage, allégées ou pas. Les commodes se sont remplies, les bouquins refont leur apparition un peu partout. Des qu'on a ressortis des caisses, d'autres qu'on a achetés -oui, déjà...

La tranche de vie "à deux chez les parents Léludemoncoeur" est donc entamée, à coup de délicieux carciofi* farcis, de brodo et de calzoni. Rien que du light, quoi :-) C'est un miracle si je sors de cette cohabitation sans être lestée d'une bonne dizaine de kilos en plus.

Je flotte (profitons-en tant que les carciofi et calzoni ne me clouent pas au sol) dans une sorte d'irréalité depuis quelques jours. Car samedi, à peine digéré les épisodes "états des lieux/remise des clefs" et "petit détour par la banque", nous sommes allés à l'agence immobilière, pour faire une offre sur la maison qui nous a tapé dans l'oeil.

On a "pris notre temps". Depuis la première fois que je l'ai vue, cette maison, il s'est passé un mois, un mois qui m'a semblé une éternité parfois. J'ai cassé les pieds et les oreilles de M. Léludemoncoeur avec mes angoisses. Et si quelqu'un la chopait sous notre nez?? Les mails, chats et autres questions lancées au vol par des collègues-amis-famille intéressés n'ont pas allégé la pression ressentie, mais cette fois, ça y est.

Une autre éternité se profile désormais. Une éternité qui durera quinze jours, le temps de réflexion accordé au propriétaire pour donner sa réponse à notre offre. D'ici là? Ben on se tait, on regarde éventuellement les photos pour se dire que oui, elle est plutôt pas mal cette maison. Ou, comme moi, on scrute les façades de la même couleur pour voir quelle couleur de châssis les gens ont choisie.

Et on attend. De toute façon, hein... ya plus que ça à faire.


*artichauts

vendredi 29 octobre 2010

Back!! (oui, déjà :-) )

Je me pensais réduite au silence bloguesque (et même net-esque) jusqu'à mardi prochain au moins, jusqu'à ce que notre imprévoyance soit palliée par un technicien zélé de chez Noo (la société de télévision numérique+internet bien connue en Wallonie). Je me voyais déjà contrainte de ruminer mes pensées en moi-même, sans pouvoir les faire partager à tous mes amis Facebook. J'y voyais -philosophe- une forme de rehab (oh I won't goo no no!), me disant qu'une coupure, un retour à la vrévie ne pourrait qu'avoir un effet bénéfique.

Et puis paf! Au milieu de ce pays de trainings-moumoute (j'ai vu plus de filles en training en deux jours qu'en trois ans passés au loin) et de ce quartier de petits vieux (pardon, de pensionnés actifs), quelques réseaux wifi ont fait leur faible apparition. Faibles, certes, mais suffisants pour écrire un billet blog et laisser éclater sur Facebook ma joie de pouvoir communiquer avec le moooooooonde entchier (comme on dit par ici).

Réjouissez-vous, mes zamis, déjà, mon déménagement (ne) m'a (pas) tuer. Bon, il m'a niqué les mains (coupures et gerçures en tous genres), le dos (ça rime avec lumbago) et les nerfs (M. Léludemoncoeur se cache encore derrière son clavier). MAIS, mais, ce qui ne tue pas nous rend plus forts. Et plus riches aussi. Oui, parce que le monstrueux toursiveux  chipoteur propriétaire n'a pas été si chipoteur que ça et nous ne nous sommes même pas énervés. Nous en avons été les premiers surpris mais, une bonne heure après le début de l'état des lieux, nous étions sur le trottoir avec nos derniers effets et le papier pour récupérer une garantie locative complète. Ouf!

Nous voilà donc à temps plein chez Papa et Maman Léludemoncoeur et il faut bien dire que rien n'a vraiment changé. Enfin si, la chambre. C'est toujours la même pièce, mais plus les mêmes couleurs ni les mêmes meubles. Pour le reste, c'est toujours l'accueil débordant de gentillesse, l'odeur de "brodo" (le bouillon de poule) quand on rentre, les conversations qui reprennent naturellement en italien.

Car oui, mon cerveau embrumé par la fatigue des derniers jours doit se secouer et refaire l'effort, retrouver le mot pour le dire ou la tournure pour le contourner. Je pourrais, si je le voulais, répondre en français, ça ne gênerait personne. Mais avant d'aimer un Italien, j'ai aimé l'italien, tout simplement. Dès l'école secondaire, je me suis dit que j'avais envie d'apprendre cette langue du sud. A l'unif, j'ai commencé mollement, avant de me rendre compte que le cours était rempli de gens qui faisaient comme moi avec le néerlandais: ils avaient choisi la facilité d'une langue qu'ils connaissaient déjà bien, et qui leur rapporterait des points en fin d'année.


Il a donc fallu M. Léludemoncoeur (et surtout sa famille) pour que je m'achète une méthode Assimil et que je m'y mette sérieusement. Quel bonheur de pouvoir lui sortir "sei un mostro!! ne ho abbastanza!!" (eh oui, ya une leçon sur les engueulades en italien dans la méthode assimil...). Avec les trois ans passés à deux tous seuls dans un appartement-comme-des-grands, on est totalement repassés au français, gardant l'italien (voire le sicilien) pour les vacances. Mais là, c'est reparti et ça me plaît. Ca m'oblige à revoir mon vocabulaire, à l'enrichir, à tenter de décrypter le sicilien pour suivre les conversations plus personnelles, voire carrément censurées (eh oui, ya aussi des injures en sicilien...).

Bref me revoici l'esprit un peu reposé, la garde-robe (encore) un peu regonflée (merci le petit tour aux Grands Prés de Mons cet aprèm), encore plein de caisses à défaire/trier/ranger et des heures de sommeil à rattraper.

Cette petite période de disette bloguesque m'a en tout cas permis de me rendre compte qu'il me reste encore tellement de choses à vous dire!

dimanche 24 octobre 2010

Au coeur du bombardéménagement

Mesdames et Messieurs bonsoâââr,

C'est une véritable scène de vie qui se déroule en ce moment à BÎÎÎP: un vrai déménagement, par des vrais gens et nous rejoignons tout de suite notre envoyée tellement spéciale que c'est elle qui déménage:

Ouiiiii, bonjouuuuuur. Alors je me trouve donc ici au coeur du bombardéménagement. Ca a vraiment commencé hier, mais on oscille encore entre vrai bordel et vidage progressif de l'appartement. On peut en tout cas dire qu'il n'est plus possible d'y loger, ni d'y manger, ni de regarder la télé assis confortablement dans les fauteuils car, si ceux-ci n'ont pas encore disparu, les coussins qui les garnissaient ont, eux, levé le camp depuis peu.

