mercredi 17 novembre 2010

Tout vient à point à qui sait attendre

Huit ans!! Il a fallu huit ans pour que Kate arrive enfin à se faire passer la bague de fiançailles au doigt! Et encore, c'est une bague de récup', il a même pas dépensé des milliers de sous. Enfin, Kate se consolera en se disant que c'est vintage, sans doute.

Non, mais ce qui est fou, c'est ces huit ans, là. Ok, un mec, ça capte pas super bien les signaux. Tu peux passer vingt fois exprès entre lui et la télé dans l'espoir qu'il remarque ta nouvelle coupe de cheveux (quand t'as décidé de passer du super long à l'ultra court), il voit pas. Ou il tilte 4 jours après ("t'as changé quelque chose, non?"). Tu lances des signaux de moins en moins discrets ("regarde mon amour, le beau dîner que je t'ai préparé, hein que je suis une fille à marier? hihi") voire carrément pieds-dans-le-plat-avec-des-sabots-de-gille ("oooooooOoooOooooooOh! Regaaaaaaarde cette mââââgnifique robe de mariée!! Je me verrais bien dedans, tiens!"). Et l'homme lève à peine le nez, ou le sourcil, bref vous trouve juste bizarre au lieu de tomber à genoux pour vous faire sa demande.

Eh bien Waitie Katie (la Katie qui attend, charmant surnom trouvé par la bonne presse britannique) ça a sans doute dû être pareil, en pire. Oui, parce qu'elle attendait avec une armée de paparazzi collés à ses basques qu'un type ayant reçu une éducation anglaise stricte, dont la grand-mère -ça n'arrange rien- est un peu reine d'Angleterre, dont le père (du type, pas de la grand-mère, suis un peu...) a épousé une femme tout en jurant à une autre qu'il n'aimait qu'elle (et il a fini par l'épouser aussi, du reste, pfiou!! quelle famille!), que ce type, donc, se décide enfin à demander la permission à tout le monde (sa grand-mère, il est obligé, le gouvernement britannique aussi, et le père de Katie, c'était par politesse british) pour lui demander sa main. On serait impatientée à moins, non?

Mais non, Katie se présente aux journalistes, bien coiffée, souriante, et jouant avec le gros saphir à son doigt. Elle retire William du marché des "rêves pour midinettes de moins de 50 40 37 ans", et j'arrive même pas à lui en vouloir... Moi qui avais pourtant posé ma candidature il y a trois ans et demi, lors d'une des ruptures de Kate & Will.

Non, je ne lui en veux pas. Je la trouve même très courageuse et franchement profonde, cette Kate. Parce qu'en huit ans, le Will, il a eu le temps de mûrir, de changer. Et on voit très bien à sa calvitie naissante que dans vingt ans, il ressemblera plus à son père et ses oncles qu'à sa mère. Rien que pour ça, Kate, chapeau!



(PS: Will fait preuve d'un sens pratique frisant la radinerie: il a donc piqué la bague de fiançailles de sa mère pour l'offrir à sa dulcinée, et ne devra sans doute rien dépenser en déco pour la salle de mariage... vu que les parents de ladite dulcinée ont fait fortune dans le matériel de fêtes et les cotillons! Fortiche, le Will!)

mardi 16 novembre 2010

Où le schtroumpf troque ses lunettes contre des bras croisés

Moi, j'aime pas le mardi. Enfin, j'aime pas ce mardi-ci. Ni celui de la semaine dernière, d'ailleurs. Donc j'aime pas le mardi. En plus, ya même pas de soleil.

Je suis affectée à l'information économique cette semaine et ça me déprime. Cette violence sociale, les entreprises cow-boys qui virent sans consulter, ces bras-de-fer stériles, ces résultats d'entreprise à répercuter me mettent les nerfs à vif.

Je sens la mauvaise humeur m'envahir petit à petit sans pouvoir tout à fait la refouler. J'en deviendrais presque désagréable avec les collègues et mes remparts contre les râleries de certains commencent à se fissurer.

J'ai envie de ressortir mes aiguilles pour me tricoter une écharpe toute douce et super longue, mais aucune laine ne me plaît.

