Non, mais ce qui est fou, c'est ces huit ans, là. Ok, un mec, ça capte pas super bien les signaux. Tu peux passer vingt fois exprès entre lui et la télé dans l'espoir qu'il remarque ta nouvelle coupe de cheveux (quand t'as décidé de passer du super long à l'ultra court), il voit pas. Ou il tilte 4 jours après ("t'as changé quelque chose, non?"). Tu lances des signaux de moins en moins discrets ("regarde mon amour, le beau dîner que je t'ai préparé, hein que je suis une fille à marier? hihi") voire carrément pieds-dans-le-plat-avec-des-sabots-de-gille ("oooooooOoooOooooooOh! Regaaaaaaarde cette mââââgnifique robe de mariée!! Je me verrais bien dedans, tiens!"). Et l'homme lève à peine le nez, ou le sourcil, bref vous trouve juste bizarre au lieu de tomber à genoux pour vous faire sa demande.
Eh bien Waitie Katie (la Katie qui attend, charmant surnom trouvé par la bonne presse britannique) ça a sans doute dû être pareil, en pire. Oui, parce qu'elle attendait avec une armée de paparazzi collés à ses basques qu'un type ayant reçu une éducation anglaise stricte, dont la grand-mère -ça n'arrange rien- est un peu reine d'Angleterre, dont le père (du type, pas de la grand-mère, suis un peu...) a épousé une femme tout en jurant à une autre qu'il n'aimait qu'elle (et il a fini par l'épouser aussi, du reste, pfiou!! quelle famille!), que ce type, donc, se décide enfin à demander la permission à tout le monde (sa grand-mère, il est obligé, le gouvernement britannique aussi, et le père de Katie, c'était par politesse british) pour lui demander sa main. On serait impatientée à moins, non?
Mais non, Katie se présente aux journalistes, bien coiffée, souriante, et jouant avec le gros saphir à son doigt. Elle retire William du marché des "rêves pour midinettes de moins de
Non, je ne lui en veux pas. Je la trouve même très courageuse et franchement profonde, cette Kate. Parce qu'en huit ans, le Will, il a eu le temps de mûrir, de changer. Et on voit très bien à sa calvitie naissante que dans vingt ans, il ressemblera plus à son père et ses oncles qu'à sa mère. Rien que pour ça, Kate, chapeau!
(PS: Will fait preuve d'un sens pratique frisant la radinerie: il a donc piqué la bague de fiançailles de sa mère pour l'offrir à sa dulcinée, et ne devra sans doute rien dépenser en déco pour la salle de mariage... vu que les parents de ladite dulcinée ont fait fortune dans le matériel de fêtes et les cotillons! Fortiche, le Will!)