Les armoires se vident, le camion se remplit, les forces faiblissent peu à peu, les cartons changent d'emplacement, on peut donc dire que c'est en bonne voie.

Une réflexion nous vient à la vue de ce chambardement: mais qu'est-ce qu'on peut accumuler comme brol en trois années!! C'en est effrayant!

Restent deux choses qui nous sauvent, ici: une connexion internet et Pilouchet le chat, qui ne quitte plus mes genoux dès que j'ai le malheur de m'assoir. Voudrait-il me charmer pour que je le prenne avec que ça ne m'étonnerait pas...

(dégâts collatéraux constatés: de belles grosses griffes sur le visage (tentative pathétique de vengeance du chat "aaaaaaaah! vous ne pensez pas me prendre avec, eh ben tiens! prends ça!") et une planche tombée sur la tête. Bah! Oui, quand on écarte les deux parois qui la tiennent, fatalement, ça tombe... Je le saurai pour le prochain déménagement.)

Allez, à vous les studios, je me replonge dans les rangements et autres vaisselles de dernière minute :-)

mardi 12 octobre 2010

Histoires de déménagement (suite mais pas fin)

Décidément, les jours se suivent et ne se ressemblent pas, quand on parle déménagement.

Or donc hier, j'avais rendez-vous chez Shurgard pour aller voir leurs installations, le fonctionnement du bazar et -enfin!!- savoir ce que ça allait me/nous coûter. Je suis une pucelle des garde-meubles, moi, et j'étais restée coincée quelque part entre le 50 euros par mois que mon amie Anne-Françoise avait payé pour son garde-meubles à elle et les 6 euros du mètre cube par mois facturés par une société de déménagement, qui ne faisait garde-meubles que si on prenait l'option (onéreuse) du déménagement chez eux.

Dimanche, M. Léludemoncoeur s'est à moitié étranglé avec sa (très bonne) pizza quand j'ai évoqué la possibilité que le garde-meubles nous coûte "peut-être 150 euros par mois". "150 euros par mois???? Tu rigoles j'espère?? Si c'est ça, on vend tous nos meubles et on en rachètera d'autres quand on aura trouvé une maison!! Ca nous fera des économies!!"

Là, mon monde domestique s'est écroulé: vendre mes fauteuils, dans lesquels mon délicat fessier a laissé son empreinte? En quinze jours?? Fingers in the nose, baby! "On se calme", qu'il me dit. "Va d'abord voir la proposition que te fait Shurgard. Si ça tombe, ce sera 50 euros par mois."

Me voilà donc toute guillerette par un beau matin ensoleillé d'automne sur de magnifiques routes barrées par des travaux avec un GPS qui a parfois tendance à perdre la boule, direction le Shurgard le plus près de chez nous.

Là un jovial monsieur m'enferme à double tour à l'intérieur de ce sympathique complexe de box de garage. On se rend dans une partie précise en petite voiturette de golf, ce qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Il me montre un box de 3x3x3 mètres. Ca a l'air assez petit, mais paraît qu'on peut caser tous les meubles d'un appart deux chambres. Bon, si tu le dis, bouffi... Pendant qu'il inspecte les petits coins, il me lâche le prix: ce box coûte...



......



215 euros par mois. Auxquels il faut ajouter l'assurance, le cadenas et les frais de dossier. Heureusement que le monsieur regardait que ses coins étaient bien carrés, parce que s'il avait vu ma tête, il aurait tout de suite compris. Il aurait pu m'annoncer ça par téléphone, ça nous aurait fait gagner un temps précieux à tous les deux (5 minutes pour lui, un aller-retour et 5 minutes pour moi).


Restait donc la solution de tout bazarder, de vendre nos meubles et puis basta, de repartir tout neufs avec nos meubles tout neufs aussi (et de faire quelques heureux au passage).

Et puis est arrivée l'intervention providentielle de mon amie Ingrid (aka, la charmante maîtresse de maison). Ingrid n'a pas seulement une batterie impressionnante de pots Tupperware, elle a aussi quatre étables (oui quatre, pratique quand on punit les enfants; un par étable pour qu'ils puissent pas jouer ensemble, na!) dans lesquelles on pourrait entreposer nos meubles.

M. Léludemoncoeur est toujours d'avis de jeter vendre nos meubles passqu'on-ne-sait-pas-s'ils-iront-dans-la-nouvelle-maison, je suis plus nuancée. Décision dans les prochaines heures (j'espère et puis il faut!!).


J'en profite aussi pour saluer le sponsor principal de notre déménagement: le magasin Champion près de chez nous. C'est lui qui nous fournit les plus belles caisses, celles qui stockent désormais (quasi) tous nos bouquins et qui recueillent notre vaisselle. Pour un paquet de café acheté, quatre caisses emmenées discrètement, je dis oui!!

Pour terminer, une mini-news de notre recherche de maison. La maison que j'ai visitée lundi passé a aussi plu à M. Léludemoncoeur. On va aller la (re)revisiter très vite (maximum lundi prochain, j'espère!) avant de -peut-être!- faire une offre. Dois-je vous préciser que j'ai eu du mal à (me ren)dormir?

C'est vraiment le moment de croiser fort les doigts.

jeudi 7 octobre 2010

Le grand méchant stress

Quand on fait des nuits, on peut avoir quelques effets secondaires, comme par exemple de passer de qui-se-couche-avec-les-poules en chouette, les yeux grands ouverts bien après la tombée de la nuit.

Hier, j'ai donc regardé la fin de Pauline et Paulette sur la 3 (la nouvelle chaîne fourre-tout de la RTBF) puis un court-métrage, "La Légende de Jean l'Inversé", avant de décider que j'allais aller tenter le sommeil en me couchant, savait-on jamais qu'il traîne plutôt dans la chambre que dans la cuisine.