J'ai envie de décorations lumineuses de Noël tellement kitsch qu'elles me feraient rire, j'ai envie de compenser la nuit et le froid par des promesses de fête.

Allez, pour tenir le coup et faire le plein de vitamines (mais pas que), voici une petite recette testée ce week-end chez mon papa: la macédoine d'agrumes

- prenez quelques mandarines, un pamplemousse et quelques oranges (ça dépend de la quantité que vous voulez préparer ;-) )
- pelez les fruits à vif et coupez-les en petits morceaux. Mélangez-les
- arrosez d'un "sloutch" de rhum (c'est un dessert, pas un cocktail) et de jus de citron (frais pressé, par exemple)
- saupoudrez d'un peu de sucre pour casser l'acidité des agrumes

Et puis...

Dégustez!

Si le rhum est bon et bien parfumé, ce dessert devient vraiment magique. Servez-les à des invités qui restent dormir chez vous, comme ça ils pourront vider leur coupelle jusqu'à la dernière goutte ;-)

lundi 15 novembre 2010

Chez nous, on n'est pas mou du cougnou

Ce week-end, mon père a officiellement lancé la saison du cougnou. Ca faisait quelques jours que l'envie me titillait d'aller repêcher la recette familiale dans ma boîte mail (ma version papier étant enfouie dans une caisse anonyme, les chances de la retrouver rapidement frisent le zéro absolu), tout en me raisonnant: "tout-vient-à point-à-qui-sait-attendre". Et mon impatience a payé: le 14 novembre, j'ai goûté mes premières tranches de cougnou de l'année.


Pour les Françaises perplexes et les habitants incultes de la Région du Centre, le cougnou n'est pas une spécialité africaine douteuse consistant en des couilles de gnou, non non non. Il s'agit d'une sorte de pain brioché au sucre et aux raisins secs (ou pas, si affinités). Que dire, sinon que c'est bon à mourir et que les fesses pleurent toute seules après d'avoir doublé de volume? Ce que ça a de plus qu'une bête brioche? Ben on le prépare juste en période de Noël.

(Petite parenthèse parce que je sais pertinemment qu'en lisant les lignes ci-dessus, certains lecteurs se sont écrié: "mais on dit une cougnolle, pas un cougnou, elle sait pas ce qu'elle dit, celle-là!", non, on ne dit pas une cougnolle, en tout cas pas pour les pâtisseries préparés de nos blanches mains à mon papa et moi: c'est du cougnou, point à la ligne)


Le cougnou, c'est ma madeleine à moi, ça me ramène 15 ans en arrière, quand on tannait mon père en lui tournant autour pour qu'il daigne se mettre à la tâche. Ca ne marchait pas chaque année, ça ne marchait parfois qu'une fois par an (alors qu'à cinq filles -oui, cinq filles- le cougnou disparaissait avant même d'avoir eu le temps de dire miam!), mais quand il en faisait... mmmmmh! quel régal! J'en ai gardé l'idée que faire du cougnou, c'est forcément ardu et qu'il faut dégager une demi-journée au moins pour s'y mettre.

Et puis l'an dernier, je me suis attaquée au monstre sacré -le cougnou, pas mon père. J'en ai fait, refait et rerefait, jusqu'à ce que mes fesses crient "grasse!". Le sucre perlé, faut dire, ce serait sans doute plus inoffensif en collier. Mais quel plaisir de croquer dans cette brioche "mouillée" par le sucre... J'en fonds!

Allez, je m'y remets et puis, promis, je vous publierai photos et recette! :-)

vendredi 12 novembre 2010

Coïtus interruptus version 3 Suisses

Quand il s'agit de se mettre dans les meilleurs conditions pour succomber à la tentation, je suis une championne. Décidée à faire des économies? Boah! C'est pas un mini-tour innocent sur le site de Comptoir des cotonniers qui va nous tuer. En plus ils font 40%! Oh! Mais c'est géniaaaaaaal! C'est même plus si cher! On peut acheter plus pour le prix d'une seule pièce. Et là, clac! La carte de banque soupire, elle retourne once again au charbon. Bravo!