Je venais à peine de me glisser à côté d'un M. Léludemoncoeur endormi comme un bébé que j'ai eu un flash: faut que je fasse des listes concernant notre déménagement! Sitôt dit, sitôt fait, mon carnet et un bic récupérés dans mon sac, je me suis mise à l'ouvrage. Aloooooooooors:

- me renseigner pour un garde-meubles
- me renseigner pour louer un camion de déménagement
- trouver des hommes forts et leur dire qu'on va avoir besoin d'eux pour transporter nos meubles

Ca c'est la short-liste genre bien urgente. Parce qu'en regardant sur mon iPod combien il reste de semaines avant de remettre les clés, j'ai eu un choc: trois semaines. Ouais! J-24 avant le 31 octobre, mais J-22 si je veux m'en tenir à mon planning élaboré dans ma petite tête. Et J-16 avant le déménagement du gros des meubles (non je ne parle pas de M. Léludemoncoeur, il est tout svelte, lui!).


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!


Mon cri intérieur s'est certainement entendu jusqu'en Australie (salut Massoeur n°3!), mais M. Léludemoncoeur n'a pas bronché. Vous imaginez l'effet dévastateur de cette prise de conscience sur mon approche du sommeil... Mes yeux, au lieu de se fermer tout doucement en picotant de sommeil, se sont agrandis, ont envoyé un May Day à mon cerveau qui s'est remis à carburer, pour peu qu'il ait cessé à un moment. Didjâââp!

J'ai continué à dresser la liste des meubles, de ceux qu'on peut/doit démonter, de ceux qu'on pourra jeter délicatement comme ça dans le camion, des caisses qu'il me reste à faire, des trucs que je peux déjà emballer, de ce que je peux jeter.

Ce que j'ai jeté, à ce moment-là, c'est l'éponge. Je me suis précipitée sur un recueil de chroniques de Didier Porte. Qui me rappelle fort à propos que la porte d'entrée, je serai obligée de la démonter pour le déménagement.

Damn! On y revient toujours...

mercredi 6 octobre 2010

La fille qui rêvait de poncer des planchers

La question qui (nous pose une) colle, pour le moment, c'est "et c'est quoi vos critères de recherche pour une maison?". Là, en général, on bafouille, on se regarde comme deux écoliers pris en faute -comment ça, t'as pas eu le temps d'étudier tes leçons??- et puis on se lance. "Bah en fait, euuuuuuh... être près d'une gare avec connexion directe pour Bruxelles et euuuuuuuuuh.... rester dans notre budget (bah oui, quand même!) et euuuuuuuh que la maison nous plaise (quand même aussi)."

Ah oui, on avait dit aussi pas de travaux. Une maison oùsqu'on aurait qu'à poser nos meubles parce que bon, la fibre maçonne italienne a oublié de se transmettre à M. Léludemoncoeur et quant à moi ben... chuis pas italienne (et maçonne non plus, du coup). Et puis vous savez ce que c'est, on est fort pris, on a des jobs bouffeurs de temps et fatalement, pas trop de temps à consacrer à la rénovation d'une maison.

Sauf que bon, dans les maisons qu'on a vues jusqu'à présent, yen a aucune dans laquelle on aurait pu rentrer directement, et je ne parle même pas de refaire les peintures. Maison directement habitable? Ouais tu parles, après avoir refait le chauffage, la cuisine, une partie du toit et la façade arrière... bonjour le détail!

Une sorte des fatalisme s'est donc emparé de moi, et quand j'ai avisé une maison "à rénover" à 110.000 euros, prix à discuter, mon esprit s'est remis à tourner à toute vitesse. Et si on rénovait? Si ça reste dans notre budget, pourquoi pas? Et voilà mon cerveau parti dans des calculs de combien coûte l'isolation d'une toiture, le remplacement du simple par du double vitrage, l'installation d'un chauffage central digne de ce nom et surtout -SURTOUT!- d'une cuisine ikea!

Faut dire que je n'en suis pas à mon coup d'essai. En mai, j'ai complètement flashé sur une jolie petite maison à refaire de la cave au grenier. Oui, mais elle avait un potentiel énorme (et un budget proportionnel pour faire de cette Cendrillon la magnifique princesse que le prince regarde). Et elle avait un atout non négligeable: "Mais regaaaaarde M. Léludemoncoeur, en dessous de cette moquette crasseuse, il y a de mâââââââgnifiques planchers!! Poncés, qu'est-ce qu'ils donneraient bien!!"

Bon, autant vous le dire tout de suite: les planchers, c'est pas ça qui l'emballe mieux qu'un paquet cadeau, le M. Léludemoncoeur. Mais moi, depuis, j'ai gardé ça dans un coin de ma tête, sans doute influencée par mon amie Anne-Françoise qui, avec son Charmant, a transformé les planchers rouge moche de sa maison en petits bijoux dignes de figurer dans un catalogue ikea! Moi aussi, du coup, je veux passer mes week-ends et les longues soirées à poncer du plancher. Je veux m'investir physiquement dans ma nouvelles maison, pouvoir dire "ça, c'est moi qui l'ai fait toute seule!"

Alors voilà, quand je vais visiter une maison, je soulève les coins de vinyle, je scrute les revêtements de sol pour voir si ma folie ponceuse pourra s'assouvir. Et là, peut-être, j'ai trouvé le bon compromis. Reste à faire visiter M. Léludemoncoeur.

dimanche 26 septembre 2010

Trop beau pour être vrai

Ce qui est bien, quand on cherche à acheter une maison, c'est qu'on passe par toute la palette des émotions et des sentiments plus vite qu'une descente en chariot sur des montagnes russes. On peut passer en deux heures de temps de l'optimisme le plus béat à un désespoir profond teinté de scepticisme, avant de flirter avec la copine Incompréhension puis de repartir vers la motivation.

Somme toute, c'est le reflet de la recherche qu'on effectue. On tombe sur toute sorte de biens... et sur toute sorte d'agents immobiliers. Jusqu'ici, on a visité deux appartements, quatre maisons, loupé une visite (pas de notre faute), serré la pogne à trois agents immobiliers et à quatre proprios. J'ai arrêté de compter les coups de fil passés et reçus, c'est d'ailleurs loin d'être fini.

Que dire après ce premier round de visites? Les contours de notre maison idéale se dessinent petit à petit, ça c'est bien. Et la quête de la maison parfaite ne sera pas de la tarte. Résumé:

Nous avons essentiellement visité des biens rénovés. C'est là, évidemment, qu'on se rend compte que la notion est élastique, voire tout à fait personnelle. Accolez-y "avec goût" et vous pouvez quasiment courir vomir vos tripes. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute vraiment, mais alors là vraiment pas. Et s'il n'y a que des photos de deux pièces alors qu'on vous en annonce 9, ça veut vraisemblablement dire que les sept autres sont encore à rénover.