Une fois le colis reçu, je jurai, un peu tard, qu'on ne m'y prendrait plus, que je serais forte. Et j'ai réussi! Je suis passée sur le site de Mango outlet (découvert via le blog de Lorena) et je n'ai même pas acheté les mocassins de Pocahontas sur lesquels j'avais pourtant craqué en magasin. Malgré la forte réduction. Vous voyez un peu la force d'esprit?

Et puis, évidemment, je suis tombée sur le catalogue 3Suisses chez les parents Léludemoncoeur. Je feuillette -par curiosité intellectuelle, cela va sans dire, après tout, je n'ai besoin de rien (mais envie de tout, aaaaah!)- et je repère quelques menues breloques qui me paraissent jolies. Trois fois rien, hein! (juste une paire de chaussures -ou deux, ou trois-, quelques T-Shirts et deux ou trois robes, rien de plus)

Par curiosité intellectuelle toujours (elle est insatiable!), je file voir sur le site. Et là, la page m'accueille avec un "jusqu'à -70% sur une série d'articles". Arghl. Vérification faite, la paire de bottes est soldée.


Mmmmmppppfffff! mmmmmppppffff!



Il faut toute ma concentration et tout mon self-control (et l'écriture d'un billet blog) pour ne pas craquer, mais dès le billet publié, bam! je clique sur "ajouter à mon panier". Evidemment, l'euphorie me gagne, tous les articles que j'avais repérés dans le catalogue sont en promo. Et vas-y que ma calculette mentale se met en route à la vitesse grand V. "Plus trop cher" + "pas cher du tout" + "pas cher" = "je m'en fous, de toute façon je paie plus de loyer...". Je clique, je reclique, je soupire, c'est trop de bonheur d'un coup. Et j'arrive à l'étape "valider mon panier".

Avec un sourire béat et satisfait du travail accompli, je passe en revue mes futurs achats.




QUOI??? Bottes "disponibles sous six semaines", qu'il me dit, le site. Un rapide calcul (je suis très forte, et en plus google agenda est mon ami) m'apprend que dans six semaines... c'est Noël! Ajoute dix jours et c'est les soldes. Si ça tombe, il aura déjà neigé et gelé à pierre fendre d'ici là et "mes" bottes arriveront toutes seules comme la cavalerie d'Offenbach, genre "on a raté quelque chose?".

Autant dire que j'ai dégrisé en trente secondes, descente en (sur)piqué. 3 Suisses, je crois que notre histoire d'un soir vient de se terminer avant d'avoir (vraiment) commencé...

jeudi 11 novembre 2010

Cachez ce sein que... (mais si possible dans de la belle dentelle)

Dès que j'ai reçu l'invitation de Marie à assister à la présentation de la collection printemps-été d'une collection de lingerie, une seule question m'a taraudée: comment allais-je bien pouvoir m'habiller? Qu'allais-je porter pour avoir l'air classe sans en faire trop, mode tout en restant moi-même (et en composant avec ma garde-robe)? J'ai retourné le problème dans tous les sens, dès que j'avais une minute pour y penser. On a atteint des pics d'intensité dramatique ces derniers jours, dans la voiture qui m'emmenait au boulot ou me ramenait à mon lit (dodooooo), mon logiciel mental passant en revue tous les hauts, les associant avec tous les pantalons et jupes de ma garde-robe, tentant de visualiser l'effet global de la tenue ainsi produite.

Il y a cependant un élément qui n'est jamais entré en ligne de compte pendant cette période d'intense réflexion: le choix des sous-vêtements. Ca ne m'intéresse pas, en vérité. Comme je le disais dans mon billet d'hier, j'aime qu'ils soient fonctionnels+. Il faut qu'ils se fondent dans la tenue, qu'ils fassent leur office (soutenir, par exemple) discrètement, sans se mettre en avant.

Vous comprenez un peu mieux pourquoi je rigolais doucement que la marque ait jugé que je pouvais correspondre à son image, moi la fille qui n'a jamais dépensé plus de 40 euros pour un ensemble de lingerie.

Mais une fois sur place, la gentille Lien (prononcer Lîîîne, pour les Françaises ;-) ) m'a expliqué que les marques Marie-Jo et Prima Donna sont justement intéressantes pour des filles/femmes comme moi. Le genre de filles/femmes qui sont toujours obligées d'aller vérifier sur l'étiquette de leur soutif pour s'en rappeler la taille. De celles qui porteraient un soutien inadapté simplement par ignorance, parce que personne ne les a jamais vraiment prises en main (elles, hein, pas leurs seins!). Et Lien de m'expliquer que Prima Donna, par exemple, propose une infinité de types de soutiens-gorges ("petits" bonnets/grand tour de poitrine, petit tour de poitrine/grand bonnet, et variez là-dessus).

Sur des portants se trouvent les collections printemps-été 2011 de Prima Donna, Prima Donna Twist, Marie-Jo et Marie-Jo l'Aventure et quelques modèles de la collection automne-hiver 2010. Des jeunes femmes viennent également présenter des ensembles de lingerie, parce qu'effectivement, ça donne mieux sur elles que sur les cintres. Et un ensemble qui paraissait bof bof sur son cintre prend... du relief une fois porté, c'est indéniable.

Lien nous propose aussi de faire le (fameux) test "une poitrine généreuse, fardeau ou cadeau?". Ce qui est bien c'est que vous pouvez le faire aussi et, peut-être, gagner un an de lingerie. Perso, je suis la "reine du compromis" (c'est pas moi qui le dis, hein, M. Léludemoncoeur, c'est le test!), à mi-chemin entre la fille fière de ses nibards et qui se baladerait bien en sous-vêtements sexy toute la journée (sans rien d'autre) et la fille complexée qui porte des sous-vêtements parce qu'il faut bien mais voûte les épaules pour pas qu'on voie son bonnet C. C'est l'effet "fonctionnel+", je suppose ;-)


Reste un tout gros gloups: Le prix de ces parures (rien que le mot est révélateur). Evidemment, c'est quasiment du sur-mesure, ça s'adapte à toutes les morphologies. Marie-Jo est même qualifiée de "haute-lingerie". Mais 75 euros pour un soutien-gorge, 35 euros pour un tanga, voire 199 euros pour un corsage (suuuuuuper joli par ailleurs), j'en déglutis avec quelque difficulté. Parce qu'une fois votre parure (chèrement) acquise, il vous faut encore vous habiller (surtout en cette période, si on ne veut pas prendre froid). Et on ne couvre pas une parure à 240 euros d'un pantalon en synthétique acheté chez Wibra, n'est-ce pas? On investit dans de la belle pièce en belle matière, du cachemire, de la soie, de la dentelle (du Comptoir des cotonniers, quoi :-) ). Après tout, quand on veut être aimée, on ne compte pas.



Résumé:
Pourquoi j'achèterais des parures:
- C'est très très joli, vraiment de belles coupes, de beaux modèles
- C'est belge et ça mérite d'avoir... tout mon soutien
- Pour trouver le modèle et la taille qui me conviennent vraiment


Pourquoi j'hésiterais à en acheter:
- Ca reste cher (psychologiquement, j'ai du mal)
- La plupart des modèles commencent au bonnet C et, à moins que je me fourvoie totalement, je ne l'atteins pas tout à fait (zêtes déçus, hein? :-) )


Edit de 15h55: petit sondage sur le côté, rien à gagner, c'est juste pour le fun :-)

mercredi 10 novembre 2010

On tourne en rondeurs

A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai en train de fouler négligemment un tapis rouge menant à un événement VIP pour blogueuses triées sur le volet. Oui, rien que ça. J'avoue que quand j'ai reçu l'invitation en message privé sur Facebook, j'ai regardé derrière mon épaule, pour voir si par hasard, une blogueuse influente-modeuse avertie-trop hip (oui, parce qu'en vrai, hype, ça n'existe pas, en anglais, faut dire hip) ne s'y cachait pas, des fois que c'était à elle que le message s'adressait, mais non. Dans ma chambre, yavait que moi. Et M. Léludemoncoeur.