"J'ai failli lui jeter une pièce pour qu'il dégage le passage en lui disant qu'on avait rendez-vous là", m'a négligemment expliqué après coup M. Léludemoncoeur. Après coup? Oui, après que nous nous sommes remis de nos émotions d'avoir vu un agent immobilier presque aussi décrépit que le bien qu'il nous a fait visiter. Il m'avait assuré qu'avec 30.000 euros, on pourrait faire de ce "bien exceptionnel" un "petit bijou". Mmmmh. On s'est dit qu'il devait mentir comme un arraché de dents (vu ce qui lui restait dans la bouche). Mais faut lui reconnaître ça: la maison est vendue avec toutes ses araignées, et on n'est pas volés, elles sont méga grosses et bien vivantes! (au secours!!)

A l'opposé, il y a le jeune premier, prop' sur lui, qui nous lâche juste sans s'excuser ni avoir l'air un peu désolé qu'une des deux visites, c'est soit reporté, soit tant pis pour notre gueule (et tant pis si on avait organisé notre après-midi en fonction...) et qui, devant nos maigres critères de recherche, commente "ah oui... bon, vous n'en êtes qu'aux débuts mmmmmh...".

Vous avez aussi le proprio qui a acheté sa baraque 140.000 euros il y a quatre ans et souhaite la vendre 160.000 aujourd'hui alors que le toit fuit, les murs recrachent de l'humidité et le jardin a été ravagé lors de la tempête de juillet. Ah oui! Et une seule des trois chambres aménagée (la seule qu'on voit en photos, tiens tiens...) et une salle d'eau un peu vieillotte.

Vous voyez, ya de quoi compenser avec une bonne gaufre de Bruxelles se poser quelques questions sur les prix des maisons, sur la potabilité du parc immobilier de cette bonne ville où nous espérons poser nos valises quelques années et sur l'innocence teintée d'un léger soupçon de cupidité des propriétaires.

Le premier enseignement que j'ai tiré de ces quinze jours de recherche, c'est: "Si ça a l'air trop beau pour être vrai... bah c'est sans doute que ça l'est!"

samedi 25 septembre 2010

Le tube de dentifrice explosif

En ce moment, je lis "Agacements, les petites guerres du couple" de Jean-Claude Kaufmann* et, comme sans doute 99,9% des couples, je me retrouve tout à fait dans les descriptions de petites manies qui font tiquer, de choses que fait (ou pas) l'autre et qu'on voudrait qu'il ne fasse pas (ou si) (vous suivez?). Evidemment, ce bouquin suscite la réflexion "et moi, qu'est-ce qui m'agace chez lui (ou elle, ça marche aussi)?"

Parmi les objets cristalliseurs d'agacements, Kaufmann cite, en premier lieu, le tube de dentifrice. Car chacun a sa façon de l'utiliser, de le refermer (ou pas), et si dans le couple les usages diffèrent, ça peut très vite devenir problématique.

Chez nous, c'est le cas (pas que c'est problématique, hein, ça diffère). Je suis une adepte de l'utilisation minutieuse: on commence par presser le fond du tube, pour remonter progressivement vers la bouche, histoire de ramasser le moindre gramme de dentifrice et d'éviter les bulles d'air. C'est la manière économe de procéder, je dirais (surtout, ne pas gaspiller!). C'est ce que j'ai appris quand j'étais petite et que je continue donc évidemment à appliquer.

M. Léludemoncoeur, lui, il préfère appuyer au milieu du tube, tranquillou. Le dentifrice sort, c'est bien. On verra ensuite quand il faudra racler le fond du tube. Et surtout -SURTOUT-... il laisse le tube ouvert.

Et s'expose évidemment à des rugissements quand je passe à la salle de bain après lui. Alors qu'il pensait glisser doucement dans une torpeur bienfaisante en se relisant quelques chroniques de Didier Porte, le voilà soudain à moitié décoiffé par les vaticinations d'une lionne en furie. "M. Léludemoncoeur??? C'est QUOI ce tube de dentifrice même pas rebouché et en plus appuyé en son milieu, hein???" "Oh! Melle Léluedemoncoeur, juré que quand je suis sorti de la salle de bain, ce tube de dentifrice était rebouché!"

Evidemment, ça stoppe tout net les vaticinations susnommées (j'aime bieeeeeen ce mot! :D), parce que la lionne, tube de dentifrice à la main, fait à peu près cette tête: :-/


Mince! on a des petits lutins malicieux qui se promènent dans la maison (ou alors M. Léludemoncoeur est un as de la mauvaise foi, au choix).


Bon bien sûr, l'épisode du tube de dentifrice n'est pas un motif de divorce ("nous n'avons pas les mêmes valeurs, ni la même façon d'appuyer sur le tube de dentifrice") quoique: Jean-Claude Kaufmann raconte l'histoire d'une femme qui ne "pouitchait" pas tandis que son ex-mari oui, et ce "pouitch" a été le déclic pour se barrer et demander le divorce :-)

J'avoue que je suis restée scotchée devant la violence du tube de dentifrice, perplexe quant à l'issue peut-être fatale de ce petit agacement. Je m'en suis ouverte à deux collègues qui m'ont fait exactement la même réponse:

"bah! chez nous c'est simple, c'est chacun son tube!"


C'est sûr, fallait y penser!




Et chez vous, c'est pouitch, anti-pouitch ou tubes séparés?





*et en ce moment, je parierai que mon amie Caro danse toute seule dans son salon parce que je sais qu'elle aime beaucoup ce bouquin :-)

mercredi 22 septembre 2010

A quoi ça sert de se marier, hein?

Acheter une maison ou un appartement en couple, ça vaut largement un mariage, j'ai l'impression.

Notez, je me suis encore jamais mariée, mais on m'a déjà rapporté des histoires de séminaires de couples pour se poser les bonnes questions sur la vision de la vie, des enfants, tout ça, et acheter une baraque, c'est à peu près le même, sauf que tu vas pas t'enfermer pendant des jours dans une abbaye ou un truc du style.

Nan, tu débriefes au resto (c'est mieux, non?) (quoiqu'une bonne bière trappiste avec du fromage... mais alors, faut bien choisir l'abbaye) (ouh! on s'éloigne). Premier investissement qu'on louera ensuite quand on aura besoin de quelque chose de plus grand? Nid semi-définitif-sauf-si-la-situation-professionnelle-évolue-radicalement?

On visite des trucs variés, maison, appart, plus ou moins grands, plus ou moins chers, pour se faire une idée. Mais la question qui se pose, et qui se reposera à chaque fois, c'est "combien de chambres?". On part sur un minimum de deux, une pour nous, une comme bureau. Nickel pour commencer. Mais dans les trucs qu'on visite, il y a souvent des jeunes couples, qui revendent parce que Bébé number Two est en route ou en projet. Parce que pas de jardin pour Bébé number One, c'est quand même dommage, ou parce qu'il faut plus de place pour le laisser jouer.

Et c'est là que ça nous renvoie au "et nous?". Et nous? On veut des enfants? Dans combien de temps? Combien? Et je dois bien avouer que je sèche. Grave.

M. Léludemoncoeur me reproche souvent de me projeter dans l'avenir, de ne pas suffisamment profiter de l'instant présent, genre "Bon alooooooooors, on vient d'arriver dans ce superbe appart pour lequel je te casse les pieds depuis six moiiiiis, si on en cherchait un autre? :-D" Ca le fatigue.

Mais là, sur la question essentielle "t'en veux ou t'en veux pas?", je sèche. Impossible de me projeter dans cinq ans, me voir avec un mioche accroché à ma hanche, ou dans dix ans, avec deux mouflets (après tout, ça a l'air contagieux, quand on en a un, on en veut souvent un deuxième...). Le trou noir, le black-out total.

J'imagine que si j'en veux, je le(s) veux avant 40 ans. Après, ça me semble trop sportif. M. Léludemoncoeur non plus n'a pas envie d'attendre 45-50 ans pour accueillir le divin enfant, donc mettons que ça nous laisse une marge de 5 ans. 5 ans!! Vu comme ça file, c'est après-demain!

Et comme dit M. Léludemoncoeur, ce serait con d'acheter un truc pour redéménager dans cinq ans. L'est plein de bon sens, lui!! L'achat d'une première maison ou d'un appartement commence donc à prendre une tout autre dimension, et ça me collerait presque le vertige.

J'vous avais pas menti: acheter ensemble, c'est au moins aussi engageant que se marier. Pfiou!

mardi 21 septembre 2010

La Banque, c'est bon

Je m'étais dit que ce serait une semaine très très musicale sur ce blog, que j'avais encore envie de vous parler de deux ou trois trucs sur ce thème et puis finalement, on en revient aux bonnes vieilles obsessions du moment:

La quête d'un nouveau chez-nous à plus ou moins court-terme (histoire de pas embêter trop longtemps Papa et Maman Léludemoncoeur et de ne pas tester trop nos limites).

Depuis une dizaine de jours, j'ai repris plus ou moins activement mes recherches du nid idéal. On a enfin pu brainstormer avec M. Léludemoncoeur sur ce qu'on pourrait faire, sur ce qu'on ne veut absolument pas, en gros pas de travaux ni de resto en-dessous de chez nous, pour le reste on n'est pas chiants.

J'ai donc repris mes visites multi-quotidiennes dans le temple virtuel de l'annonce immobilière: immoweb. Je recommence à inonder mes amies et les amies de mes amies de liens en tous genres "et celui-làààààà, t'en penses quoiiiii? Pas maaaaal non?" "Et celle-là, l'a l'air bieeeeen!". Je vous raconte pas comment elles vont pleurer leur mère si un jour je me marie et que je dois choisir une robe (que dis-je! LA robe!).

Au bout de dix jours, j'ai visité un appart et une maison, fait visiter la maison à M. Léludemoncoeur (et cet aprèm l'appart), pris rendez-vous pour visiter encore un autre appart et une autre maison et je suis allée à la Banque.


Aaaaaaah! La Banque... le despote dont dépend notre bonheur incommensurable (ou pas). Le Grand Manitou qui nous prête des sous, qui délie les cordons de la bourse. L'objectif de la visite, hier, était de voir à quel point les cordons seraient déliés. Bon, je l'avais déjà fait il y a quelques mois, mais une petite piqûre de rappel ne fait pas de tort.

En général, je sors de la Banque complètement désespérée, consciente d'être née un ou deux ans trop tard, ou de m'être réveillée deux ans trop tard. Parce que toutes les primes, toutes les aides, tous les prêts intéressants qui auraient pu nous aider les doigts dans le nez... beh c'est fini! Genre fini "oups! ça fait juste trois mois que ça existe plus...". Avant, t'avais pas (beaucoup) d'sous, t'arrivais à la Banque, on te souriait quand même. Maintenant, t'as pas (beaucoup) d'sous - genre "quoi?? Même pas un petit trente mille euros d'économies?? Mais ma bonne dame, faut vous faire aider!" -, on te regarde comme une pouilleuse, avec un petit air de pitié. Et M. Léludemoncoeur et moi ne sommes chômeurs ni l'un ni l'autre, c'est vous dire...

Tout ça, c'était jusqu'à hier, quand la gentille conseillère a pris les choses en main. "J'ai votre âge, je connais ça tout à fait! Je vais vous expliquer comme pour moi...". Pour la première fois, je suis sortie de la Banque avec une idée claire de ce que je peux faire, de comment je peux m'engager (et jusqu'où), je ne crains plus de faire une offre et de me faire traite de timbrée une fois revenue à la Banque. C'est le pied!

Autant vous dire que mon ardeur en est redoublée. Et -qui sait?- peut-être que le jour où on rendra les clés à notre proprio, on saura déjà qu'on en récupérera d'autres -les nôtres!- quelques mois plus tard. Moi, j'y crois!

lundi 20 septembre 2010

Le GSM de seconde main, mais bien quand même

eBay, c'est bien!

Enfin, je dis ça, j'en sais trop rien, en fait. J'évite de trop fréquenter ce lieu de tentations et de perdition pour mon compte en banque (il me remercie à genoux tous les jours) parce que je suis sure qu'après deux enchères, je me prendrais tellement au jeu qu'il ne faudrait plus me parler en fin d'enchère de cette magnifique petite robe vintage ou cette charmante lampe Tiffany sous peine de se voir claquer un "mais laaaaaiiiiiiise-moi tranquiiiiiille!! Tais-toi!! L'enchère se termine!!! OUAIIIIIIS, je l'AIIIIIII!". Non, je crois que ça n'en vaut pas la peine.