Sauf qu'il a pas de blog. Et pas de seins, non plus, et c'est super important. Car la marque qui nous présente sa collection printemps/été 2011 est, vous l'avez deviné, une marque de lingerie.

Dans l'invit', Marie, qui sait murmurer à l'oreille des blogueuses, nous confie donc que la marque a écumé la blogosphère belge et est tombée en arrêt devant cinq blogs, dont celui-ci, qui lui semblent correspondre à son image.

Moi, ça me fait rigoler doucement parce que la lingerie, c'est un peu la seule partie "vêtements" qui ne me fait jamais tourner la tête. J'aime les jolies choses, certes, mais je n'ai jamais investi dans un ensemble de marque ou quoi que ce soit. Ca doit être fonctionnel+, c'est-à-dire que je proscris quand même les culottes de mémères, mais pour le reste... H&M, Hunkemöller et Dod Lingerie recueillent les maigres fruits de mon indifférence.

MAIS je suis une fille curieuse, et jamais contre l'idée de me faire changer d'opinion. Donc lingerie et tapis rouge, me voilà!

Autre indice que nous collons bien à l'image de la marque: on nous proposera un test intitulé "une grosse poitrine, une horreur ou un cadeau".

Alors là, je suis scotchée... Une marque qui sait mesurer un tour de poitrine à vue d'écriture rondement menée, moi, je dis bonnet! Euh pardon, chapeau!

mardi 9 novembre 2010

L'empathie, c'est pas confortable

Je suis une petite chose fragile et sensible. Je suis incapable de regarder de la violence intentionnelle à la télé. Je suis incapable de revoir le moment où les vertèbres de la Million dollar Baby craquent sur le coin d'un tabouret, parce que je SAIS que ça va craquer, et que ça fait mal. Ma capacité d'identification frôle le 100%, je deviens physiquement mal. J'ai du mal avec la cruauté gratuite et intentionnelle.

C'est pour ça que je n'aime pas la télé-réalité. Ou une certaine télé-réalité. Ou certains côtés d'une certaine télé-réalité. Je vous ai parlé l'autre jour de la méchanceté stratégique de candidats du Dîner presque parfait. Pris par la volonté de gagner, ils n'hésitent pas à casser les autres, quitte à être grossiers et à pousser de hauts "beurk!" sitôt la première bouchée goûtée.

Mais les plus cruelles, pour moi, ce sont ces émissions où des candidats doivent s'impliquer pour réussir une "mission" (conquérir le coeur d'un fermier, ou devenir le meilleur cuisinier amateur de France, par exemple) et où quelqu'un (le fermier ou le jury, par exemple) doit éliminer une ou plusieurs personnes. Et lance: "T'es vraiment quelqu'un de bien, mais je t'élimine. Et j'espère que ça ne changera rien entre nous et qu'on restera amis!"

Allez, c'est vrai qu'en théorie, il n'y a pas de quoi fouetter une vache (ou une crème, ça dépend de l'émission). Des choix douloureux, ça fait partie de la vie. Des séparations, des "je préfère qu'on reste copains" aussi. Des "désolé(e), la place est prise par l'autre candidat", c'est pas agréable, mais ça arrive, encore et toujours. Sauf qu'en général, il n'y a pas de caméras de télévision braquées en gros plan sur la tête du vaincu pour humer la moindre émotion.

Vous me direz: ils le savaient avant de commencer, qu'ils risquaient de se prendre un vent face cam', c'est pas comme si on leur avait menti sur la marchandise. C'est vrai, totalement vrai. Mais moi, je ne peux pas m'empêcher d'avoir le coeur qui se serre face à ça, face à cette cruauté qui devrait rester intime.

Si trouver une femme pour un agriculteur ou faire d'un bon cuisinier amateur a quelque chose d'artificiel, la déception, elle, ne l'est jamais. Même devant des caméras. Ca devrait faire l'objet d'une nouvelle télé-ralité, tiens. On appellerait ça Intolerable Cruelty.