Je laisse ça à M. Léludemoncoeur, tellement plus calme et raisonnable dans son comportement d'achat compulsif! Tenez, on n'a que six GSM non-utilisés, à la maison! (plus deux qu'on utilise, on n'est pas des hommes des cavernes, non plus) Attention! Ils sont tous de marques différentes, dénichés sur eBay et décrits par un M. Léludemoncoeur extatique comme ZE dernière trouvaille technologique à avoir sous peine de passer pour un pauvre naze arriéré. Quoi? Non, ya ni iPhone ni Samsung dernier cri, non...

Non. Ya une brique Nokia -le Communicator- présentée comme le plus-génial-téléphone-que-la-terre-ait-porté. D'ailleurs, même Joëlle Milquet en avait un avant de changer pour un truc plus neuf!! Après, ya eu le Mio qui-faisait-aussi-gps et encore toute sorte d'autres téléphones à stylet. Et d'autres commandes de stylets tout seuls, pour remplacer les stylets disparus...

Hormis ces GSM assez impressionnants, M. Léludemoncoeur a aussi acheté des téléphones plus discrets, mais diablement efficaces. Face à mon air d'indifférence résignée, il essaie de me convaincre que celui-là, oui! celui qu'il tient précisément dans sa main, c'est pour la vie, tu vois, parce que celui-là, il a trop tout plein de fonctionnalités trop intéressantes et top géniales pour faciliter le travail!!

Mais quand j'entends la question fatidique "Mademoiselle Léluedemoncoeeeeeuuuuuur? Ca te dirait d'avoir un nouveau téléphoooooooone?", je sais que pour-la-vie vient de se terminer brutalement. Et que je vais hériter* d'un truc customisé et super performant. C'est grâce à M. Léludemoncoeur que j'ai découvert Windows Mobile. Trop génial, hein? Et aussi Qtek. Vous connaissez? Non? Pas étonnant, je dois être la seule de mes 2.000 amis Facebook (bientôt, bientôt...) à avoir un GSM de cette marque...

Auto-portrait au téléphone
Il est trop génial! Avec, on peut aller sur internet, lire des PDF ou des documents texte, envoyer des imèles, écouter de la musique et jouer à Bubble Breaker. Bon ok, moi, je l'utilise surtout pour téléphoner, envoyer des sms et prendre des photos du chat. Mais ça me permet de faire ma pseudo-geek devant des gens qui y connaissent encore moins que moi. C'est aussi un lien entre M. Léludemoncoeur et moi puisque notre carnet d'adresses outlook (enfin, surtout le sien) s'affiche sur nos deux téléphones. Avouez quand même que ce champ des possibles, ça donne le vertige, non? ;-)



J'assume mon côté pas pro du tout :-)


Et vous, vous avez trouvé un objet fétiche sur eBay?

(ceci est une modeste contribution à l'appel à témoins de Chic et pas cher)


*notez, je profite de tout ce dont je peux hériter sans payer bonbon en droits de succession...

mercredi 15 septembre 2010

En attendant le proprio

Putain les gars, je l'ai fait!!!

J'ai désormais un appart presque digne de passer dans le magazine Gaël Maison, ou dans "Réussir son déménagement" (comment ça, ça n'existe pas? Bah faudrait l'inventer! :D), à deux ou trois caisses près. Toutes les pièces sont rangées, la plupart sont propres nickel (l'en reste deux à vraiment nettoyer à fond, mais ça, ce sera pour le déménagement lui-même...). Le chat prend le soleil sur le fauteuil en ronronnant et ça sent bon la soupe.

D'habitude, la tornade ménagère ne souffle que quand on a des invités (ou à peu près, hein, il m'arrive d'avoir envie de m'y mettre juste pour la beauté du geste, mais c'est très rare). On se concentre alors sur les pièces "de vie", celles où les invités ont le plus de chances d'aller (le living/cuisine, la toilette, la salle de bain), en repoussant ce qu'on n'a pas pu ranger dans les pièces où ils n'iront pas, en gros notre chambre et le "grenier".

Résultat? Au bout de trois ans, s'attaquer au-dit grenier demande un courage sans nom. Pour s'attaquer au bordel sans nom. Mais j'ai survécu! A un bon gros passage à la bulle à verre, à deux passages au parc à conteneurs (encombrants, cartons, papiers, zou!), à du bouffage de poussière, à des touffes de poils de chat (je vous ai dit que cette pièce avait été le premier refuge préféré de Pilouchet?). Cette fois, cette pièce a repris figure humaine.

Pendant ce rangement/nettoyage pliée en deux (le grenier est hyper mansardé, le proprio appelle ça une chambre, mais je ne vois pas trop ni comment y mettre un lit, ni comment éviter de s'assommer en se levant le matin, soit), je n'arrêtais pas de me répéter mon nouveau mantra: "dans notre prochain chez-nous, je n'attendrai pas trois ans pour faire du tri! dans notre prochain chez-nous, je n'attendrai pas trois ans pour faire du tri!". Belle promesse d'ivrogne résolution, non?

Mais pourquoi ce branle-bas de combat? Tout simplement parce qu'aujourd'hui, normalement, le proprio doit venir faire une première visite, une sorte -j'imagine- de premier état des lieux officieux, pour nous faire des petites remarques sur un ton définitif genre "ces trous, là, vous allez les reboucher!" et autre "ce mur, repeignez-le!". Pourquoi aujourd'hui? Parce que c'est le jour que nous lui avons proposé dans le recommandé que nous lui avons envoyé, il y a environ une semaine. Mais depuis, c'est le silence radio. Pas un coup de fil rageur, pas une interpellation au milieu de la propriété, et pourtant, il y est venu.

J'en suis arrivée au point où je me demande même s'il l'a reçu, ce recommandé, ou s'il attend qu'il arrive à échéance (sans aller le chercher) pour qu'on le renvoie une deuxième fois (c'est arrivé involontairement dans l'autre sens, c'est pour ça que je le dis, j'suis pas aussi perverse, sinon). Peut-être aussi qu'il se pointera comme une fleur, au moment qui l'arrangera le mieux, sans vraiment crier gare. Là, il est 13h00, je n'ai pas de nouvelles de lui.

Pas grave, me direz-vous, ce qui est fait n'est plus à faire. Certes, mais vous ne connaissez pas (à part ma mère) notre faculté à foutre le boxon à la vitesse V prime... J'avoue aussi que je l'aurais un peu mauvaise d'avoir super mal dormi à cause du stress (j'en ai même eu des palpitations), parce que, je sais pas si vous l'aviez compris, mais l'histoire des deux procrastinateurs, c'est la nôtre. Quoi? C'est vrai? Vous aviez compris? Rhooo, zêtes trop forts! Moi-même j'étais pas sure de m'être comprise :-)

Donc hier fin de journée, c'était encore le brol partout, M. Léludemoncoeur avait trop de travail, ma nuit a donc -à nouveau- été très courte parce que ce matin, évidemment, j'ai turbiné comme une folle. Pas grave, me répéterez-vous, ce soir, tu dormiras comme une souche!

Ah ouais? Cette nuit, mes amis, je travaille...

dimanche 12 septembre 2010

C'est l'histoire de deux procrastinateurs...

Deux procrastinateurs en week-end de quatre jours, pris quasiment exprès pour faire un premier gros rangement de l'appartement qu'ils quitteront dans un mois et demi (ça fiiiiiiiile!!) et pour parler de choses importantes, genre "et en fait, qu'est-ce qu'on fait après? Oùsqu'on va?", rien que ça.

Ces deux procrastinateurs étaient fatiguéééés. C'est pour cette raison qu'ils se levèrent fort dépourvus après trois jours et demi de glande farniente passés à rattraper le temps perdu (aka lire des bouquins et des blogs de filles) (ah oui! et manger du fromage avec des copines en prenant des coups de soleil, aussi).

Dimanche 11h00, c'est un peu la crise. Le bilan est assez maigre. Procrastinateur a ramassé la couche de papiers qui tapissait son bureau, Procrastinatrice est passée derrière parce qu'on avait dit que les papiers, on les reliait, on les mettait pas dans les caisses... Une caisse attend dans un coin du salon d'être emportée vers son futur transitoire. C'est tout. Bordel 40 - Procrastinateurs 1,5.

Procrastinatrice est une vraie de vraie, une pure et dure, mais quand elle décide qu'elle doit s'y mettre, ça fait mal (surtout au dos): elle trie, elle soulève beaucoup de poussière, elle se dit qu'heureusement qu'on déménage tous les trois ans et qu'en fait, le concept de s'installer pour 25 ans est carrément dangereux vu ce qu'ils ont accumulé en trois minuscules années. Ils feraient bien mieux de rester nomades jusqu'au bout, de jeter les bouts de vie (et tous les cartons, djûûûû!) au fur et à mesure. Elle envisage même d'aller se taper sur une brocante avec ses trois verres coca-cola du McDo qu'elle ne veut absolument plus revoir dans son nouveau chez-eux. Mais Procrastinateur dit qu'on aura bien le temps de voir demain, et qu'en plus une brocante pour deux verres, c'est un peu ridicule (et il n'a pas tort, le bougre...)

Il faut attendre trois jours, sept heures et quinze minutes pour que Procrastinateur et Procrastinatrice abordent enfin ZE sujet. "Hum euh, dis euh... si on regardait un peu ensemble sur Immoweb? Plutôt maison ou appart? Quels sont les avantages des uns et des autres?" Enfin Procrastinateur et Procrastinatrice ont la conversation qu'ils auraient pu avoir il y a des mois si... bah oui, s'ils n'étaient pas profondément procrastinateurs. Rien que le fait d'en parler leur donne l'impression d'avoir fait un super grand pas.

Jusqu'à ce que leur regard tombe sur le chat. Cette boule de poils qui en perd tellement que c'est étonnant qu'il en ait encore. "Et lui, on l'emmène? Et s'il est malheureux ensuite? Ce ne sera pas toujours facile pour lui..."

Et rien que de se dire qu'ils pourraient le laisser derrière eux en partant, Procrastinatrice en a le coeur qui se serre. Même si le chat a une haleine de crevette avariée qu'il fait humer dès qu'il fait sa toilette.

Pour Procrastinatrice, la page ne sera certainement pas facile à tourner, mais ça, elle y pensera... demain!

jeudi 9 septembre 2010

Du mal à s'y mettre

J'aurais voulu vous écrire deux billets trop spiritueux (ceux qui vous saoulent vite fait :-) ) aujourd'hui, vous raconter ma vie par petites touches ou à la grosse louche. J'ai une fois de plus survécu aux nuits, je suis en week-end depuis hier 6h30, trop coul, M. Léludemoncoeur est en week-end depuis hier 20h, trop coul aussi. Mais nous, quand on se programme comme ça un petit week-end en duo, c'est pas pour roucouler comme des pigeons, non, c'est pour reprendre le dessus sur le bordel de l'appart. Pour rappel, dans un gros mois et demi, faut que ce soit nickel et vide, ici.

Donc, quatre jours consacrés au rangement et au nettoyage, trop youpie! Sauf qu'il est onze heures vingt-neuf (pfiou, ça a changé pendant que j'écrivais!), que j'ai à peine bu mon café, lu les billets sur Hellocoton, que j'en suis encore à écrire moi-même un billet sans queue ni tête. On a huit mille trucs à faire (divisés par 4 jours, ça fait à peu près deux mille par jour) et des trucs qui s'ajoutent sans cesse et qui n'ont rien à voir avec du ménage ou du rangement.

Procrastinateurs, nous? :-/

samedi 4 septembre 2010

J'ai testé pour vous le GPS qui se perd et vous avec

Hier soir, c'était l'EVJF de mon amie Flo. Quoi? Qu'est-ce qui ya? Pourquoi votre regard devient vague, là, d'un coup? Ouhouu? Ah! Qu'est-ce que c'est un EVJF?? Un Enterrement de Vie de Jeune Fille, pardi! Un brûlage de culotte quoi. Rhoo, oui, je sais, c'est pénible cette influence omniprésente de la blogosphère française... On en perd son vocabulaire de base... (torchons, abribus, septante, nonante, ouf! ça va!)

Je disais donc, hier Flo brûlait sa culotte. A Bruxelles. On avait convenu d'aller boire des cocktails chez Roxi (dans le quartier du Châtelain) où ils font le meilleur daïquiri de toute la Belgique, puis de continuer cette ambiance tropicale caliente caliente au Havana Club pour manger des fajitas puis shaker notre booty sur des rythmes latinos (wooowooohooohooo). Et moi, j'ai décidé de faire un truc folaïe de la laïfe: prendre la voiture pour y aller.

N'étant pas Brussels native, je ne suis pas née avec une carte de Bruxelles dans la tête (par contre, le reste de la Belgique, je situe plus ou moins, moi huhu). Donc on me dit "le Havana Club, c'est rue de l'Epée", je réponds juste "han han" avant de filer voir sur gougueule et ses maps. En général, ça me suffit. Je visualise plus ou moins l'endroit (parfois moins que plus, au désespoir de M. Léludemoncoeur que j'appelle trois fois en disant "et donc après, je dois tourner à gauche, c'est ça?") et puis je me lance témérairement.

Sauf qu'ici, maintenant, M. Léludemoncoeur a acheté un vrai GPS indépendant de son smartphone. Je me suis dit que j'allais l'étrenner, après tout, ya pas de raison qu'il se dessèche dans la boîte à gants.

Au début, j'ai suivi aveuglément ses instructions, mais elles étaient plutôt bonnes. Il est didactique, en plus. Quand tu dois rester sur la file de gauche, il te visualise toutes les bandes et te met une flèche verte sur celle où tu dois rester. Des fois que tu confondrais ta gauche et ta droite. Pratique non? :-)

Bon, il avait pas prévu qu'à 18h, ça bouchonne toujours à Hal. Résultat: le temps de parcours s'allonge un peu (bah oui, quand tu fait 500 mètres en 10 minutes, difficile de faire autrement), mais c'est pas grave, je suis partie largement à temps.

Là où je commence vraiment à avoir besoin de la douce voix du GPS, c'est en entrant dans Bruxelles, quand je sais qu'il ne reste que quelques kilomètres, mais quels kilomètres! La déviation de l'avenue Fonsny (toujours effondrée) et puis l'arrivée jusqu'à la rue de l'Epée, dans les Marolles.

Est-ce le fait que je ne l'avais pas habitué à contester ses ordres? Est-ce le passage sous le pont du chemin de fer? Toujours est-il que dès que j'ai continué tout droit au lieu de tourner à gauche comme le demandait mécaniquement la madame, il a tourné sot. Il a commencé à me faire glisser sur des pâtés de maison, nier les rues où je me trouvais, me dire trop tard de tourner dans telle ou telle rue, me conseiller de tourner dans une rue en sens interdit.

Je ne vous raconte pas le drame dans la voiture, avec une Sophie chauffée à blanc.

Lui: "A 80 mètres, tournez à gaauuuche"

Moi: "Mais je peux paaaaaaaas tourner à gauche bordel!!! En plus ce connard, là, qui veut traverser!! Allez, grouille-toi, ouais, c'est ça, dégage!!"

Lui: "changement d'itinéraire en cours"

Moi: "Mais je fais QUOI moi maintenant??? Tu connais pas Saint-Gilles ou quoi??? Bon, je m'en fous, je prends les routes que je connais!!"

Un SMS vengeur plus tard à M. Léludemoncoeur ("TON GPS, c'est de la merde!!!") (oui, au volant, je sais, pas bien), j'arrive enfin dans les Marolles, puis place du Jeu de balles, avant un nouveau tour près de la Porte de Hal et l'arrivée rue Haute. Enfin je me gare, prête à tuer le premier qui me fera un sourire. Il est 19h10, je suis partie à 17h40 d'un endroit situé une trentaine de kilomètres plus loin. Je ne suis pas encore arrivée au lieu de rendez-vous rue du Bailli.

Je n'avais pas fait de stepper hier, finalement, ça n'a pas été nécessaire. Grâce au GPS-qui-déconne et à une conductrice de tram pas très serviable (elle m'est partie sous le nez sans me jeter un regard), j'ai piqué des sprints des Marolles au rond-point Louise.

Mais je suis arrivée pile en même temps que la brûleuse de culotte. La fête pouvait commencer.

jeudi 2 septembre 2010

Gmail évolue, mais pas pour tout le monde

La vie est super mal faite. Surtout la vie de la boîte mail. Tenez, à la maison, on est tous les deux des gmail-convaincus. Moi pour le chat (celui oùsqu'on peut parler, pas celui qui perd ses milliards de poils) et la facilité d'utilisation, M. Léludemoncoeur pour la capacité (qu'il est quand même arrivé à dépasser, hein, faut pas croire) et tout le reste.

Gmail, c'est bieeeeeen. Ca fait moins kikoolol qu'une adresse hotmail, moins ado quoi. On peut même l'utiliser pour ses contacts pros sans passer pour un branque fini. Et en plus, ça évolue tout seul. Suffit d'activer le google labs et on peut ajouter plein de chouettes fonctionnalités, toutes plus (in)utiles les unes que les autres. Par exemple, l'annulation de l'envoi du message, si on se rend compte qu'on a envoyé à son boss le mail destiné à sa meilleure amie et dans lequel on casse ledit boss (Gmail 1 - acte manqué 0). On peut aussi, dans la même veine, faire en sorte que gmail nous propose un problème de math à résoudre, quand on envoie un mail en pleine nuit, pour vérifier qu'on ne l'envoie pas complètement torché. Sympa non?

Bon, tout ça, c'est pas neuf. Mais moi, ce matin, en ouvrant ma boîte, j'avais un nouvel onglet intitulé "boîte gmail prioritaire bêta" (toi-même!). Keskecé, me suis-je dit. Bon d'habitude, ce n'est pas le genre de trucs qui me fait grimper aux rideaux de curiosité. La technologie j'aime bien, mais surtout quand M. Léludemoncoeur a déjà testé pour moi. Je sais, je ne suis pas vraiment une aventurière du web et de la geekerie, honte à moi.

Mais là, j'ai regardé la fort bien faite vidéo d'explication et puis j'ai alerté M. Léludemoncoeur. "Oooooh! M. Léludemoncoeur!!", que j'y ai dit. "Ya un truc qui va vachement t'intéresser, et t'aider!! Regarde le petit onglet "boîte gmail prioritaire!! Mais siiiii, sur le dessus, à côté du Labs!! Mais alleeeez, tu vois pas??"

Eh non! M. Léludemoncoeur, l'homme aux 400 mails par jour (reçus, hein, pas envoyés, tu penses), celui qui ne distingue même plus mes mails à moi dans la masse de communiqués, de correspondance, de textes (c'est pourtant pas faute de lui en envoyer!) n'a pas la boîte prioritaire en version bêta... Alors que moi, la version bêta de M. Léludemoncoeur (des newsletters de Flair, promod, cuisineaz.com et autres notifications Facebook), je l'ai...

La vie googlienne est donc vraiment trop injuste. Et contrairement à la foudre, les versions bêta de gmail ne frappent jamais deux fois au même endroit!